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Défendre les droits terriens des femmes au Malawi -- Malawi

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SON INTER: CHANTS À L'ÉGLISE NARRATION: 1. Lorsque Nolia Jere, une agricultrice du nord du Malawi, a perdu tout ce qu'elle avait, ce n'était pas à cause de la guerre, de la maladie ou de tout autre désastre naturel. Ce sont les lois tribales qui lui ont tout fait perdre. (12”) 2. Après le décès de son mari, son beau-frère lui demanda de l'épouser – ce que Nola refusa de faire, et ce qui l'a été obligée à partir de chez elle en perdant ses terres et même ses enfants au bénéfice de sa belle-famille. (12”) NOLIA (en chichewa): « Il me maltraitait. Il arrachait mes vêtements pour les échanger contre de la bière. Il m'a rendu la vie impossible. » (8”) NARRATION: 3. Le Malawi, au sud de l'Afrique, est une société principalement agricole et près des deux tiers de sa population de 13 millions d'habitants vivent dans des zones rurales. Ils habitent des terres tenues par des villages et administrées par des chefs tribaux – qui sont tous des hommes. (15”) 4. La tradition fait que les hommes sont propriétaires de tout – même de leurs femmes et de leurs enfants. Lorsqu'un homme meurt, ses propriétés passent à l'homme qui lui succède dans la famille. (8.5”) 5. Short Mknochi est l'un des anciens du village ancestral de Nolia. (4”) SHORT MKNOCHI (en anglais): « Par exemple, si son frère meurt, une femme peut être passée en héritage, que ça lui plaise ou non. » (7.5”) NARRATION: 6. Après avoir refusé de se marier avec son beau-frère, Nolia est retournée au village de ses parents où elle s'est rendue compte qu'elle n'y avait aucun statut et qu'elle ne pouvait prétendre à construire ni un logis ni à cultiver des récoltes. (12”) 7. Son plus jeune frère lui a permis de dormir chez lui. Mais elle est rapidement devenue l'aide ménagère de sa propre famille en faisant des travaux domestiques et en travaillant aux champs du matin au soir. Elle vivait dans la pauvreté. (13”) NOLIA (en chichewa): « C'est incroyable mais j'étais parfois obligée de voler du maïs dans son dos pour avoir l'argent nécessaire à mes achats de base. » (6”) NARRATION: 8. Les traditions qui ont prise Nolia au piège sont en infraction avec le code légal et les normes internationales des droits de l'homme. (6.5”) 9. L'Assemblée générale des Nations Unies a adopté en 1979 la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes. (8.5”) 10. Le Malawi a ratifié ce traité en 1987 en s'engageant à prendre les mesures nécessaires pour en finir avec toutes les formes de discrimination. (8”) 11. Huit ans plus tard, le pays a adopté une Constitution qui garantit aux femmes l'égalité des droits avec les hommes. (6.5”) 12. Mais beaucoup de femmes pauvres et sans éducation ne connaissent pas leurs droits constitutionnels. (5.5”) 13. En 2009, un groupe local à but non lucratif, ActionAid International au Malawi, a lancé une campagne pour la prise de conscience des droits terriens des femmes. (10”) 14. Ces groupes de travail sont partiellement financés par le gouvernement hollandais, et ils aident les agricultrices à s'éduquer et à connaître leurs propres droits terriens. (8”) 15. Ce projet a aussi touché les hommes pour leur enseigner les droits fondamentaux des femmes. (5.5”) 16. Les attitudes semblent changer même chez les chefs tribaux influents comme Inkoshi Mzukuzuku. (7.5”) INKOSHI MZUKUZUKU (en anglais): « Une femme est une personne tout comme un homme. Si je meurs, mon épouse devrait hériter de mes terres sans que mon frère puisse lui causer des problèmes à ce sujet. Cette terre lui appartient avec mes enfants. » (15”) NARRATION: 17. Nolia a trouvé le courage de demander à son frère que le chef du village lui donne une parcelle de terrain. (5.5”) 18. Et c'est ce qu'il a fait. Il lui a accordé 2 hectares et elle devenue la première femme du village à posséder des terres. Nolia gagne maintenant sa vie en vendant ses récoltes . (10.5”) 19. Elle se sentait autrefois désarmée dans une société dominée par les hommes, mais Nolia est maintenant au premier rang d'un mouvement de base qui exprime le droit des femmes à posséder leurs propres terres. (10”) NOLIA (en chichewa): « Je suis très contente. Je peux sourire. Ma vie a changé. J'aimerais voir que ce qui s'est passé pour moi se réalisera aussi pour les autres femmes. » (11”) NARRATION: 20. Ce reportage a été préparé par Patricia Chan pour les Nations Unies. (5”)

26 mai 2011 -

Beaucoup de cultures traditionnelles ne permettent pas aux femmes de posséder ni d'hériter quelque propriété que ce soit. Une femme veuve ou divorcée tombe ainsi souvent dans la pauvreté. Mais grâce aux efforts de mise en œuvre de la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes, les mentalités commencent à évoluer.

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