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Historique de la Mission

Par sa résolution 1118 du 30 juin 1997, le Conseil de sécurité a créé la Mission d'observation des Nations Unies en Angola (MONUA), avec effet au 1er juillet 1997. UNAVEM I (Janvier 1989 - mai 1991) a vérifié le retrait total des troupes cubaines d'Angola. UNAVEM II (Juin 1991 - février 1995) a vérifié les arrangements de paix convenus par le Gouvernement angolais et l'UNITA, conformément aux accords de paix pour l'Angola, et fut chargée par la suite d'observer et de vérifier les élections qui se sont tenues en septembre 1992. Après la reprise des combats entre les forces de l'UNITA et le Gouvernement à la suite des élections, UNAVEM II a maintenu sa présence en Angola avec des effectifs réduits.

La signature du Protocole de Lusaka le 20 novembre 1994 a marqué une nouvelle phase dans le processus de paix en Angola et a conféré un rôle aux Nations Unies, sur la base duquel le Conseil de sécurité a mis en place UNAVEM III le 8 février 1995.

Dans ses commentaires généraux sur les développements en Angola dans la phase finale d'UNAVEM III, le Secrétaire général nota que la formation du Gouvernement d'unité et de réconciliation nationale, le retour des députés de l'UNITA à l'Assemblée nationale, le début de la normalisation de l'administration d'Etat et la démobilisation des ex-combattants constituaient des étapes importantes dans la mise en oeuvre du Protocole de Lusaka. Mais le chemin qui mène à une paix durable en Angola reste ardu et les tensions récentes dans le nord du pays ont mis en évidence l'instabilité de la situation qui règne dans certaines régions.

En établissant la MONUA, le Conseil en a appelé au Gouvernement d'Angola, et en particulier à l'Union Nationale pour l'Indépendance totale de l'Angola (UNITA) à coopérer pleinement avec la MONUA. Il a demandé très instamment au Gouvernement d'Angola et à l'UNITA de parachever les aspects politiques et militaires du processus de paix.

Le Conseil a exprimé l'espoir que les questions qui retardent actuellement la mise en oeuvre intégrale du Protocole de Lusaka pourront être résolues à l'occasion d'une réunion, sur le territoire national, entre le Président de l'Angola et le chef du principal parti d'opposition. Il a demandé instamment à la communauté internationale d'apporter l'assistance voulue à la démobilisation des combattants et leur réinsertion dans la société, ainsi qu'à la reconstruction de l'économie nationale afin de consolider les acquis du processus de paix.