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Exilés, en quête d'une vie meilleure

Script

NARRATION: 1. La frontière pour passer du Guatemala au Mexique est très fréquentée... mais beaucoup d'immigrants désespérés de la passer préfèrent prendre une route clandestine... en traversant la rivière. (10.5”) 2. Avant d'aller vers le nord, certains se reposent au Refuge des immigrants à Belen dirigé par le Père Flor Maria. Il a du mal à croire au nombre d'immigrants qui lui parviennent de continents lointains. (10.5”)

LE PÈRE FLOR MARIA (en anglais): « Nous accueillons des gens du Bangladesh, du Népal, du Pakistan, du Nigéria, de la Jordanie, de la Corne de l'Afrique ... beaucoup, beaucoup de gens. » (13”)

NARRATION: 3. Des centaines de milliers d'immigrants d'Amérique latine entrent au Mexique chaque année. Ils sont rejoints de plus en plus par des Africains et des Asiatiques qui fuient la pauvreté et les dangers mortels de leurs pays. (12.2”)

VINCENT SSONKO (en luganda): « Ils se sentent plus qu'abandonnés, expulsés, et ignorés par un pays et une patrie. Ils arrivent comme des orphelins. » (18”)

NARRATION: 4. Joao Ramirez était soldat dans son pays natal de Guinée équatoriale, une petite nation de la côte occidentale africaine. Son cauchemar a commencé après avoir joint le parti politique de l'opposition dont son père était membre. (12.2”)

JOAO RAMIREZ (en espagnol): « Mon père n'a jamais accepté l'abus et les violations des droits de l'homme pratiqués en Guinée équatoriale. C'est pourquoi ils ont assassiné ma famille. » (9.5”)

NARRATION: 5. Joao a perdu sa mère, son père et ses frères. Il dit qu'il a été incarcéré et brutalement torturé. (6”)

JOAO RAMIREZ (en espagnol): « J'ai encore des cicatrices des brûlures électriques sur mon dos, comme celle-ci qu'ils ont faite avec un fil de fer. » (6”)

NARRATION: 6. Joao dit qu'il a été exilé et qu'il s'est rendu en Colombie en Amérique du sud. Comme beaucoup d'autres Africains, il a pris la route du nord vers l'Amérique centrale, en parcourant des kilomètres de jungle et en dormant dans des cimetières. Il est entré au Mexique sur un radeau, s'est présenté aux autorités, et a demandé l'asile politique. (20.5”)

7. Mais beaucoup d'Africains et d'Asiatiques ne viennent pas pour rester - ils se dirigent vers les États Unis. (5.2”)

IMMIGRANT ÉRYTHRÉEN (en anglais): « Nous espérons rester. » (2”)

NARRATION: 8. Les familles de ces deux jeunes Érythréens ont payé des passeurs pour les amener de l'autre côté de la planète. (5.3”)

IMMIGRANT ÉRYTHRÉEN (en anglais): « Probablement 22.000 dollars. » (1”)

FEMME POSE UNE QUESTION (en anglais): « C'est ce que ça vous a coûté jusqu'ici? » (1.2”)

IMMIGRANT ÉRYTHRÉEN (en anglais): « Oui, pour venir du Soudan, jusqu'ici. » (3”)

HANS HARTMARK (en anglais): « C'est malheureux que des gens soient obligés de vivre dans des conditions aussi misérables. » (3.8”)

NARRATION: 9. Au sud du Mexique, Hans Hartmark dirige le bureau de l'Agence des Nations Unies pour les réfugiés. Il pense que le prix est élevé pour les Africains qui veulent se rendre aux États Unis. (8.2”)

HANS HARTMARK (en anglais): « Pour financer leur passage, ils doivent normalement payer d'avance des fortes sommes d'argent qu'ils doivent parfois emprunter. C'est ainsi qu'ils s'endettent ainsi que leurs familles qui restent derrière. » (13”)

NARRATION: 10. Le Mexique a réussi à Joao. Il enseigne l'anglais dans ce lycée. Les autorités mexicaines ont compris que sa peur d'être persécuté avait du mérite et lui ont accordé l'asile. Le mieux est que, après trois ans de séparation, il a pu retrouver sa femme et ses filles. Mais sa patrie lui manque. (20.5”)

11. Ce reportage a été préparé par Susan Farkas pour les Nations Unies. (4.5”)