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Les droits des femmes qui travaillent chez elles au Cambodge

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NARRATION: 1. Phnom Penh la capitale animée et bruyante du Cambodge. C'est aussi le centre économique de cette nation en développement qui attire chaque année une foule de citoyens en quête d'un travail et d'une vie meilleure. (16.5”) 2. C'est ce qui a amené Yun Sophea il y a dix ans. Elle a 44 ans, son mari l'a abandonnée, et elle venue dans cette ville avec ses 4 enfants en campant dans la gare ferroviaire. (14”)

YUN SOPHEA (en khmer): « C'était très difficile. Je ne savais pas où aller ni comment gagner de l'argent pour acheter à manger, et mes enfants étaient si petits. C'était très difficile. » (9”)

NARRATION: 3. Mais Sophea a eu de la chance quand elle a trouvé une organisation qui lui a donné un refuge temporaire pour elle et sa famille et qui lui a appris à faire des bijoux et des jouets fabriqués à la main. Ses revenus l'ont rapidement aidé à payer le loyer d'une modeste demeure à 20 dollars par mois. (19.5”)

4. Son besoin de survie a poussé Sophea dans les rangs des milliers de Cambodgiens qui travaillent à plein temps dans un secteur non-officiel, celui de ceux qui travaillent dans des petits emplois d'entrepreneurs sans protection ni réglementation gouvernementales. En fait, on estime que 85% de la force ouvrière cambodgienne est faite d'ouvriers sans statut dont un grand nombre travaillent chez eux. Men Sinoeun est le Directeur de l'Association des artisans cambodgiens, et il pense que plus de 70% des membres producteurs sont des femmes qui luttent pour sortir de la pauvreté . (37”)

MEN SINOEUN (en anglais): « Nous sommes fiers de pouvoir aider un certain nombre de gens à trouver du travail et à sortir de la pauvreté. » (6.5”)

NARRATION: 5. L'association des artisans œuvre pour aider aux environs de 50 groupes membres à échanger des informations, augmenter leur productivité et les revenus des ouvriers comme ceux de Villageworks, une coopérative qui se trouve à 2 heures de Phnom Penh. (15”)

6. Bien que beaucoup d'ouvrières qui travaillent chez elles au Cambodge et de par l'Asie du Sud-Est aient des arrangements flexibles dans leur travail, elles sont souvent les seules membres de leurs familles à gagner de l'argent et, sans sécurité, elles se retrouveraient en risque de crise comme l'explique Jean D'Cunha de l'UNIFEM, le Fonds de développement des Nations Unies pour la femme. (19”)

JEAN D'CUNHA (en anglais): « Il y a un manque de protection légale et sociale, et un manque de mécanismes pour les conventions collectives. Elles sont sujettes aux abus sexuels et physiques. » (7”)

NARRATION: 7. Et c'est un facteur que Sineoun essaie de changer grâce à l'aide de Homenet, une organisation régionale qui conseille les ouvriers sur leurs droits du travail. (9.5”)

8. Homenet invite des experts pour enseigner aux chefs de groupes comment obtenir des salaires équitables, une éducation, le droit d'exprimer leurs opinions et leurs soucis, ainsi que les moyens qui permettent d'améliorer les conditions de sécurité au travail. (13”)

9. Sophea a aussi pris des cours avec Homenet et elle a même formé son propre groupe pour faire des bracelets. Le fait d'avoir appris quels sont ses droits en tant qu'ouvrière à la maison lui a donné la confiance dont elle a besoin pour maintenir sa famille au-dessus du seuil de la pauvreté. Ses quatre enfants vont à l'école et ils ont récemment emménagé dans un appartement plus neuf et mieux éclairé. (21”)

YUN SOPHEA (en khmer): « Ma vie s'améliore parce que je cherche à savoir quels sont mes droits. Nous ne pouvons plus dire que nous n'avons aucun droit. » (6.5”)

NARRATION: 10. Mais le travail n'a fait que de commencer. Ce qu'il faut est une reconnaissance nationale de l'énorme contribution faite à l'économie par les ouvriers qui travaillent chez eux, ainsi que du poids politique qui l'accompagne comme l'explique D'Cunha. (12”)

JEAN D'CUNHA (en anglais): « Il y a besoin de créer un espace pour les ouvrières qui travaillent chez elles, afin qu'elles puissent trouver une place à la table politique où les législations et les programmes sont formulés. » (8.5”)

NARRATION: 11. Quant à Sophea, elle aide maintenant les autres de son groupe de fabrique de bracelets à réaliser leur propre potentiel grâce à la connaissance qu'elle a de ses droits dans la force ouvrière. (9.5”)

YUN SOPHEA (en khmer): « Maintenant, je ne perds plus l'espoir et je suis contente. Parfois, nous n'avons pas assez d'argent pour une courte durée, mais nous arrivons à gagner de l'argent par la suite. Nous ne sommes plus à court d'idées comme avant. » (15.5”)

NARRATION: 12. Ce reportage a été préparé par Bree Fitzgerald and Leigh Devine pour les Nations Unies. (4.5”)