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Soutenir l'emploi des femmes en Palestine

Script

ISTETHKAR ABDELKARIM (en arabe): « Je m'appelle Istethkar Abdelkarim. Je vis à Sebastiah, et j'ai deux garçons et deux filles. » (6.5”)

NARRATION: 1. Il est 6:30 du matin, et Istethkar travaille déjà depuis deux heures. Elle se sert de ses talents de cuisinière à des fins vitales. D'autres femmes comme elle en font autant, et ceci touche la vie de dizaines de milliers de personnes. (12”) 2. Istethkar vit au centre de la Cisjordanie, un territoire palestinien occupé et ravagé par la guerre. Les blocus continus à la frontière ont paralysé l'économie, et rendu la nourriture trop chère pour la plupart des gens. La contribution des femmes aux revenus familiaux est devenue vitale, bien qu'elle demeure encore trop rare. (23”)

ISTETHKAR ABDELKARIM (en arabe): « C'est vraiment dur de gagner de l'argent tous les jours quand on n'a pas de salaire mensuel fixe. » (5”)

NARRATION: 3. La Palestine affiche l'un des taux les plus bas au monde en termes d'emploi à plein temps chez les femmes. En 2010, Istethkar et d'autres femmes comme elle se sont donc faites femmes d'affaires grâce à l'aide de l'Autorité palestinienne et d'ONU Femmes avec le financement du gouvernement de la Norvège. Elle est ainsi devenue un soutien de famille en faisant du pain. (20.5”)

ISTETHKAR ABDELKARIM (en arabe): « Ça m'a d'abord aidé mentalement, et puis aussi financièrement puisque je n'avais jamais gagné d'argent auparavant et que nous dépendions entièrement des revenus de mon mari. » (8”)

NARRATION: 4. Les repas scolaires préparés par des femmes locales comme Istethkar alimentent maintenant le nombre incroyable de 70.000 écoliers en Cisjordanie. (8”)

5. Mais il ne s'agit pas seulement de chiffres. Dans une région où l'alimentation est limitée, il est crucial d'assurer la valeur nutritive des aliments que les enfants mangent. Depuis le début du projet, le taux d'anémie une maladie qui empêche les enfants d'apprendre est tombée d'un enfant sur quatre à un nombre extrêmement réduit. (19”)

ALIA EL-YASSIR (en anglais): « On veut s'assurer que leur alimentation est à un niveau qui leur permettra d'obtenir d'excellents résultats scolaires. » (6”)

NARRATION: 6. Alia El-Yassir est la directrice d'ONU Femmes dans le territoire palestinien occupé. ONU Femmes soutient l'emploi les femmes de la campagne afin qu'elles s'occupent des cantines scolaires. (10”)

ALIA EL-YASSIR (en anglais): « Les résultats sont visibles chez les individus aussi bien dans les familles que dans les communautés. La première priorité de ces femmes et de ces communautés, c'est d'avoir une source de revenus sur laquelle elles peuvent compter. » (14.5”)

NARRATION: 7. Ce sentiment est partagé par ce groupe dans l'un des 17 Centres pour femmes de Sabaya qui bénéficie du soutien d'ONU Femmes. Elles préparent ici les repas quotidiens de 1.500 écoliers. (11”)

8. Avec l'argent qu'elle gagne à la cantine scolaire, Istethkar a pu ouvrir une petite boutique qui est tenue par son mari. Elle peut aussi envoyer ses enfants au lycée. (10.5”)

ISTETHKAR ABDELKARIM (en arabe): « J'étais timide avec les gens, mais je suis devenue plus forte et j'ai plus confiance en moi. J'espère que mon travail va continuer, que ça ira de mieux en mieux, et que je pourrai continuer à travailler tout le reste de ma vie. » (14”)

NARRATION: 9. La nouvelle indépendance économique offre à Istethkar, et à 200 autres Palestiniennes, ainsi qu'aux milliers de personnes qui dépendent d'elles, une lueur d'espoir pour l'avenir de ce territoire en difficulté. (12”)

10. Ce reportage a été préparé par Gill Fickling pour les Nations Unies. (4.5”)