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Historique

Agissant conformément aux recommandations du Secrétaire général, le Conseil de sécurité a adopté résolution 1528 (2004) PDF du 27 février 2004, qui met en place l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) pour une durée initiale de 12 mois à compter du 4 avril 2004. Le mandat de la petite mission politique dénommée la Mission des Nations Unies en Côte d’Ivoire (MINUCI), a pris fin à la même date. Conformément à la demande du Conseil, le Secrétaire général a, à cette date, transféré l’autorité de la MINUCI et des forces de la CEDEAO à l’ONUCI.

L’objectif de l’ONUCI est de faciliter la mise en œuvre, par les parties ivoiriennes, de l’accord de paix qu’elles ont signé en janvier 2003 et qui visait à mettre un terme à la guerre civile ivoirienne. Son mandat a été par la suite prorogé à plusieurs reprises,et ajusté a plusieurs occasions afin de répondre aux nouveaux besoins et de refléter l'évolution de la situation du pays.

Élections de 2010 et crise postélectorale en Côte d’Ivoire

Alassane Ouattara a été déclaré vainqueur de l’élection présidentielle certifiée par l’ONU, de novembre 2010 ce qui, on l’espérait, allait faire avancer le processus de paix en Côte d’Ivoire. Le pays est plutôt revenu à la guerre civile lorsque le Président sortant, Laurent Gbagbo, a refusé de quitter le pouvoir, en ayant recours aux soldats, à des forces paramilitaires et des mercenaires pour se cantonner dans sa position et réprimer les dissidents. Les cinq mois d’impasse se sont terminés avec l’arrestation de M. Gbagbo et l’entrée en fonction du Président légitime le 21 mai 2011.

Après l’élection présidentielle de 2010 et la crise politique qui s’en est suivi en Côte d’Ivoire, l’ONUCI est restée sur le terrain pour apporter son soutien au nouveau Gouvernement ivoirien.

Réduction des effectifs de l'ONUCI

Par la résolution 197 du 28 mars 2013 , le Secrétaire général des Nations Unies a salué les progrès importants enre gistrés en Côte d’Ivoire depuis la fin de la violente crise postélectorale, en particulier en ce qui concerne la situation en matière de sécurité. Les avancées réalisées au cours des deux dernières années montrent que la Côte d’Ivoire peut retrouve r le rôle historique qu’elle joue comme point d’ancrage de la stabilité et de la prospérité dans la sous-région. Il convient de féliciter le peuple ivoirien pour les efforts qu’il a consentis pour surmonter les vestiges du passé. Je salue également le rôle directeur et l’engagement personnel du Président Ouattara, qui ont été d’une import ance cruciale pour ce qui est de trouver des solutions efficaces aux problèmes de sécurité et d’accélérer le redressement économique, tout en progressant sur des questions sensibles qui sont indispensables pour instaurer la paix et la stabilité à long terme en Côte d’Ivoire.

Le Secrétaire général a noté que malgré les progrès importants accomplis à ce jour, la Côte d’Ivoire fait toujours face à des menaces graves auxque lles il faut remédier pour assurer durablement la stabilité. Le désarmement et la réintégration des ex-combattants des deux camps politiques, qui demeurent essentiels pour dissiper une grave menace interne contre la paix durable, seront une gageure. Le traitement rapide des premiers dossiers d’ex-combattants qui a conduit au recrutement des intéressés dans l’administration publique est un début encourageant. J’exhorte le Gouvernement à maintenir l’élan et à accélérer le processus en toute transparence, notamment en élaborant une stratégie nationale globale et en donnant des chances égales à tous les ex-combattants qui remplissent les cond itions requises. L’équilibre politique est indispensable à la crédibilité et au succès du programme. Il faudra que les partenaires bilatéraux et multilatéraux aident le Gouvernement à créer des possibilités de réintégration durable, né cessaires pour empêcher que les ex- combattants reprennent les armes.

Le Secrétaire général a conclu que compte tenu des défis et menaces persistants recensés par la mission d’évaluation, la présence de l’ONUCI demeure nécessaire, en particulier eu égard à ses priorités fondamentales définies dans la résolution 2062 (2012). Il faut toutefois apporter des ajustements à sa structure, à ses effectifs et à ses priorités pour faire face à l’évolution de la situation sur le terrain. Je recommande par conséquent de réduire l’effectif militaire autorisé de la Mission, comme l’a précédemment décidé le Conseil de sécurité, en rapatriant au moins un bataillon d’ici au 31 juillet 2013. Parallèlement, je recommande une réducti on progressive de deux autres bataillons d’ici à la mi-2015. Aucune réduction n’est recommandée pour la composante police de l’ONUCI, bien que, comme il est indiqué au paragraphe 59 ci-dessus, des ajustements devront être apportés dans le s limites de l’actuel effectif maximum autorisé.

Le 30 juillet 2013, le Conseil de sécurité, sur la recommandation du Secrétaire général, a décidé de réduire et de réorganiser la présence militaire de la mission en Côte d'Ivoire [résolution 2112 (2013)].