ONU Bienvenue aux Nations Unies. C'est votre monde.

Peuples autochtones : les Batwas revendiquent leurs droits

Script

NARRATION: 1. Joseph Kanani vit en squatteur entouré de fermes qui ne lui appartiennent pas. Lui et sa famille nombreuse sont des Batwa, une minorité autochtone du Burundi. Il vit pauvrement dans un village au nord de Bujumbura, la capitale du Burundi, et il explique que sa famille possédait autrefois des terres qui s'étendaient jusqu'aux pieds des collines - mais que tout a disparu. (23”) JOSEPH KANANI (en kirundi): « Nous n'avons pas de terres. Autrefois, nous n'avions pas de représentation gouvernementale et n'importe qui pouvait venir construire en plein milieu de nos terres. Les gens nous traitaient comme des chiens qui ne peuvent pas mordre. » (11”)

NARRATION: 2. L'accès aux terres de cette petite nation centrafricaine est la clé de l'autonomie et c'est donc une source de pouvoir. (4.5”)

3. Les deux communautés principales bantoues les Hutu et les Tutsi sont les groupes dominants traditionnels encore aujourd'hui. (8.5”)

4. La communauté batwa représente 1% de la population et elle est historiquement devenue un groupe de domestiques. Deogratias Waling, du gouvernement local. (6”)

D. NTIKAZOHERA WALING (en kirundi): « Ils n'avaient pas le droit de rentrer dans les maisons des autres. On les prenait pour des retardés sans valeur et sans avenir. Les choses ont changé. On leur rend visite mais le seul obstacle est que les mariages mixtes sont toujours impossibles. » (14”)

NARRATION: 5. Leurs naissances ne sont pas inscrites et les Batwa n'ont pas de statut légal. Ils n'ont donc pas accès aux services publics. (5.5”)

JOSEPH KANANI (en kirundi): « Si je veux voir un médecin, on me demande les papiers d'identité de mes grands-parents pour qu'ils puissent guérir mon enfant. » (5.5”)

NARRATION: 6. Comme il n'a pas de terres à cultiver, Kanani s'en sort en fabriquant des briques pour nourrir sa famille de 3 enfants. Il gagne 45 cents américains par jour - ce qui suffit à peine pour un repas. (8.5”)

7. La majorité des Batwa est analphabète et la plupart des enfants batwa ne peuvent pas rester à l'école. (5.5”)

JOSEPH KANANI (en kirundi): « Nous envoyons nos enfants à l'école mais ils finissent pas arrêter d'y aller après un an ou deux parce qu'ils ont faim. C'est ce qui nous fait le plus de mal. » (9”)

NARRATION: 8. Les femmes batwa sont traditionnellement des potières mais elles comprennent maintenant que leurs enfants ont besoin d'une scolarisation formelle pour s'en sortir dans un monde qui change. (7.5”) 9. Le gouvernement essaie de promouvoir leur participation politique en réservant des sièges à l'Assemblée Nationale pour les membres de la communauté batwa. (8”)

10. Liberate Nicayenzi est l'héroïne des Batwa. En tant que première femme de cette communauté à être membre du Parlement, elle représente les Batwa à l'Assemblée Nationale tout en leur servant de mentor. (10.5”)

LIBERATE NICAYENZI (en français): « Nous avons ce rôle et vraiment c'est cette responsabilité de conscientiser la communauté Batwa de ses droits et de ses devoirs. » (9”)

NARRATION: 11. Isabelle Kempf du Bureau régional des droits de l'homme aide la communauté batwa. (5”)

ISABEL KEMPF (en anglais): « Dans le cas des Batwa, nous créons un forum où ils peuvent se réunir pour s'organiser et apprendre ensemble quels sont leurs droits. Nous leur offrons l'endroit et les opportunités de faire pression sur leurs gouvernements respectifs. » (16”)

NARRATION: 12. Ça risque de prendre des générations avant que les conditions de vie des Batwa n'arrivent à changer car les stéréotypes les maintiennent au dernier rang de la société. Pour Kanani, l'accès à la terre et l'éducation sont les éléments vitaux d'une vie meilleure. (12”)

NARRATION: 13. Ce reportage a été préparé par Christine Wambaa pour les Nations Unies. (4”)