Ex-Yougoslavie - FORPRONU

Préparé par le Département de l'information des Nations Unies.

Ce texte n'est pas un document officiel des Nations Unies.

FORCE DE PROTECTION DES NATIONS UNIES

PROFIL

DUREE : De février 1992 à mars 1995

EMPLACEMENT : Bosnie-Herzégovine, Croatie, République fédérative de Yougoslavie (Serbie et Monténégro) et ex-République yougoslave de Macédoine.

QUARTIER GENERAL : Zagreb (Croatie)

EFFECTIF (en mars 1995) : 38 599 militaires, y compris 684 observateurs militaires des Nations Unies, plus 803 policiers civils, 2 017 autres civils recrutés sur le plan international et 2 615 agents locaux.

PERTES EN VIES HUMAINES : 167 (3 observateurs militaires, 159 autres militaires, 1 policier civil, 2 civils recrutés sur le plan international et 2 agents locaux).

ESTIMATION DU COUT DE LA MISSION DU 12 JANVIER 1992
AU 31 MARS 1996 :
4 616 725 556 dollars net [comprenant la FORPRONU (février 1992-mars 1995), la FORPRONU (mars-décembre 1995), l'ONURC, la FORDEPRENU et le QG-FPNU]

FONCTION : Créée initialement en tant qu'opération provisoire visant à créer les conditions de paix et de sécurité nécessaires à la négociation d'un règlement d'ensemble de la crise yougoslave, la FORPRONU avait pour mandat de veiller à ce que les trois "zones protégées par les Nations Unies" (ZPNU) en Croatie soient démilitarisées et à ce que la crainte d'une attaque armée soit épargnée à toutes les personnes y résidant.

En 1992, son mandat a été élargi et elle a été chargée de surveiller certaines autres zones de Croatie appelées "zones roses", de contrôler l'entrée des civils dans les ZPNU, d'exercer des fonctions en matière d'immigration et de douanes aux lignes de démarcation des ZPNU lorsque celles-ci coïncidaient avec les frontières internationales, de surveiller la démilitarisation de la péninsule de Prevlaka et de contrôler le barrage de Peruca, situé dans l'une des "zones roses". En outre, la FORPRONU a contrôlé le respect d'un accord de cessez-le-feu signé par le Gouvernement croate et les autorités serbes locales, en 1994, à la suite d'une intensification des combats en janvier et en septembre 1993.

En juin 1992, le conflit s'étant intensifié et ayant gagné la Bosnie-Herzégovine, le mandat de la FORPRONU a été élargi et ses effectifs renforcés, afin qu'elle veille à la sécurité de l'aéroport de Sarajevo, en assure le fonctionnement et permette l'acheminement de l'aide humanitaire dans la ville et ses environs. En septembre 1992, son mandat a été une nouvelle fois élargi afin qu'elle appuie les efforts du Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés visant à acheminer les secours humanitaires dans toute la Bosnie-Herzégovine et qu'elle protège les convois de prisonniers civils libérés si le Comité international de la Croix-Rouge lui en faisait la demande. En outre, la FORPRONU a contrôlé le respect de l'interdiction des vols militaires dans l'espace aérien de la Bosnie-Herzégovine et suivi la situation dans les "zones de sécurité" instaurées par le Conseil de sécurité autour de cinq villes bosniaques et de Sarajevo. Elle a été autorisée à se défendre en recourant à la force en cas d'attaque de ces zones et à coordonner son action avec celle de l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN) si elle recourait à la force aérienne dans le cadre de son mandat. Ces arrangements ont ensuite été étendus au territoire croate.

La FORPRONU a également surveillé la mise en place d'un accord de cessez-le-feu signé par le Gouvernement bosniaque et les croates de Bosnie en février 1994. En outre, la FORPRONU a surveillé les arrangements de cessez-le-feu négociés entre le Gouvernement bosniaque et les forces serbes de Bosnie, entrés en vigueur le 1er janvier 1995. En décembre 1992, la FORPRONU a été déployée dans l'ex-République yougoslave de Macédoine pour y surveiller l'évolution de la situation et signaler tout événement survenant dans les zones frontalières qui pourraient saper la confiance et la stabilité dans la République et en menacer le territoire.

Le 31 mars 1995, le Conseil de sécurité a décidé de restructurer la FORPRONU et de la remplacer par trois opérations de maintien de la paix distinctes mais reliées entre elles.


Opérations de maintien de la paix
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