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Danger pour les pêcheurs au Bangladesh -- Bangladesh

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NARRATION: 1. Mohammed Illias pêche dans le Meghna depuis qu'il a 12 ans. (4”) 2. Il dépend de ce fleuve du Bangladesh pour subvenir aux besoins de sa famille comme son père et les autres l'ont fait avant lui. Mohammed possède un bateau et emploie plusieurs pêcheurs qui sortent en mer pour une dizaine de jours d'affilée afin d'aller pêcher le hilsha, le poisson national du Bangladesh. (19”) 3. Il a remarqué que le climat a changé ces dernières années. (3.5”) MOHAMMED (en bengali): « Quand j'étais enfant et que j'allais pêcher, il y avait des orages mais le vent et les vagues n'étaient pas si fréquents. Maintenant il y a souvent des vagues. Notre situation est devenue plus critique. Nous courons plus de risques qu'avant. » (15”) NARRATION: 4. Le gagne-pain de ces pêcheurs est devenu de plus en plus dangereux. (4”) 5. On pense que les orages plus violents et les cyclones tropicaux plus fréquents au long des côtes du Bangladesh sont le résultat du changement climatique. (8.5”) 6. Ces bateaux de pêche traditionnels sont entièrement faits de bois et, bien qu'ils aient servi les pêcheurs comme il le fallait pendant des générations, ils ne sont plus à la hauteur du climat. (12”) 7. Le bateau de Mohammed a été sérieusement endommagé en 2008. (4”) MOHAMMED (en bengali): « Quand l'accident est arrivé, il y avait 8 ou 10 hommes à bord. Notre bateau a chaviré et nous avons été sauvés par d'autres bateaux qui se trouvaient près de là. J'ai cru que j'allais mourir. Mon cousin et mon oncle ont perdu la vie dans une catastrophe de ce genre et leurs corps n'ont jamais été retrouvés. » (22”) NARRATION: 8. Comme son bateau était inutilisable, Mohammed ne pouvait plus gagner d'argent pour sa femme et ses quatre enfants. (6”) MOHAMMED (en bengali): « Comment est-ce que je pouvais payer pour l'éducation de mes enfants et continuer de faire tourner mon affaire? J'ai eu beaucoup de soucis. » (7”) NARRATION: 9. Mohammed a emprunté de l'argent pour réparer son bateau mais ses soucis ont continué. Même s'il arrivait à construire un nouveau bateau, le risque existerait toujours de couler une fois de plus dans l'un de ces orages qui sont devenus de plus en plus violents au Bangladesh. (14”) 10. Mohammed a entendu parler d'une initiative d'aide pour la construction de bateaux résistants aux orages. (5”) 11. C'est un projet de l'UICN, l'Union internationale pour la conservation de la nature, une organisation internationale qui soutient la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques et dont le but est d'aider les communautés vulnérables à s'adapter et à se préparer aux effets des impacts climatiques. (17.5”) 12. Luftunnahar Azad dirige le Programme de développement socio-économique d'un groupe local qui réalise le travail. (7.5”) LUFTUNNAHAR AZAD (en bengali): « Nous avons choisi cinq des propriétaires de bateaux les plus vulnérables. Leurs bateaux ont été réparés avec des serre-câbles métalliques qui empêcheront le bateau de chavirer, et nous leur avons donné des cours pour leur montrer ce qu'il faut faire. » (28.5”) NARRATION: 13. Mohammed doit encore verser 1.500 dollars américains mais il arrive à rembourser sa dette petit à petit et il a moins de soucis qu'avant. (9.5”) MOHAMMED (en bengali): « Il y a maintenant une ceinture métallique autour du bateau. Elle est forte et je me fais moins de soucis. Je peux aller plus loin et attraper plus de poisson. » (18”) NARRATION: 14. Maintenant que le changement climatique est devenu une réalité croissante pour les habitants du Bangladesh, les projets d'adaptation comme celui-ci sont devenus une nécessité. (8.5”) 15. Et, grâce à l'aide des bateaux fortifiés, les pêcheurs comme Mohammed peuvent désormais aller pêcher sans crainte dans les eaux plus agitées du Bangladesh. (7.5”) 16. Ce reportage a été préparé par Megumi Nishikura et Luis Patron pour les Nations Unies.