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Les détectives du nucléaire

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NARRATION: 1. À l'intérieur d'un laboratoire sûr et à l'abri de toute contamination, des scientifiques sont à la recherche d'empreintes digitales nucléaires à Seibersdorf en Autriche. Ils cherchent les signes d'uranium ou de plutonium qui peuvent révéler des activités nucléaires illégales. (15”) 2. Ils analysent des échantillons de l'environnement. Des inspecteurs de l'AIEA, l'Agence internationale de l'énergie atomique, ont collecté ces traces en Iraq à la veille de la seconde guerre du Golfe, et les ont envoyées au Laboratoire d'analyse pour les garanties qui n'a détecté aucune activité clandestine. (29”)

DAVID DONOHUE (en anglais): « En fait, nous sommes actifs depuis un bon moment. Depuis le début des années 90. Nous faisions déjà des inspections en Iraq à la suite de la guerre du Golfe en 1991. Nous avons fait des inspections en Corée du Nord et en Afrique du Sud. Et, plus récemment, nous avons travaillé en Iran – dans les usines d'enrichissement pour y trouver des particules d'uranium enrichi qui y sont produites ou qui y sont possiblement arrivées par d'autres voies comme le marché noir – et c'est donc le genre de choses que nous pouvons déceler maintenant. » (30”)

NARRATION: 3. Les scientifiques se servent d'instruments très sensibles comme les microscopes électroniques et les spectromètres de masse qui peuvent déceler des particules cent fois plus petites qu'un cheveu d'homme. (11”)

4. Au Département d'analyse chimique, l'attention est particulièrement portée sur l'examen approfondi des échantillons nucléaires saisis dans ce qu'on appelle des installations contenant des matières en vrac où l'uranium est traité, enrichi ou converti en combustible. Steven Balsley dirige le Département d'analyse chimique de l'AIEA. (22”)

STEVEN BALSLEY (en anglais): « L'uranium et le plutonium sont les deux éléments fissibles principaux qui sont utilisés pour produire de l'énergie dans un réacteur, mais ils sont aussi les éléments fissibles dont on se sert le plus souvent pour produire une arme nucléaire. Nous sommes donc extrêmement intéressés à surveiller de près où et comment les isotopes fissibles de ces deux éléments se déplacent durant le cycle de combustion nucléaire. » (22.5”)

NARRATION: 5. Comme pour les comptables, le travail de laboratoire aide les inspecteurs à vérifier que les livres nucléaires des pays sont équilibrés : c'est-à-dire s'assurer que les résultats sont conformes à ce qu'ils déclarent. (10”)

6. Précision et exactitude sont fondamentales, tout comme la notion d'anonymat dans les recherches. Tous les échantillons sont codés afin qu'aucun des scientifiques n'en connaissent l'origine. 40 millions d'euros qui serviront à améliorer les locaux et le matériel devraient être prochainement débloqués, ce qui aidera l'AIEA à rester en avance sur les ‘proliférateurs' et à continuer d'offrir des rapports de données indépendantes et scientifiques. (24”)

7. Ce reportage a été préparé par Kirstie Hansen pour les Nations Unies. (4”)