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Les soins médicaux d'urgence à la suite du séisme en Haïti -- Haïti

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NARRATION: 1. Avant le tremblement de terre, Haïti était déjà la nation la plus pauvre de l'hémisphère occidentale et son système de soins médicaux était extrêmement stressé. Mais maintenant, 8 hôpitaux sur 11 ont été détruits et des centaines de milliers de personnes blessées dans le séisme ont désespérément besoin d'aide. (18.5”) 2. Des cliniques de fortune ont été montées dans la rue et les médecins y font des opérations complexes sur-le-champ avec peu de fournitures médicales et même sans anesthésiants. Le médecin Luc Beaucourt. (12”) LUC BEAUCOURT (en anglais): « Il y a principalement des fractures, des fractures ouvertes. Beaucoup de blessures sont ouvertes, des blessures intestinales, des blessures très grandes, beaucoup de traumatismes, des traumatismes crâniens. » (9.5”) NARRATION: 3. Lorsque les conditions hygiéniques sont lamentables, les petites blessures peuvent devenir mortelles si elles sont ouvertes et deviennent infectées. De plus, beaucoup de Haïtiens sont séropositifs au SIDA, ont le cancer ou sont diabétiques – et ils deviennent des cas de vie ou de mort lorsqu'ils n'ont plus accès à leurs médicaments. (16.5”) 4. L'OMS – l'Organisation mondiale de la santé – fournit aux cliniques improvisées les médicaments de la pharmacie centrale nationale de Port-au-Prince, et a expédié des fournitures supplémentaires à des dizaines de milliers de gens. (13”) 5. L'OMS coordonne le travail de 55 organisations et d'agences d'aide pour assurer les soins de santé primaires. La solidarité internationale a été essentielle pour répondre à l'échelle des besoins. (13”) 6. Peu de jours après le séisme, 1.000 lits d'hôpital pour les blessés de Haïti sont arrivés sur l'hôpital flottant du USNS Comfort, un super bateau-citerne reconverti. Ses 12 salles d'opération sont restées constamment occupées à soigner les patients dont certains s'étaient retrouvés écrasés sous les décombres pendant 5 jours. Le Capitaine de corvette et docteur Mill Etienne. (22”) MILL ETIENNE (en anglais): « Les jambes meurent donc dans beaucoup de cas. Et ces jambes mortes augmentent le risque d'infection. Et cette infection dans la jambe peut finir par tuer le patient. Nous sommes donc obligés de faire beaucoup d'amputations. » (12”) NARRATION: 7. La thérapie physique pour les amputés n'est que l'un des nombreux besoins qu'ont les Haïtiens blessés pour arriver à se rétablir. D'ici peu, les hôpitaux de campagne seront fermés et le long chemin de la reconstruction de l'infrastructure médicale pourra commencer. Le but est de commencer lentement à redonner les soins médicaux de base. (18”) 8. Pendant ce temps, la solidarité internationale a fait des petits miracles, comme dans cet hôpital de campagne israélien qui a été monté dans l'un des quartiers les plus pauvres de Port-au-Prince. Le pédiatre Tarif Bader. (12.5”) TARIF BADER (en anglais): « Ce petit bébé est arrivé ici avec une infection grave à la jambe. La décision aurait facilement pu être prise d'amputer cette jambe. Nous avons consulté des orthopédistes et avons décidé de lui administrer une série d'antibiotiques et d'essayer de sauver sa jambe. » (19”) NARRATION: 9. L'hôpital tourne 24 heures sur 24 pour assurer des soins spécialisés à 250 patients dont un grand nombre demeurent dans des conditions désespérées. Cinq patients y sont décédés – mais trois bébés y sont nés en offrant un petit signe d'espoir. (15”) 10. Ce reportage a été préparé par Ingrid Kasper pour les Nations Unies. (4”)

15 février 2010 -

Après que 8 hôpitaux sur 11 aient été détruits et alors que des centaines de milliers de blessés avaient un besoin désespéré d'aide immédiate, la réponse médicale d'urgence à la suite du tremblement de terre est devenue un exemple de solidarité internationale. Depuis les cliniques de fortune montées dans les rues aux salles d'opération hautement perfectionnées des bateaux hospitaliers de la Marine américaine, la mission des personnels médicaux est devenue une course contre le temps.

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