Historique
Le 6 octobre 1973, la guerre éclata au Moyen-Orient :
- entre les forces égyptiennes et israéliennes, dans la région du canal de Suez et du Sinaï;
- et entre les forces israéliennes et syriennes, sur les hauteurs du Golan.
Le 24 octobre 1973, alors que les combats entre égyptiens et israéliens atteignent un stade critique, le Conseil de sécurité décide de mettre en place une deuxième Force d'Urgence des Nations Unies (FUNU II).
La Force fut immédiatement placée entre les armées israélienne et égyptienne dans la zone du canal de Suez, et son arrivée stabilisa la situation de manière efficace.
« Depuis 1974, la FNUOD continue d'observer le cessez-le-feu et de superviser l'accord de désengagement. »
La tension resta élevée dans le secteur israélo-syrien et, à partir de mars 1974, la situation devint de plus en plus instable.
Dans ce contexte, les États-Unis prirent une initiative diplomatique qui aboutit à la conclusion, entre les forces israéliennes et syriennes, d'un Accord sur le dégagement (S/11302/Add.1
, annexes I et II).
Cet Accord établissait une zone tampon et des zones égales de délimitation des forces et des armements de part et d'autre de celle-ci, et demandait l'établissement d'une force d'observation de l'ONU afin de surveiller sa mise en place.
L'Accord fut signé le 31 mai 1974, et le même jour, le Conseil de sécurité adopta la résolution 350 (1974)
portant création de la FNUOD. La Force continue aujourd'hui d'exercer ses fonctions avec efficacité. La situation dans le secteur israélo-syrien est restée calme. Les deux parties coopèrent pleinement avec la mission et, depuis plusieurs années, aucun incident grave ne s'y est produit.
Les débuts de la FNUOD
Le 3 Juin 1974, le Secrétaire général a nommé un commandant intérimaire de la FNUOD, qui est arrivé à Damas le jour même et a immédiatement mis en place un quartier général provisoire dans les locaux de la Commission mixte d'armistice israélo-syrienne. Ce commandant intérimaire supervise 90 observateurs de l'Organisme des Nations Unies chargé de la surveillance de la trêve (UNTSO) détachés auprès de la FNUOD .
Le même jour, les équipes d'avant-garde des contingents autrichiens et péruviens sont arrivées dans la zone de mission. Elles ont été suivies, dans les jours suivants, par le reste des troupes et par du personnel logistique canadien et polonais. Une partie du soutien logistique a été fournie par la FUNU II.
Au 16 Juin 1974, la FNUOD était composée de 1.218 militaires de tous grades, atteignant presque son maximum autorisé de 1.250.
Depuis sa création, la force de l'ONU a efficacement rempli ses fonctions, avec la pleine coopération des deux parties en présence. Dans le secteur Israël-Syrie, la situation est restée calme.
Activités de la FNUOD
Afin de mener à bien son mandat, la FNUOD surveille la zone de séparation qui s´étend sur environ 80 kilomètres et varie en largeur entre environ 10 km au centre et moins d´1 km à l'extrémité sud.
Le terrain est montagneux et dominé par le Mont Hermon. La plus haute position tenue par la FNUOD se situe à une altitude de 2.814 mètres.
La zone de séparation est habitée et le gouvernement syrien, dans l´exercice de ses responsabilités administratives, y a installé des forces de police. Aucune force militaire autre que celle de la FNUOD n'est autorisée à l´intérieur de cette zone.
La FNUOD est déployée à l´intérieur et aux abords de la zone de séparation. Elle opère au moyen de deux camps de base, de 20 positions et 11 postes d´observation. Son quartier général se situe au Camp Faouar et elle dispose également d'un bureau à Damas.
La Force envoie des patrouilles qui se relaient jour et nuit :
- le bataillon autrichien, qui inclut une unité croate, est déployé dans le nord de la zone de séparation;
- le bataillon polonais est déployé dans la partie sud de la zone.
Les deux bataillons travaillent au déminage de la zone sous le contrôle opérationnel du quartier général de la FNUOD.
La Force est appuyée par des observateurs militaires appartenant au groupe d´observateurs de l´Organisme des Nations Unies chargé de la surveillance de la trêve.
Les unités logistiques indiennes et japonaises, qui sont basées au Camp Ziouani, mais qui ont un détachement au Camp Faouar, s´acquittent des tâches touchant aux transports généraux de deuxième ligne, au contrôle et à la gestion de l´approvisionnement reçu par la Force, et à l´entretien du matériel lourd.
L´appui logistique de première ligne, notamment le convoyage de l´approvisionnement jusqu´aux positions, est assuré par les contingents.
A partir des différentes positions qu´elle occupe 24 heures sur 24 et avec l´aide des patrouilles qu´elle organise, la Force surveille la zone de séparation et intervient lorsque des militaires s´y introduisent ou tentent d´opérer à l´intérieur de la zone.
De part et d´autre de la zone de séparation se trouve une zone de limitation des armements et des forces. Elle est divisée en zones dont la superficie varie :
- de 0 à 10 km,
- de 10 à 20 km,
- et de 20 à 25 km.
La FNUOD effectue des inspections bimensuelles de la zone de limitation des armements et des forces afin de s´assurer que les limitations sur lesquelles les parties se sont mises d´accord sont respectées.
Une nouvelle priorité de la Force est de chercher à résoudre le problème de la pollution de l´environnement dans la zone d´opération du fait de ses activités et de sa présence. La Force prend actuellement des mesures pour que sa présence ne contribue pas à polluer davantage l´environnement.
