ONU Bienvenue aux Nations Unies. C'est votre monde.

Haïti : La violence contre les femmes est l'ennemi intérieur -- Haïti

Script

NARRATION: 1. La violence contre les femmes et les filles peut arriver n'importe quand et n'importe où dans le monde et, qu'elle soit riche ou pauvre, aucune fille ou femme n'est complètement à l'abri de ce risque. (10.3”) 2. C'est la situation dans laquelle se trouve Haïti aujourd'hui, où le simple fait d'aller faire des courses peut devenir une activité dangereuse pour les filles – m¬ême en plein jour. (8”) KATIANA MOMPLAISIR (en créole): « Lorsque je me suis approchée de la boulangerie, j'ai vu un homme assis que me regardait d'une manière bizarre. » (3.7”) NARRATION: 3. Katiana a 13 ans, et l'homme l'a attrapée quand elle est passée devant lui. (3.1”) KATIANA MOMPLAISIR (en créole): « J'ai commencé à crier. Il a mis une main sur mon cou et l'autre sur ma bouche, et il m'a forcée au sol. Il m'a ensuite demandé de retirer ma culotte. » (9.4”) NARRATION: 4. Elle s'est bravement débattue et a réussi à s'échapper. Cette fois-ci, Katiana a eu de la chance, mais beaucoup d'autres n'en ont pas autant. (6.5”) 5. Ici en Haïti, la violence contre les femmes et les filles est un problème endémique qui existe depuis plusieurs décennies. Mais, depuis que l'énorme séisme de janvier 2010 a décimé l'île en créant une tragédie et une dévastation d'une ampleur sans précédent, la violence contre les femmes et les filles n'a fait qu'empirer. (18.75”) 6. Kathy Mangones de l'UNIFEM, le Fonds des Nations Unies pour la femme, en Haïti: (5.4”) KATHY MANGONES (en anglais): « Lorsqu'ils sont suivis d'interruptions de la vie communautaire, de déplacements de la population, et de ruptures de la sécurité - les désastres naturels créent une ambiance qui favorise la vulnérabilité des femmes et des filles en les exposant à toutes les formes de violence. » (15”) NARRATION: 7. L'UNIFEM offre son soutien aux organisations locales de femmes qui envoient des équipes dans les camps de personnes déplacées pour alerter les femmes des dangers croissants, pour augmenter l'augmentation du nombre de patrouilles de police qui les protègent, et pour offrir des conseils légaux aux victimes. (16.5”) 8. Mais, malheureusement, le chaos qui suit les désastres n'est pas le seul facteur qui expose les femmes et les filles à l'augmentation du risque de la violence. Lamentablement, près des trois quarts des femmes et des filles du monde entier finiront par être battues, violées ou abusées durant le cours de leur vie – et un grand nombre d'entre elles le seront par leur mari ou leur partenaire. (21.5”) 9. Maria Amalia Reyes a été battue par son mari à plusieurs reprises pendant des années, souvent même devant ses enfants en bas âge. (6.6”) MARIA AMALIA REYES (en espagnol): « Il s'enivrait, me battait, mettait son pistolet dans ma bouche et me disait qu'il me tuerait et laisserait les éclaboussures de mon cerveau sur les murs si je me mettais à crier. » (8.7”) NARRATION: 10. On dit qu'ici au Honduras une femme est tuée par son partenaire tous les 20 jours. Quel que soit l'endroit où ça se passe - et qu'elle soit sexuelle ou physique - la violence contre les femmes a un impact dévastateur dans tous les aspects de leurs vies. (15”) GERMAINE CHIRIGIRI (en français): « Suite aux différentes attaques que connaissent les femmes, l'insécurité alimentaire a vraiment bousculé les familles. » (6.5”) NARRATION: 11. Germaine Chirigiri travaille avec une organisation qui aide les vicitimes du viol en République démocratique du Congo où des centaines de milliers de femmes ont été agressées sexuellement durant les 10 années de guerre. (11.45”) GERMAINE CHIRIGIRI (en français): « Elles ne vont plus aux champs, elles ne vont plus dans les marchés où elles avaient l'habitude de s'approvisionner. Elles sont obligées de rester à un endroit où il y a de la sécurité. Pourtant dans cet endroit non plus il n'y a pas tout. » (8”) NARRATION: 12. Lorsque la capacité des femmes à fonctionner normalement est entravée par la violence, les efforts des pays qui essaient de sortir de la pauvreté sont minés de l'intérieur - comme l'explique Maria Jose Alcala de l'UNIFEM. (10.75”) MARIA JOSE ALCALA (en anglais): « Ceci a un effet sur leur contribution à la société et touche aussi l'éducation des filles, la pandémie du VIH et du SIDA, ainsi que la santé des femmes en général. » (9”) NARRATION: 13. La vision des dirigeants politiques est vitale pour aider à lutter contre cette violence et les gouvernements doivent mettre fin à l'impunité dont jouissent les agresseurs. (7.5”) MARIA JOSE ALCALA (en anglais): « Il faut faire respecter la loi. Il faut établir le respect de la loi pour que la violence contre les femmes ne puisse plus être tolérée. » (6”) NARRATION: 14. De plus, elle explique que les programmes éducatifs sont nécessaires pour aider à changer les attitudes. (4.8”) MARIA JOSE ALCALA (en anglais): « Ils ont besoin d'investir dans l'éducation des filles et des femmes, des garçons et des hommes de tous les âges, afin de comprendre que la violence contre les femmes ne peut absolument pas être tolérée. Et c'est quelque chose qui peut être accompli. » (13.75”) NARRATION: 15. Ce n'est qu'avec des efforts concertés de ce genre que les femmes et les filles pourront contribuer pleinement à l'amélioration de leurs propres vies ... et de la vie de ceux et de celles qui les entourent. (10”) 16. Ce reportage a été préparé par Gill Fickling et Leigh Devine pour les Nations Unies. (4.5”)