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Préserver le patrimoine culturel du peuple masaaï

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NARRATION: 1. La tradition de leurs coutumes remonte à des milliers d'années (le volume du chant augmente) ... et leurs rituels sont transmis de génération en génération. (10”) 2. Ce sont les Maasaï d'Afrique orientale. Comme ils l'expliquent, leur vie est centrée sur la communauté ... et leur culture riche en musique et en contes est au cœur de leur personnalité. (12.5”)

JOHN OLE TINGOI (en anglais): « Je m'appelle John Ole Tingoi et je suis Maasaï. La culture, c'est l'identité, et l'identité est très, très importante. » (10”)

NARRATION: 3. Ils ont la réputation de guerriers intrépides qui ont un respect profond pour les anciens du village, mais beaucoup de jeunes partent vivre dans les villes en quête d'éducation et de travail ... et comme un grand nombre d'anciens deviennent très âgés, leur culture est en danger. (16”)

JOHN OLE TINGOI (en anglais): « Nous disons toujours que la lumière s'éteint lorsqu'un ancien meurt, et nous voulons donc préserver leur savoir avant que leur génération ne disparaisse. » (9”)

NARRATION: 4. C'est pourquoi John et sa collègue Ann Tome se sont lancés dans un projet innovateur pour aider à préserver leur héritage. Équipés d'ordinateurs et de matériel d'enregistrement audio et vidéo, ils se rendent dans les communautés où ils aiment enregistrer et préserver la culture. (16”)

JOHN OLE TINGOI (en anglais): « Nous voulons participer à notre propre culture en la documentant, en la protégeant et en archivant toutes ces informations pour les générations futures. » (9”)

NARRATION: 5. Mais ils savaient qu'ils ne pouvaient pas le faire seuls ... et, en 2003, John a demandé de l'aide à l'OMPI, l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle. (10”)

WEND WENDLAND (en anglais): « Les groupes autochtones du monde entier sont les créateurs et les gardiens d'un ensemble riche de connaissances et d'expressions de la culture traditionnelle. » (7.5”)

NARRATION: 6. Wend Wendland, directeur du Savoir traditionnel à l'OMPI: (3”)

WEND WENDLAND (en anglais): « Ils veulent que l'on comprenne mieux qu'ils sont aussi des créateurs de propriété intellectuelle. Ils veulent avoir le droit de contrôler l'accès et l'utilisation de leurs systèmes de connaissance autochtone. » (9.5”)

NARRATION: 7. L'OMPI leur a offert des appareils d'enregistrement et, grâce à l'assistance de la Bibliothèque du Congrès et de l'Université de Duke aux États Unis, l'OMPI a aussi appris à s'en servir à John et à Ann. (10.5”)

8. Et ils ont ramené ce savoir chez eux, au pied du Mont Kenya dans les villages Maasaï où ils se sont réunis avec un groupe de chanteurs. (9”)

SON INTER: CHANTS

NARRATION: 9. John et Ann enregistrent tout ce qui se passe dès que le groupe se met à chanter. (5.5”)

SON INTER: CHANTS ET DANSES

NARRATION: 10. Ils enregistrent aussi chaque chanteur ... (3”)

11. ... qui fabrique souvent ses propres instruments ... (2”)

12. ... et écrit ses propres chansons. (1.5”)

13. Pour ces Maasaï, la musique est aussi un moyen de revenus. (4”)

14. Leur musique peut en effet être une source monétaire importante et - comme John l'explique - les Maasaï doivent profiter de leur propre culture. (9.5”)

JOHN OLE TINGOI (en anglais): « Ces ressources ont été exploitées et la communauté pense qu'il est temps que nous prenions le contrôle de ce qui nous appartient pour que nous puissions décider de notre propre avenir. » (9”)

NARRATION: 15. ... ce qui inclue l'enregistrement du savoir de ces anciens, les sorciers Maasaï ... (5”)

16. ... qui sont amenés dans la brousse où on peut enregistrer cette connaissance transmise au fil des millénaires. (6.5”)

JOHN OLE TINGOI (en anglais): SON INTER DE JOHN - « On se sert de l'écorce de cet arbre pour faire du poison. » (3.5”)

NARRATION: 17. Les secrets qui sauvent des vies sont partagés. (2.5”)

JOHN OLE TINGOI (en anglais): SON INTER DE JOHN - « Ceci est très intéressant car ça peut guérir les indigestions. » (4”)

NARRATION: 18. John et Ann savent tous les deux que leur travail doit continuer malgré les défis qui leur sont imposés. (7”)

JOHN OLE TINGOI (en anglais): « Je sais que c'est un énorme privilège. Il faut dire aux autochtones du monde entier qu'ils doivent eux-mêmes renforcer leurs propres communautés s'ils veulent rester les maîtres de leur propre avenir. » (11”)

NARRATION: 19. Ce reportage a été préparé par Andi Gitow pour les Nations Unies. (4”)