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La protection des enfants aux Kiribati -- Kiribati

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NARRATION: 1. La punition corporelle continue d'être un moyen acceptable de discipliner les enfants dans beaucoup de régions du monde. Aux Kiribati, l'une des nations insulaires du Pacifique les moins développées, les enfants sont souvent battus lorsqu'ils se conduisent mal. (13”) 2. Bas a été abandonnée par ses parents biologiques et elle n'a pas de certificat de naissance. Mais Sana, sa nouvelle mère adoptive, pense que Bas doit avoir deux ans. Elle a déjà beaucoup vécu malgré son jeune âge. (18”) SANA (en Kiribati): « Quand j'ai pris cette fille, ses joues avaient des bleus et il y avait du sang dans le coin d'un de ses yeux. Il y avait des coupures sur ses lèvres et des égratignures profondes sur son dos, ses jambes et son cou. » (14”) NARRATION: 3. Le mari de Sana, l'a vue se faire battre par des gens qui étaient apparemment très ivres. (6”) 4. Sana et son mari ont appelé la police et ont emmené le bébé à l'hôpital. Comme il n'y avait personne pour s'occuper de Bas, la police a demandé à Sana de l'emmener chez elle et de l'intégrer dans sa famille de 7 enfants. (12.5”) 5. Mais Sana et sa famille ont leurs propres problèmes. Après avoir perdu leur maison à cause d'une montée de marée, leur seconde maison s'est elle aussi retrouvée inondée. Ils ont trouvé refuge dans une maison communautaire que l'on appelle une ‘maneaba' où ils font la cuisine, dorment, jouent et prient. Et c'est ici que Bas a trouvé son nouveau domicile. (26.5”) SANA (en Kiribati): « La première fois qu'elle s'est retrouvée chez moi, elle ne pensait pas comme les autres enfants normaux. Elle avait peur des gens et elle préférait rester seule sans que personne ne la touche. » (12.5”) NARRATION: 6. Maintenant, Bas est dans une famille qui s'occupe bien d'elle et qui veut l'élever comme si elle y était née. (5”) 7. Mais le cas est très compliqué parce que la naissance de Bas n'a jamais été inscrite et que sa mère biologique n'est pas facile à trouver. Elle avait vendu Bas au couple brutal pour la somme de 50 cents américains. (12”) 8. Joao Mendes est le Conseiller régional de l'UNICEF pour la Protection des enfants aux Kiribati. (4”) JOAO MENDES (en anglais): « La plupart des gens n'ont jamais été inscrits - les parents, aussi bien que leurs enfants. Ce qui veut dire que nous ne pouvons rien faire en matière d'adoption légale. » (9”) NARRATION: 9. L'UNICEF et le gouvernement des Kiribati œuvrent ensemble pour établir un registre courant des naissances dès que l'enfant est né. (8”) 10. Mais un problème plus fondamental est l'abus de l'alcool aux Kiribati. (4”) 11. Lorsque le cas de Bas est devenu public, les parents adoptifs qui l'avaient maltraitée se sont enfui en laissant peu de choses dans leur maison si ce n'est des bouteilles vides de grog de coconut fait maison. (10.5”) 12. C'est le genre d'alcool que la plupart des gens d'ici boivent et, comme cet alcool est fait maison, sa consommation est difficile à contrôler. (8”) 13. Mais l'alcool aggrave un autre problème qui tourmente les Kiribati – l'approbation de la punition corporelle car même les enfants sont habitués à être battus. (9.5”) JOAO MENDES (en anglais): « Beaucoup disent que c'est bon d'être battu si on a vraiment fait quelque chose de mal. C'est une perception culturelle traditionnelle. » (5”) NARRATION: 14. Mais un progrès important est fait par les anciens du village qui œuvrent avec les autorités pour faire changer la croyance que la punition physique est une forme acceptable de discipline. (9.5”) 15. Et lorsque les enfants sont sujets à la violence, ils sont désormais encouragés à le rapporter. Les femmes du Kiribati suivent aussi la tradition en s'occupant des enfants dans le besoin. (11”) 16. Bas vit maintenant dans un environnement pacifique avec Sana et sa famille, mais l'adoption légale de Bas ne pourra avancer que lorsque sa mère biologique aura été trouvée. Le couple qui a battu Bas est maintenant en cour de justice. (13”) SANA (en kiribati): « Bas et moi sommes toujours ensemble. Si elle me voit, elle vient vers moi et me parle. Elle me dit quand elle a faim ou soif. Elle ne parle à personne, sauf à moi. Partout où je vais, elle est tout le temps avec moi. » (14”) NARRATION: 17. Ce reportage a été préparé par Sasa Gorisek pour les Nations Unies. (4”)