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Lutter contre l'impunité au Guatemala

Script

NARRATION: 1. Les rues encombrées de la capitale du Guatemala se trouvent juste en dessous d'un volcan ... (5”) 2. ... et la violence est toujours bien évidemment présente dans l'esprit des gens. (5”)

3. Les gardes de sécurité se tiennent devant les magasins de vêtements, de confiseries et dans les autobus. (9”)

4. Les agents de police trouvent des morts dans la rue chaque jour et chaque nuit. En 2009, le pays a connu le nombre le plus élevé de morts violentes mais les auteurs des crimes restent presque toujours impunis. (13”)

5. Ce suspect a été appréhendé, mais c'est une exception car 2% seulement des homicides sont suivis par une condamnation au Guatemala. (9”)

6. Norma Cruz est une militante des droits de l'homme qui s'est assignée la mission personnelle de résister à cette culture de l'impunité. Elle enquête aujourd'hui sur la scène d'un meurtre pour aider à trouver des preuves qui auraient pu échapper à la police. (13.5”)

NORMA CRUZ (en espagnol): « Les preuves sur les scènes de meurtre ne sont pas préservées au Guatemala, et les corps en sont retirés dans la plupart des cas. » (6”)

NARRATION: 7. Ces feuilles ensanglantées gisent sur un chemin forestier où les corps de trois sœurs entre 7 et 12 ans ont été trouvés. Leurs gorges ont été tranchées et la plus âgée a été violée. (14”)

NORMA CRUZ (en espagnol): « Notre pays va vraiment mal. J'en ai assez de vivre dans une société où n'importe qui peut prendre le pouvoir en faisant du mal aux autres. » (8”)

NARRATION: 8. Norma Cruz décide d'aider la famille de ces filles en lançant des poursuites judiciaires comme la loi le permet au Guatemala. (7.5”)

9. Elle se rend au village pour aller à l'enterrement et pour consoler la maman. (6”)

10. Le Fonds des survivants est l'organisation de Norma Cruz qui insiste à ce que des échantillons d'ADN soient prélevés des corps. (6.5”)

11. Ils apprennent ce qui s'est passé. Trois hommes ont enlevé les filles pour demander une rançon de 1,500 dollars américains, et ils ont découvert par la suite que le père n'avait pas d'argent. (14”)

12. Ils ont tué les filles à la machette ... (2”)

13. Les trois hommes sont maintenant jugés pour leurs meurtres et le viol. (4”)

14. La plupart des enquêtes du Fonds des survivants sont au sujet de femmes qui ont été attaquées que ce soit des cas de violence domestique, d'abus sexuel, ou de meurtre ... qui sont tous des cas courants ici. (11”)

15. Norma Cruz ne peut plus se déplacer sans garde du corps. Les menaces contre elle représentent la corruption et la criminalité qui empoisonnent tous les niveaux de la société du Guatemala. (12”)

CARLOS CASTRESANA (en espagnol): « Des réseaux criminels illégaux ont été montés dans les institutions, les ports, les aéroports, le bureau du procureur, la police, les cours de justice ... etc. » (8.5”)

NARRATION: 16. Carlos Castresana dirige le Bureau contre l'impunité, créé par les Nations Unies et le gouvernement du Guatemala. Ce bureau a pris le défi intimidant de dissoudre le rang retranché des criminels - dont les trafiquants de drogue tout puissants - et fait pression pour qu'un remaniement radical du système judiciaire national soit adopté. (20.5”)

CARLOS CASTRESANA (en espagnol): « Nous avons demandé des changements et nous voulons qu'une nouvelle loi puisse réformer la Cour suprême et les Cours d'appel. Nous voulons nous assurer que les cours soient dirigées par les juges les plus qualifiés et les plus honnêtes des juges au service du Guatemala et non pas par des groupes de pression ou par l'une des parties prenantes à un procès. » (16.5”)

NARRATION: 17. Carlos Castresana pense que ceci sera difficile et prendra du temps mais - comme il l'explique - les Guatémaltèques ne connaîtront jamais la vraie démocratie si ces changements ne sont pas faits. Il pense aussi que les militants comme Norma Cruz peuvent jouer un rôle crucial. (15”)

NORMA CRUZ (en espagnol): « La justice est tout simplement une guérison. Elle fait partie du processus de thérapie et de récupération. Mon optimisme étonne toujours tout le monde. Je parie vraiment que nous y arriverons, et je dis: ce n'est pas avec un pas après l'autre, mais c'est avec un cas après l'autre que nous arriverons à changer cette réalité. » (19”)

NARRATION: 18. Ce reportage a été préparé par Francis Mead pour les Nations Unies. (4”)