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Promouvoir les énergies durables au Pakistan

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NARRATION: 1. Sur le haut plateau des montagnes du Pamir au Tadjikistan, cette petite plante appelée ‘teresken' a survécu à des siècles d'hivers rudes et d'étés extrêmement chauds. (11”) 2. Khudodod Aknazarov est un expert de l'Institut biologique du Pamir. (4.5”)

LE PROFESSEUR AKNAZAROV (en russe): « Le teresken est tout d'abord très important comme aliment pour le bétail. Ensuite, il empêche la détérioration des pâturages. Si nous détruisons le teresken, la désertification suivra. » (14”)

NARRATION: 3. Mais aujourd'hui, cette petite plante n'est que l'une des seules sources d'énergie dont les gens des villages voisins peuvent se servir. Après l'effondrement de l'Union soviétique, la petite ville de Murghab au Tadjikistan a connu une augmentation de la pauvreté et une importante pénurie d'énergie. (16”)

4. Orozobai Arzibaev et ses voisins payent ensemble l'essence dont ils ont besoin pour aller chercher du teresken dans la montagne. (6.5”)

OROZOBAI (en kyrgyz): « Ceux qui creusent bien arrivent à ramasser jusqu'à 5 faisceaux ... qui sont lourds, ... difficiles à porter ... et à monter sur le camion. » (15.5”)

« J'ai mal aux reins quand nous faisons ce travail. Je n'arrive pas à me coucher. J'ai mal jusqu'au lendemain matin. Mais si nous ne venons pas faire ça ici, nous allons mourir de faim. Nous devons continuer à nourrir nos enfants. Je suis devenu extrêmement fatigué durant ces 15 dernières années. » (18.5”)

« Nous n'aurions pas à venir ici si nous avions du charbon, l'électricité et tout le reste. » (4”)

NARRATION: 5. D'après les experts, 1.200 hectares de terre ont déjà été détruits dans le Pamir oriental. (6”)

LE PROFESSEUR AKNAZAROV (en russe): « Nous étudions l'étendue de territoire qui pourrait être utilisée pour l'élevage des troupeaux afin d'enrayer cette détérioration. » (11.5”)

NARRATION: 6. Le Professeur Aknazarov travaille avec le PALM - le Projet de gestion des terres au Palmir Alaï - qui bénéficie du soutien du Bureau d'étude de l'environnement global ainsi que du PNUE, le Programme des Nations Unies pour l'environnement. Ce projet est coordonné par l'Université des Nations Unies. Les villageois sont encouragés à planter des graines de teresken pour que des nouvelles plantes puissent remplacer celles récoltées. (22”)

7. Le PALM aide aussi à trouver une alternative aux récoltes de fourrage, une gestion viable des pâturages, et des sources d'énergie renouvelable. (8”)

BOLOTBEK TOROGELDIEV (en russe): « Pour nous, c'est un vrai cadeau de la nature. » (3”)

NARRATION: 8. Bolotbek Torogeldiev gère les installations de la source d'eau chaude et il pense que la population locale commence à exploiter le chauffage géothermique. (8”)

BOLOTBEK TOROGELDIEV (en russe): « La source d'eau chaude se trouve à Vilusoata à 380 mètres d'ici. La température de l'eau atteint presque les 90 degrés. Grâce à ce système de tuyaux, tout peut être chauffé la maison, les yurts, ainsi que les deux serres ... Ces serres nous aident à faire pousser des légumes et nous pouvons y rester au chaud durant l'hiver. Ici, la température descend à moins 37 degrés durant l'hiver mais il fait entre 18 et 20 degrés dans cette pièce. » (38”)

NARRATION: 9. Alors que des hivers rudes s'annoncent, certains continuent de vendre leur récolte de teresken pour un dollar le faisceau. (8”)

10. Il est donc vital de donner aux habitants des montagnes du Pamir un choix de sources d'énergie si on veut réduire leur dépendance vis-à-vis du teresken et si on veut soutenir la viabilité de leurs terres et le retour à des jours meilleurs. (13”)

11. Ce reportage a été préparé par Luis Patron pour les Nations Unies. (5”)