Bureau du Conseiller spécial pour la prévention du génocide

Mission

Le Conseiller spécial pour la prévention du génocide est chargé d’informer sur les causes et les mécanismes du génocide, d’alerter les intervenants lorsqu’il y a risque et de faire prendre les mesures qui s’imposent.

Le Conseiller spécial pour la responsabilité de protéger est chargé d’approfondir les aspects théoriques, politiques, institutionnels et opérationnels de la responsabilité de protéger.

Les mandats des deux conseillers spéciaux sont distincts mais complémentaires. Le Bureau conjoint a notamment pour fonction d’alerter les intervenants en cas de risque de génocide, de crime de guerre, de nettoyage ethnique et de crime contre l’humanité, de renforcer les moyens dont dispose le système des Nations Unies pour prévenir ces crimes, y compris prévenir l’incitation, et de s’y préparer mieux, en collaboration avec les États Membres, les organisations régionales et sous-régionales et les associations civiles.

Prévention du génocide

Adama Dieng
Adama Dieng, Conseiller spécial pour la
prévention du génocide
(Photo ONU/Rick Bajornas)

En 2004, à la suite des violents génocides commis au Rwanda et dans les Balkans, Kofi Annan, alors Secrétaire général de l’ONU, a nommé Juan Méndez Conseiller spécial afin de combler les lacunes d’un système international qui n’a rien pu faire pour empêcher ces tragédies.

En 2007, Ban Ki-moon, le Secrétaire général, a nommé à ce poste M. Francis M. Deng, avec rang de secrétaire général adjoint exerçant ses fonctions à plein temps. Les deux conseillers spéciaux Francis Deng et Edward Luck ont mis fin à leurs missions auprès du Bureau en juillet 2012.

Le 17 Juillet 2012, le Secrétaire général Ban Ki-moon a nommé Adama Dieng, du Sénégal, comme son Conseiller spécial sur la prévention du génocide.

Dans une lettre qu’il a adressée en 2004 au Président du Conseil de sécurité [S/2004/567], le Secrétaire général a énoncé les responsabilités du Conseiller spécial pour la prévention du génocide, à savoir :

Responsabilité de protéger

Jennifer Welsh
La Conseillère spéciale Jennifer Welsh lors
du dialogue informel et interactif de l'Assemblée
générale, le 11 septembre 2013 ( Photo ONU/Paulo Filgueiras)

Au Sommet mondial de 2005, les chefs d’État et de gouvernement ont unanimement affirmé que « c’[était] à chaque État qu’il incomb[ait] de protéger ses populations du génocide, des crimes de guerre, du nettoyage ethnique et des crimes contre l’humanité ». Ils sont convenus que, lorsqu’il y aurait lieu, la communauté internationale aiderait les États à s’acquitter de cette responsabilité en renforçant leurs capacités avant que les crises et les conflits n’éclatent.

Toutefois, lorsqu’un État « n’assure[rait] manifestement pas » la protection de ses populations contre les quatre crimes visés, la communauté internationale devrait être prête à mener une action collective par l’entremise du Conseil de sécurité, conformément à la Charte des Nations Unies.

Dans une lettre qu’il a adressée en 2007 au Président du Conseil de sécurité (S/2007/721 ), le Secrétaire général a souligné qu’il existait un lien entre les atrocités à grande échelle et les menaces contre la paix et la sécurité. Dans cette lettre comme dans le rapport présenté en 2010 par le Secrétaire général sous le titre « Alerte rapide, évaluation et responsabilité de protéger » (A/64/684), le Conseiller spécial pour la responsabilité de protéger a été chargé de préciser et d’approfondir la notion de poursuivre le dialogue politique engagé avec les États Membres et les autres parties intéressées sur ce qu’il fallait faire pour la mettre en œuvre.

Par souci d’efficacité, le Conseiller spécial doit également rechercher avec son collègue de la prévention du génocide les complémentarités opérationnelles de leurs attributions dans le système des Nations Unies et en dehors.

Entretiens avec les Conseillers spéciaux sur la prévention du génocide et autres crimes

Entretien avec le Conseiller spécial Francis Deng sur l'identification du génocide

L'ancien Conseiller spécial Francis Deng sur l'identification du génocide.

Entreiten avec le Conseiller spécial Edward Luck sur la responsabilité de protéger.

L'ancien Conseiller spécial Edward Luck sur la responsabilité de protéger.

Entretien avec les Conseillers spéciaux

Les anciensConseillers spéciaux Edward Luck et Francis Deng