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Technologies vertes pour dépolluer les eaux au Sri Lanka

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NARRATION: 1. C'est dans la péninsule de Kalpitiya sur la côte occidentale du Sri Lanka que se trouve la plus grande nappe aquifère peu profonde de ce pays. (7”) 2. Cette nappe souterraine est à une soixantaine de centimètres sous le sable blanc et réputée depuis des siècles pour sa puretée elle alimente des milliers de puits. (9”)

3. Mais, aujourd'hui, cette eau est extrêmement polluée. (3”)

NANDAWATHIE (en sinhala): « Il y avait des sédiments dans le puits. L'eau avait un drôle de goût et elle était rougeâtre. » (5”)

NARRATION: 4. P. Nandawathie est l'une des nombreuses personnes de son village qui souffrent de problèmes respiratoires et cutanés, de cancer et de malformations congénitales. Elle a de l'asthme. (11”)

NANDAWATHIE (en sinhala): « J'ai des douleurs de poitrine et mes mains sont engourdies. » (4”)

NARRATION: 5. La raison principale de ce désastre écologique est l'utilisation excessive des engrais chimiques et des pesticides. Grâce à l'aide des pompes à eau et des engrais chimiques, les villageois ont commencé dans les années 1980 à planter des monocultures comme le tabac, les piments et les oignons dans des grandes surfaces de sable. (21”)

6. Comme le sable est poreux, l'eau le traverse facilement en transportant les produits chimiques dans la nappe aquifère au dessous ce qui dissémine les agents contaminés dans le reste du pays. (9.5”)

7. Le Dr. D.S.P. Kuruppuarachchi est le Représentant adjoint de la FAO, l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture, au Sri Lanka. (8”)

KURUPPUARACHCHI (en anglais): « L'augmentation de la concentration des chlorures, des nitrates et des potassiums produite par leur ajout aux produits agricoles va certainement devenir un problème. » (10.5”)

NARRATION: 8. Des études répétées ont confirmé que plusieurs puits ont une concentration de polluants six fois supérieure au niveau de sécurité précisé par l'OMS, l'Organisation mondiale de la santé. (8”) 9. Afin de nettoyer cette eau, le gouvernement du Sri Lanka s'est adressé à Kamal Melvani, une scientifique défenseur du reboisement, pour trouver une solution. (9.5”)

KAMAL (en anglais): « La première fois que je suis venue, il n'y avait que ce puits ici. » (3.5”)

NARRATION: 10. Un test a montré que l'eau du puits avait six fois plus de nitrates que le niveau de sécurité. (5.5”)

11. Kamal a commencé à planter des arbres ici en se servant d'especes locales et d'une variété d'arbres à croissance lente. Son idée était de créer une mini-forêt. (10.5”)

KAMAL (en anglais): « Ceci produit un tapis épais de racines autour du puits. Donc, quand l'eau de la nappe aquifère peu profonde se répand dans la zone du puits, elle passe en fait à travers les racines à travers ce tapis et elle est filtrée en entrant dans le puits. » (16”)

NARRATION: 12. Son essai a marché et, après neuf ans de tests continus, l'eau du puits est finalement devenue potable. Par ailleurs, les arbres offrent aussi d'autres avantages. (10”)

KAMAL (en anglais): « Tout est utile dans le plan de ce paysage. On peut y trouver des médicaments, du bois de construction, du bois à brûler, ou de quoi manger. Et cette plante, tout particulièrement son fruit, est utilisée comme médicament pour la toux et les gorges enflammées. » (15.5”)

NARRATION: 13. Grâce à l'aide du Programme de micro-crédits facilités par le Fonds pour l'environnement mondial, Kamal a lancé un programme pour enseigner sa méthode aux villageois et aux écoliers. (9.5”)

14. Shireen Samarasuriya est la Coordinatrice nationale du Programme de micro-crédits. (6”)

SAMARASURIYA (en anglais): « Maintenant, que ce soit dans les écoles ou ailleurs, et même si le programme prend fin, les gens sauront comment le continuer et le reproduire pour obtenir une meilleure qualité d'eau potable à usages multiples. » (15”)

NARRATION: 15. Le programme a aidé les villageois à planter près de 6.000 arbres autour des puits des écoles, des zones publiques, et des maisons privées comme celle de P. Nandawathie et de son mari. (11”)

LE MARI (en sinhala): « Maintenant, nous pouvons boire cette eau ce qui était impossible avant. » (3”)

NARRATION: 16. Grâce à ce projet, ce couple a aussi pu apprendre la culture organique. (4”)

17. Bien que les arbres puissent aider à résoudre le problème de la contamination, la solution à long terme serait que les agriculteurs remplacent l'utilisation excessive des produits chimiques par une agriculture viable. (12”)

KAMAL (en anglais): « Donc, si ces cultivateurs pauvres peuvent vraiment passer à l'agriculture organique et se faire certifier pour vendre leurs produits à des prix élevés, leur avenir n'en sera que meilleur. » (10.5”)

NARRATION: 18. Ce reportage a été préparé par Patricia Chan pour les Nations Unies. (4”)