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Congo : aider les victimes des viols à reconstruire leurs vies

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SON INTER: BRUITS D'HÉLICOPTÈRE

NARRATION: 1. Le Sud-Kivu un coin isolé du vaste pays de la République démocratique du Congo. Cette région est belle et paisible. Mais il n'en est pas de même pour les gens qui y vivent. (13”) 2. Leur histoire est celle de la violence de la guerre et de vies détruites par les viols brutaux commis par les gangs armés et les soldats qui se battent pour un territoire riche en minéraux. (11.5”)

3. Ici - qu'on soit jeune ou vieux, homme ou femme - personne n'est en sécurité. (4”)

JEANNE (en swahili): « Ils m'ont attachée et laissée là pour que tout le monde puisse me violer. » (3.5”)

NARRATION: 4. Jeanne Mukuninwa s'est retrouvée enceinte. Mais elle a été vicieusement attaquée une seconde fois quelques mois plus tard ... son corps et sa vie détruits par les membres de la milice armée qui l'ont violée. (13.5”)

KYUNG-WHA KANG (en anglais): « Nous avons tellement entendu parler de ce défi des viols collectifs en République démocratique du Congo, mais la voix des victimes est ce qui manquait. La communauté internationale et les gens concernés se rendent sur place pour écouter ces histoires horribles. Et alors? Qu'est-ce que ça change à leurs vies? » (18.5”)

NARRATION: 5. Une équipe des Nations Unies dirigée par Kyung-Wha Kang, la Haut commissaire adjointe aux Droits de l'homme de l'ONU, rencontre des victimes de la violence sexuelle pour les aider à ce que justice soit faite. (10.5”)

6. Jeanne est une des 200.000 femmes qui ont été attaquées sexuellement durant ces douze dernières années de guerre. (8”)

7. Un monument a été érigé à Shabunda en témoignage austère de leurs souffrances. (4.5”)

8. Mais leurs souffrances ne disparaissent pas après la violence car les victimes doivent encore vivre avec les séquelles traumatiques, la honte et l'infamie comme l'explique Mongu Akenkua. (8”)

MONGU AKENKUA (en swahili): « Nous souffrons quand nous sommes identifiées au sein de la communauté comme si nous avions voulu que ces abus nous soient arrivés. Un mari dira qu'il ne veut pas de « l'épouse » des rebelles. Le mari vous abandonne. Des enfants de rebelles naissent. Vous nous dites que vous nous offrez des conseils et que nous ne devrions pas faire de discrimination contre les enfants que l'on n'a pas voulu ... mais tout le monde sait déjà comment ils ont été fait. » (20.5”)

SON INTER

NARRATION: 9. Ici, dans le village de Songo Mboyo, un comité des Nations Unies parle du besoin de changer les attitudes sociales qui stigmatisent les victimes du viol ainsi que leurs familles. (9”)

KYUNG-WHA KANG (en anglais): « Les femmes qui sont victimes ne devraient pas être stigmatisées, et ces femmes courageuses méritent tout le soutien qu'on peut leur offrir. » (6”)

NARRATION: 10. Les femmes apprécient l'aide qu'on leur donne. Comme besoins prioritaires, elles ont choisi l'éducation pour les enfants, la santé et la recherche de la justice. (10.15”)

11. Les Nations Unies recommandent au gouvernement d'établir un fonds de réparation avec le soutien de la communauté internationale. (7”)

KYUNG-WHA KANG (en anglais): « Il ne s'agit pas simplement d'une aide. C'est une réparation que le gouvernement doit aux victimes de crimes pour les aider à se rétablir autant que possible et à retrouver le niveau qu'elles avaient avant que les crimes n'aient eu lieu. » (15”)

NARRATION: 12. En février, les Nations Unies ont donné ce bateau aux femmes de Songo Mboyo et elles vont s'en servir pour transporter leurs marchandises qu'elles vendent dans les marchés locaux. Les femmes du village disent que ce bateau les aidera à retrouver leur dignité qui a été perdue avec tant d'autres choses lorsque les viols collectifs se sont passés en 2003. (19.5”)

13. Ce reportage a été préparé par Christine Wambaa pour les Nations Unies. (5”)