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De jeunes arméniens se mobilisent face aux promoteurs immobiliers

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NARRATION: 1. Yerevan, la capitale de l'Arménie. Cette ville historique est aujourd'hui confrontée à un problème moderne: la construction effrénée menace d'engouffrer ses espaces verts. (13.5”) ARTHUR (en arménien): « On ne peut pas vivre sans arbres, même dans la meilleure des maisons. » (2.5”)

NARRATION: 2. Les jeunes gens comme Arthur Karapetyan essaient de trouver une solution. (4”)

ARTHUR (en arménien): « J'essaie de faire des maquettes de ce que j'aimerais voir autour de moi. » (4”)

« Je rêve aussi d'avoir un vrai jardin autour de mon école et de mon arrière-cour, pour pouvoir y jouer avec mes amis et m'y promener avec mes sœurs et mon petit frère. » (9.5”)

NARRATION: 3. Les problèmes de la déforestation de l'Arménie ont commencé après l'écroulement de l'Union Soviétique en 1991. L'Arménie a alors été plongée dans une période de guerre et de difficultés économiques. La plupart des gens n'avaient de l'électricité qu'une heure par jour et ils ont coupé les arbres de la ville pour produire de l'énergie et survivre. (19”)

4. À présent, c'est l'abattage des arbres sans règlementation qui pose un problème. (3.5”)

5. Ici à Yerevan, les promoteurs s'installent sur des terrains et construisent des parkings en infraction aux règlements de la planification urbaine. (7”)

6. Le grand-père d'Arthur, Razmik Petrosyan, est un écologiste renommé. (4.5”)

RAZMIK PETROSYAN (en arménien): « Je me réveille parfois l'été pour regarder les enfants jouer sur les toits des garages. Il n'y a pas un seul terrain où ils peuvent jouer. » (7.5”)

NARRATION: 7. Le soir, la ville est entourée de nuages de fumée ce qui contredit le mot ‘Yerevan” qui veut dire ‘être vu'. (7.5”)

ARTHUR (en arménien): « Je suis fatigué de voir tous ces garages quand je regarde par la fenêtre. » (3”)

NARRATION: 8. Et quand Arthur a appris qu'il y avait un nouveau projet de construction de garage dans la cour de son école, il s'est engagé à l'arrêter. (6”)

ARTHUR (en arménien): « Je ne vais laisser personne construire de garages ou autres choses ici. » (3”)

NARRATION: 9. Ses amis et lui ont décidé d'agir pour sauver leur cour de récréation. (3.5”)

ARTHUR (en arménien): « Mon grand-père nous a beaucoup aidé. Il a apporté des jeunes plants du Jardin Botanique. » (4”)

RAZMIK PETROSYAN (en arménien): « Des jeunes du quartier voulaient savoir ce que nous avions l'intention de faire. Ils nous ont dit que si on allait planter des arbres, ils viendraient nous aider aussi. » (6”)

« Qu'est-ce que ça veut dire? Ça veut dire qu'ils en ont assez de vivre dans un endroit pareil. » (4.5”)

NARRATION: 10. Le directeur de l'école a demandé à la mairie de construire une clôture autour de la cour de récréation pour protéger les arbres et pour assurer qu'aucun garage n'y sera construit. (8.5”)

ARTHUR (en arménien): « Quelle que soient les difficultés de la vie réelle, je comprends maintenant que les rêves peuvent être réalisés, et pas seulement avec du papier couleur. » (7”)

NARRATION: 11. Ce reportage a été préparé par Austin Haeberle et Grace Barrett pour les Nations Unies. (5”)