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Dépister le cancer du col de l'utérus

Script

KHATUNA SPANDARASHVILI (en géorgien): « Je n'ai toujours pas perdu espoir. L'espoir fait vivre, non? » (3.5”)

NARRATION: 1. Khatuna Spandarishvili vit dans l'espoir. Elle a 38 ans, deux enfants adolescents, et un cas de cancer avancé du col de l'utérus. (10.5”) 2. Son cancer s'est développé dans les os et le sang, et sa température est tellement élevée qu'il a fallu l'emmener d'urgence de là où elle habite à la campagne à cet hôpital de Tbilisi, la capitale de la Géorgie. (11.5”)

3. Son cancer a été diagnostiqué il y a un an à la suite de plusieurs mois de douleurs atroces, et - malgré ses symptômes intenses - les docteurs n'ont pas pu trouver immédiatement ce qui n'allait pas. (10.5”)

KHATUNA SPANDARASHVILI (en géorgien): « Ils m'ont examinée et ont trouvé quelque chose dans mon utérus comme si j'étais enceinte de 4 mois. Le docteur m'a dit de me rendre à une clinique d'oncologie. Nous y sommes allés le lendemain et ils m'ont dit que j'avais une tumeur. » (11”)

NARRATION: 4. Le cas de Khatuna est trop typique. Le cancer du col de l'utérus est le deuxième plus grand tueur de femmes dans ce pays, le résultat d'années de manque de financement gouvernemental en matière de dépistage de ce cancer. (12”)

5. Lorsque le dépistage est fait assez tôt, le cancer du col de l'utérus est guérissable avec un taux de survie de 90%. Mais, malheureusement jusqu'à une époque récente en Géorgie, les trois quarts des femmes qui testaient positivement à ce cancer se trouvaient déjà à une étape avancée et fatale - et c'est le cas de Khatuna. (18”)

6. Après une série de traitements, Khatuna a quitté l'hôpital de la ville où sa famille dont son fils Zura l'avait aidée à se soigner pour rentrer chez elle. (8.5”)

KHATUNA SPANDARASHVILI (en géorgien): « Ils disent qu'il ne faut pas avoir peur et qu'ils ne vont pas vous laisser seule ... quand on a quelqu'un avec soi, on peut avoir de l'espoir dans la vie. » (6”)

NARRATION: 7. Le dépistage en temps voulu est crucial pour sauver la vie des victimes du cancer du col de l'utérus. Le FNUAP a aidé il y a quatre ans les autorités de la Géorgie à développer un programme de dépistage gratuit et les résultats sont très prometteurs. Tamar Khomasuridze est la Représentante adjointe du FNUAP en Géorgie. (23”)

TAMAR KHOMASURIDZE (en anglais): « En ce moment, plus de 18.000 femmes ont des examens de dépistage chaque année et la qualité des soins est excellente. » (6”)

NARRATION: 8. Grâce à ce programme, 80% des femmes qui ont testé positivement pour le cancer du col de l'utérus l'an dernier ont été diagnostiquées assez tôt pour qu'elles puissent avoir une chance de survie. (10”)

9. Sandra Roelofs est la première dame de ce pays, et elle s'occupe activement du programme pour que le dépistage du cancer soit accessible dès que possible. (6.5”)

SANDRA ROELOFS (en anglais): « Nous avons besoin d'impliquer les femmes et de nous développer dans le territoire si nous voulons étendre ce programme dans tout le pays. » (10”)

NARRATION: 10. Des projets de développement des examens systématiques de dépistage gratuits pour les femmes qui vivent dans les régions rurales isolées sont inclus dans les priorités de la Géorgie en matière de cancer du col de l'utérus. (9”)

11. Mais ces changements arrivent trop tard pour Khatuna qui est morte peu de temps après le tournage de ce reportage. (7”)

12. Cependant, on espère beaucoup que sa mort tragique - une vie perdue par une forme de cancer hautement guérissable servira à rappeler à beaucoup de femmes qu'il leur faut chercher et demander à être traitée aussi tôt que possible. (10.5”)

13. Ce reportage a été préparé par Alexandra King et Vladimir Lozinsky pour les Nations Unies.