Bureau du Conseiller spécial pour la prévention du génocide

Déclaration des Conseillers spéciaux du Secrétaire général de l’ONU pour la prévention du génocide, Francis Deng, et pour la responsabilité de protéger, Edward Luck, sur la pertinence pour le monde contemporain de l’engagement de prévenir le génocide et les crimes connexes

New York – 9 décembre 2011

Les Conseillers spéciaux pour la prévention du génocide et pour la responsabilité de protéger rappellent aux États la pertinence pour le monde contemporain de la Convention sur la prévention et la répression du crime de génocide.

« Nombre des conflits qui se sont déclenchés au cours de l’année écoulée ont pour origine des griefs et des inégalités de longue date entre groupes nationaux, ethniques, raciaux ou religieux, les groupes qui sont protégés par la Convention contre le génocide », a souligné M. Deng.

Il est indispensable, si l’on veut sauver des vies et édifier des sociétés fondées sur la tolérance et l’équité dans lesquelles les droits de l’homme sont respectés et tous les citoyens peuvent participer sur un pied d’égalité, de remédier à ces inégalités en engageant très tôt et de manière soutenue des actions visant à empêcher toute escalade des tensions entre groupes.

« La Convention de 1948 consacrait au départ l’engagement de protéger les populations vulnérables du monde entier contre les massacres à grande échelle.

Aujourd’hui, pierre angulaire du concept qu’incarne le principe de la responsabilité de protéger, cet engagement est plus accepté et plus pertinent que jamais », a déclaré M. Luck.

Dans le Document final du Sommet mondial de 2005, les États Membres ont pris un engagement clair et sans équivoque de protéger toutes les populations en prévenant le génocide, les crimes de guerre, le nettoyage ethnique et les crimes contre l’humanité, ainsi que l’incitation à commettre ces crimes.

« Nous demandons aux États Membres, aux organisations régionales et sous-régionales, à la société civile et aux organismes des Nations Unies d’œuvrer ensemble pour prévenir, à titre prioritaire, le génocide et les autres crimes odieux », ont plaidé les Conseillers spéciaux. « Ce faisant, nous démontrerons notre humanité commune, nos valeurs fondamentales et notre détermination collective et individuelle à ne pas répéter les erreurs du passé. »