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Les pâturages du Kirghizistan sous la menace des changements climatiques -- Kirghizistan

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ANARKUL (en kyrgyz): « Je m'appelle Anarkul Bakirdynova. J'ai 37 ans. J'ai 3 filles et 2 fils. Cette fille s'appelle Aidana. Elle a 5 ans. Mon fils le plus âgé en a 17. Mon mari s'appelle Dootkasy. Nous emmenons tous les deux les troupeaux paître. » (14”) NARRATION: 1. Les gardiens de troupeaux du Kirghizistan parcourent l'intérieur des montagnes de Tian Shan depuis des siècles. Ils ont survécu les climats rigoureux en suivant l'herbe et la pluie, et en déménageant leurs logis transportables - ou yurts – avec les changements de saisons. (13”) 2. Mais aujourd'hui, les prairies du Kirghizistan disparaissent à une vitesse alarmante et l'avenir est devenu incertain. (6”) 3. Anarkul et sa famille ont constaté des changements anormaux dans les prairies des montagnes. (5”) DOOTKASY (en kirghiz): « Les sapins se font rares et il y a moins d'eau. Les changements de climat se sont déjà fait sentir. Les glaciers environnants ne fondaient jamais l'été mais ils sont secs maintenant. Ils ont complètement disparu. » (17.5”) ANARKUL (en kirghiz): « Le temps est resté sec l'an dernier. Il n'a pas plu et l'herbe s'est desséchée. Les troupeaux ont souffert du manque d'herbe et ont produit moins de lait. Des bêtes sont mortes et les juments ont eu moins de poulains. Notre troupeau est donc devenu plus petit. » (24”) NARRATION: 4. La vie n'a jamais été facile pour les familles de gardiens de troupeaux mais les changements climatiques empirent tout. (6”) 5. Un rapport de la République du Kirghizistan à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques a indiqué en 2009 que la superficie des zones arides et semi-arides de ce pays devraient doubler durant le prochain centenaire en desséchant peut-être même les prairies des montagnes. (15.5”) 6. La détérioration des pâturages a commencé à l'époque des soviets lorsque les troupeaux étaient trop nombreux pour ces pâturages des montagnes et que les gardiens de troupeaux étaient forcés de changer leurs coutumes ancestrales. (10.5”) DOOTKASY (en kirghiz): « Autrefois, nous avions des programmes de broutement très précis. Nous continuons d'essayer de les maintenir mais certains gardiens n'y arrivent pas parce qu'ils n'ont ni les moyens techniques ni les ressources économiques. » (15.5”) NARRATION: 7. Comme les pâturages deviennent de plus en plus vulnérables aux changements climatiques, Dootkasy pense qu'il va falloir organiser plus que jamais un effort pour que les prairies puissent continuer de servir de pâturage de façon viable. (11.5”) DOOTKASY (en kirghiz): « Il y a les pâturages d'hiver, d'¬été et de printemps. Il faut choisir les pâturages qui sont bons pour l'élevage. Il faut aussi choisir les pâturages pour les périodes pluvieuses et les périodes de chaleur. » (15”) NARRATION: 8. La rotation des pâturages permet à l'herbe de repousser. Les gardiens de troupeaux changent aussi leurs programmes de broutement pour s'adapter au climat qui devient de plus en plus chaud. (10.5”) 9. La famille de Dootkasy suit la sagesse traditionnelle en faisant de son mieux pour s'adapter au changement climatique. (7.5”) 10. Ils vont de plus en loin et alternent leurs pâturages plus souvent. En suivant la coutume et les règles traditionnelles qui ont aidé leurs ancêtres à nourrir leurs troupeaux et leurs familles à travers les âges, Dootkasy et Anarkul espèrent que - grâce aux actions incentives qui viennent en aide aux coutumes traditionnelles - les prairies survivront en maintenant leur style de vie ancestrale. (22”) DOOTKASY (en kirghiz): « Nous sommes unis avec la forêt et avec la nature. Et la nature est unie avec nous. » (4.5”) 11. Ce reportage a été préparé par Ivan Golonev et Citt Williams pour les Nations Unies. (5”)