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Les cabanes de la paix au Libéria -- Libéria

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NARRATION: 1. On pourrait se croire au paradis ... mais l'enfer a régné ici pendant plus de 14 ans. (6.5”) 2. Le Libéria - un pays d'Afrique occidentale - a été ruiné par une guerre civile sanglante qui a commencé au début des années 1990. (7”) 3. Près d'un quart de million de personnes ont été tuées, et on pense que 40% des femmes du Libéria ont été attaquées. Le viol a servi d'arme de guerre. (10.5”) 4. Le massacre a finalement cessé en 2003 mais l'héritage de la violence contre les femmes continue. Aujoud'hui, le taux de violence sexuelle reste incroyablement élevé, et 40% des victimes du viol ont moins de 12 ans. (15.3”) IZEDUWA DEREX-BRIGGS (en anglais): « Si nous ne faisons pas face au problème de la violence sexuelle, le sentiment de sécurité n'existera pas et on ne pourra pas prétendre vivre en paix. » (7”) NARRATION: 5. Au Libéria, Izeduwa Derex-Briggs dirige le bureau d'ONU-femmes et elle dit qu'il est difficile que justice soit faite pour les femmes dans ce pays d'après-guerre. L'accumulation des dossiers en retard est énorme. Les arrestations et les condamnations sont rares - ce qui donne une illusion d'impunité. (16.8”) 6. C'est particulièrement vrai dans la zone rurale extrêmement vaste du Libéria où l'accès à la justice est terriblement limité - comme l'explique Ellen Johnson Sirleaf, la Présidente du Libéria et la seule femme à être élue chef d'état en Afrique. (13”) LA PRÉSIDENTE SIRLEAF (en anglais): « Nous avons encore beaucoup de chemin à faire pour que le système judiciaire arrive à fonctionner normalement dans les zones rurales, mais le processus a commencé. » (7.5”) NARRATION: 7. ... en commençant par ces femmes de la campagne qui aident à combler le fossé avec ce qu'elles appellent ici des ‘Cabanes de la Paix'. (6.5”) NARRATION: 8. Ces femmes - toutes vêtues de t-shirts blancs - servent en même temps de ‘cour de justice' et de ‘police communautaire'. (6”) IZEDUWA DEREX-BRIGGS (en anglais): « Quand elles entendent la police dire qu'il n'y a pas de preuve, elles disent: ‘Comment se fait-il? Venez nous voir et nous vous en donnerons'. Et ces femmes ne sont même pas allées à l'école! » (8”) NARRATION: 9. Les cas de violence et de problèmes domestiques sont présentés ici par des femmes ... pour être résolus par des femmes. (6.4”) IZEDUWA DEREX-BRIGGS (en anglais): « Imaginez-vous 50 femmes qui se rendent ensemble chez un homme pour lui dire: ‘Tu la touches encore une fois et on t'emmène à la police.' Les femmes qui ont connu la guerre prennent maintenant leur propre sécurité en main et disent: ‘Non, nous n'allons pas permettre que ça continue.' » (15.5”) NARRATION: 10. Des femmes comme Ma Annie qui dirige une des 30 Cabanes de la Paix de ce pays. (5.5”) MA ANNIE (en anglais): « Il suffit simplement de dire la vérité, de voir qui a raison et qui a tort. À la fin de la journée, il y aura un verdict. » (6.5”) NARRATION: 11. Et c'est ce sur quoi comptent les femmes comme Sophie. (3.2”) SON INTER D'ANNIE: « Sophie, asseyez-vous! » NARRATION: 12. Dans son cas, son ancien mari refuse de lui payer la charge de ses enfants et elle dit que ceux-ci en souffrent. (6”) SON INTER D'ANNIE: « Sophie, je veux savoir combien de temps vous avez vécu avec cet homme ? » RÉPONSE DE SOPHIE: « 10 ans. » (7”) NARRATION: 13. L'ancien mari de Sophie est poursuivi par des femmes ... et escorté à la Cabane de la Paix. Lui aussi doit répondre à des questions. (6.3”) SON INTER D'ANNIE: « Prenez le temps de nous expliquer ce qui s'est passé entre vous et ces femmes. Vous comprenez? » (4”) NARRATION: 14. À la fin de la journée, les femmes rendent leur ‘verdict'. Le mari accepte leur demande de payer 500 dollars par mois à Sophie, et il signe leur contrat. (10”) 15. D'après Ma Annie, les femmes l'emportent presque tout le temps mais la question demeure: ‘Pourquoi est-ce que les hommes les écoutent?'. (6”) 16. Elle dit que la réponse est simple car, s'ils ne respectent pas les verdicts, les femmes de la communauté continueront de les harceler ... (6.7”) MA ANNIE (en anglais): « Les hommes nous écoutent. Nous n'avons jamais eu de problème. Non! Aucun de ces cas ne nous sont revenus. Quand nos les avons réglés, nous faisons la paix et c'est terminé. » (10.5”) NARRATION: 17. Mais les gens du Libéria savent que le travail visant à assurer la vraie sécurité ne fait que commencer dans ce pays. Ils disent que la clé du succès est de continuer d'investir dans le pouvoir des femmes. (13.5”) LA PRÉSIDENTE SIRLEAF (en anglais): « Elles prennent position et elles se tiennent debout pour défendre leurs droits. Elles se sont vraiment beaucoup émancipées. » (5.75”) SON INTER DE FEMMES QUI CHANTENT : « Nous voulons la paix, nous voulons la paix. » NARRATION: 18. Ce reportage a été préparé par Andi Gitow pour les Nations Unies. (4.5”)

28 décembre 2011 -

Les violences sexuelles sont un grave problème au Libéria, qui se remet de 14 ans de guerre civile. Pour lutter contre ce fléau, un groupe de femmes a créé les cabanes de la paix, pour servir de cour de justice et de police communautaire : « Imaginez-vous 50 femmes qui se rendent ensemble chez un homme pour lui dire: ‘Tu la touches encore une fois et on t'emmène à la police.' » Les femmes qui ont connu la guerre prennent maintenant leur propre sécurité en main !

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