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Contingents militaires

Les Casques bleus constituent le personnel militaire de l'ONU sur le terrain. Les contingents mis au service de l'Organisation sont fournis par les différentes armées nationales des pays membres de l'ONU.

Nous travaillons aux côtés de nos collègues des forces de police et de nos collègues civils pour protéger les personnes et les biens, entretenir une étroite coopération avec les autres entités militaires se trouvant dans le secteur d'opération de la mission et promouvoir la stabilité et la sécurité.

Casques bleus brésiliens de la MINUSTAH portant secours à la population haitienne dans Cité-Soleil, un des quartiers ravagés par les fortes pluies de la tempête tropicale « Noel »

Photo ONU/K Jordan

Un membre du bataillon brésilien de la MINUSTAH transporte un nouveau-né en lieu sûr pour aider un habitant de la Cité-Soleil, l'une des nombreuses localités ravagées par les fortes pluies provoquées par la tempête tropicale Noël en Haïti.

Tous les jours, les militaires de l'ONU patrouillent et veillent à la stabilité ainsi qu'à la sécurité de nos missions, partout dans le monde.

Nous travaillons avec les communautés et les forces militaires locales pour rehausser la confiance mutuelle et œuvrer ensemble à l'instauration d'une paix durable. La protection des civils est souvent au cœur même de notre mandat et ce sont les Casques bleus qui jouent un rôle clé dans ce domaine.

Contributions globales pour la paix mondiale

Tous les Casques bleus en poste sur le terrain sont avant tout membres de leurs propres forces armées nationales et ne sont que détachés pour travailler avec l'ONU.

Nous avons plus de 97.000 militaires et policiers en mission sur le terrain, issus de plus de 110 pays - grandes et plus petites nations, pays riches et pauvres.

Ils apportent tous leurs différences culturelles et leurs diverses expériences, mais ils sont unis dans leur détermination à promouvoir la paix.

Ce que font les contingents militaires de l'ONU

L'ONU déploie des contingents militaires pour des opérations de paix depuis 1948, date à laquelle le Conseil de sécurité a autorisé le déploiement d'observateurs militaires des Nations Unies au Moyen-Orient pour surveiller l'application de l'Accord d'armistice entre Israël et ses voisins arabes.

Les contingents militaires de l'ONU peuvent être appelés à:

  • surveiller une frontière contestée;
  • surveiller et observer des processus de paix dans les régions sortant d'un conflit;
  • assurer la sécurité dans une zone de conflit;
  • protéger les civils;
  • former et aider les forces militaires nationales;
  • aider les anciens combattants à mettre en œuvre les accords de paix qu'ils peuvent avoir signés.

Participation aux opérations

Le Bureau des affaires militaires de l'ONU cherche à recruter des officiers hautement qualifiés des États Membres en vue d'une affectation à nos missions de paix, soit individuellement comme officier d'état-major, soit dans le cadre d'une unité constituée d'un pays fournissant des contingents.

Tous les militaires qui portent le Casque bleu (ou Béret bleu, pour les forces de police) sont avant tout membres des forces armées nationales de leur pays et ne sont détachés auprès de l'ONU que pour des périodes allant normalement jusqu'à un an sur le terrain ou jusqu'à deux ans au Siège de l'ONU. Toute question concernant une affectation auprès de l'ONU à titre militaire doit être adressée tout d'abord au pays même de l'intéressé.

Fin août 2012, 3,8% des effectifs militaires de l'ONU étaient des femmes. L'une des premières priorités de notre Organisation consiste à augmenter le nombre de femmes affectées aux opérations de maintien de la paix.

Quels sont les profils de nos Casques bleus?

Les forces de maintien de la paix de l'ONU se composent principalement de soldats d'infanterie. Cependant, nous avons de plus en plus besoin de personnel militaire spécialisé, désignés comme étant des « facilitateurs ».

Parmi ces soldats qualifiés, on compte notamment des ingénieurs, comme ceux qui ont contribué à la reconstruction en Haïti - après le tremblement de terre - ou à la construction de nouvelles routes au Soudan du Sud.

Nous avons également besoin de pilotes d'hélicoptères. Les hélicoptères nous permettent d'étendre notre zone d'influence et d'être beaucoup plus visible dans notre zone d'intervention.

Le personnel de sociétés de transport, le personnel navigant, le personnel spécialisé dans la communication et le personnel médical font également partie des spécialistes que nous recherchons pour nos missions sur le terrain.

Les opérations modernes sont souvent très complexes. Elles exigent également beaucoup d'efforts de la part de notre personnel déployé sur le terrain.

Des niveaux élevés de formation sont nécessaires avant tout déploiement dans le cadre d'une mission de l'ONU. Nous travaillons en étroite collaboration avec les pays qui fournissent des contingents pour les préparer du mieux possible à l'action sur le terrain.

A titre d'exemple, les troupes doivent savoir quoi faire si elles se trouvent prises dans une embuscade. Elles doivent être capable de réagir de manière appropriée, et de riposter, si nécessaire.

Pourquoi l'ONU ne peut-elle pas disposer d'une réserve permanente en troupes militaires?

Cela prend beaucoup de temps de déployer des troupes et nous nous sommes souvent demandés pourquoi nous ne disposons pas d'une réserve permanente.

L'ONU ne peut déployer du personnel militaire sur le terrain que quand une résolution du Conseil de sécurité les autorise à le faire.

Le Conseil de sécurité va dès lors établir le nombre de militaires nécessaires pour remplir le mandat de la mission. Puis le Siège de l'ONU se mettra en liaison avec les États membres pour identifier le personnel requis et le déployer.

Cela peut prendre du temps, éventuellement plus de six mois à compter de la date de la résolution.

Comme l'a déclaré Kofi Annan, l'ONU est « la seule brigade de pompiers au monde à devoir attendre que le feu se déclare avant de demander un camion de pompiers ».

Une réserve permanente de soldats semblerait logique, mais ce serait extrêmement coûteux d'avoir une force de plusieurs milliers d'hommes et de femmes en attente permanente.

Cette force de réserve aurait besoin, entre autres, de formation, de logements, d'alimentation, pour n'être - peut-être - même pas utilisée.

Bien que cela prenne plus de temps, il est beaucoup plus pratique de « s'approvisionner » en personnel militaire une fois que le feu vert a été donné.

Cela nous garantit également que nous recruterons du personnel avec la formation et les compétences linguistiques adéquates.

Contributions EN

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