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Le dépistage mobile du VIH/Sida au Botswana -- Botswana

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NARRATION: 1. Le soleil se lève dans cette réserve du Kalahari Central où se trouvent les Basharwa – ou Bushmen - l'une des tribus les plus inaccessibles du Botswana. (9.5”) 2. À 200 kilomètres de là, des camionnettes de dépistage mobile du VIH essaient de les joindre. Le voyage est long – très long – mais il est essentiel. (10.5”) SON INTER (en setswana): « Nous vous invitons et vous encourageons à venir vous faire tester. C'est le moment! » (3.5”) NARRATION: 3. Un quart de la population de ce pays vit dans des régions isolées sans accès aux services de santé. La clinique la plus proche se trouve à 4 heures de voiture ... ou deux jours à dos d'âne, leur mode de transport principal. (14.5”) 4. Galeakangwe Xomge répond à l'appel pour aller se faire tester dans des tentes montées en cliniques de fortune. (7”) SEGAMETSI SEGOSEBE (en anglais): « Ces gens n'y ont pas accès. C'est pourquoi il est important de leur amener ces services. » (5”) NARRATION: 5. Segametsi Segosebe dirige les unités de dépistage mobile pour Tebelopele, l'une des plus grandes organisations de dépistage du VIH au Botswana. (8”) 6. Et les unités mobiles de ce genre peuvent devenir extrêmement précieuses pour les femmes qui font souvent face à des obstacles uniques lorsqu'il s'agit d'obtenir ces services – comme l'explique Nazneen Damji de l'UNIFEM, le Fonds de développement des Nations Unies pour la femme. (13”) NAZNEEN DAMJI (en anglais): « Ces femmes assurent les tâches domestiques, et ne peuvent pas s'absenter autant que les hommes pour se faire tester. » (6”) NARRATION: 7. Elle explique aussi que d'autres femmes n'ont tout simplement pas d'argent pour voyager. Pour Galeakangwe, c'est la première fois qu'elle peut se faire tester pour le VIH grâce aux unités mobiles. (11”) GALEAKANGWE XOMGE (en setswana): « Je suis juste venue me faire tester pour savoir où j'en suis, pour savoir si j'ai le virus ou non. » (5”) NARRATION: 8. Et tout ce qui se passe dans la tente est confidentiel. (4”) 9. Pendant qu'elle attend d'être testée, une conseillère lui pose des questions sur la manière dont son partenaire pourrait réagir si elle était séropositive. (7.5”) ASSISTANTE MÉDICALE (en setswana): « Vous croyez qu'il acceptera le résultat de vos tests? » (4”) GALEAKANGWE XOMGE (en setswana): « Je ne sais pas s'il l'acceptera ou non. Avec lui, je ne peux pas être sûre. » (3.5”) NARRATION: 10. Et l'acceptation est un vrai souci car beaucoup de femmes du monde entier font face à un risque croissant de violence, d'abus ou de discrimination lorsqu'elles annoncent le résultat. (11.5”) NAZNEEN DAMJI (en anglais): « Beaucoup de femmes seront abandonnées, ne pourront plus retourner chez elles, perdront leur héritage ainsi que tout d'autres droits qui sont légalement les leurs. » (8”) NARRATION: 11. En plus du fait qu'elles amènent le dépistage à la porte de ces gens, les tentes servent aussi de refuge aux femmes qui ont ces craintes. Elles deviennent un endroit privé où les femmes peuvent obtenir des conseils et un soutien. (10.5”) 12. Et Galeakangwe en aura besoin si elle est séropositive. Ce voile d'incertitude se lèvera dans dix minutes. (8.5”) 13. En 2008, les unités mobiles avaient pu joindre 160.000 personnes et, à la fin de cette année-là, un pourcentage étonnant de 95% de la population avait été testé. (11.5”) 14. Mais, malgré le dépistage croissant et les traitements qui s'ensuivent, tout le monde n'a pas accès aux médicaments nécessaires. Et les experts pensent que les femmes continuent d'encourir un risque accru lorsque l'accès aux soins médicaux n'est pas toujours disponible. (15”) 15. Des femmes comme Xloma Ellen Batlhophi qui a été diagnostiquée comme séropositive dans une tente il y a deux ans. (7”) XLOMA ELLEN BATLHOPHI (en setswana): « On m'a dit que j'étais séropositive et qu'il fallait que j'aille dans une clinique. Je n'ai pas pu trouver de moyen de transport avant de tomber malade. » (9”) NARRATION: 16. Quant à Galeakangwe dans la tente, ses dix minutes se sont écoulées et les résultats sont prêts. Sa vie pourrait basculer irrémédiablement à tout moment. (13.5”) GALEAKANGWE XOMGE (en setswana): « J'ai peur. » (1”) GALEAKANGWE XOMGE (en setswana): « Vous attendez que je retire le couvercle? » (2”) CONSEILLÈRE (en setswana): « Oui. » (0.5”) CONSEILLÈRE (en setswana): « Vous comprenez?. » (1”) GALEAKANGWE XOMGE (en setswana): (sourire de soulagement) « Oui. C'est négatif. » (1.5”) NARRATION: 17. Le dépistage est la première étape pour tant de femmes ... (4.5”) 18. ... et un pas important pour aider le Botswana à assurer l'accès universel aux services du VIH. (6”) 19. Ce reportage a été préparé par Susan Forbes et Leigh Devine pour les Nations Unies. (4.5”)