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Changements climatiques : des petites îles menacées de disparation -- Kiribati

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NARRATION: 1. Voici Funafuti, la capitale et l'une des neuf îles qui forment la nation isolée des Tuvalu. (9.06”) 2. La superficie terrestre totale de cette nation est de 26 kilomètres carrés et, avec une population de 12.000 habitants, c'est l'une des plus petites nations au monde. Son altitude moyenne n'est que de deux mètres - ce qui rend les Tuvalu extrêmement vulnérables aux orages et à l'élévation du niveau de la mer. (15.07”) TANGI LEO (en anglais): « Dans le temps, nous pouvions courir en haut et en bas de la plage pour aller nager ... mais maintenant, quand je regarde la marée haute, la terre est au même niveau que la mer. » (13.3”) NARRATION: 3. Tangi Leo a grandi ici à Funafuti et elle est partie en Australie il y a 20 ans. Elle est venue visiter sa patrie à l'occasion d'une grande réunion familiale. (9.4”) TANGI LEO (en anglais): « Un grand nombre de personnes que je connaissais sont parties d'ici pour aller immigrer en Nouvelle Zélande ou en Australie. » (8.9”) NARRATION: 4. Les gens immigrent partout dans le monde à la recherche d'une vie meilleure, mais ce cas est différent. Cette histoire montre comment les habitants de deux petites nations insulaires de l'Océan pacifique sont obligés de partir – non pas à cause d'une guerre ou d'un désastre naturel, mais à cause de la disparition possible de leur patrie sous la mer. (19.7”) AFELE PITA (en anglais): « C'est une question de vie ou de mort. » (2.7”) NARRATION: 5. Afele Pita est l'Ambassadeur des Tuvalu aux Nations Unies. (3.9”) AFELE PITA (en anglais): « Mais pour nous ici aux Tuvalu, toute nouvelle initiative de développement peut se retrouver engloutie d'un jour à l'autre si la mer monte. » (11.7”) NARRATION: 6. La catastrophe semble être imminente si les marées continuent de monter, et les gens ont commencé à abandonner leurs domiciles et à partir des îles. (11.2”) 7. La plupart des membres de la famille de Tangi sont aussi partis - comme son frère Teakini Penaia qui vit maintenant en Nouvelle Zélande. (6.7”) TEAKINI PENAIA (en anglais): « La vie en Nouvelle Zélande est complètement différente. Il faut des années pour s'adapter à la culture des gens qui y vivent. » (9.5”) NARRATION: 8. Teakini explique que sa patrie lui manque et il se demande si ses propres enfants s'en rappelleront. Ce souci est partagé par la nation insulaire voisine des Kiribati. (12.1”) ANOTE TONG (en anglais): « Ce sera un jour très triste lorsque le pays, la nation, et le peuple des Kiribati auront disparu. » (3.8”) NARRATION: 9. Anote Tong est le Président des Kiribati. Il craint que sa nation ne devienne l'un des premiers pays à devenir victime de l'élévation du niveau de la mer. (8.4”) ANOTE TONG (en anglais): « Nous parlons de la vie de gens. Nous ne parlons pas de celle des ours polaires. La vie des ours est précieuse et je ne voudrais pas les voir disparaître ... mais je ne voudrais pas voir notre peuple disparaître non plus. » (10.3”) NARRATION: 10. L'élévation du niveau de la mer et les vagues exceptionnellement grosses menacent la population des Kiribati d'une centaine de millier d'habitants qui vivent sur 33 atolls dispersés dans une vaste zone au long de l'équateur dans l'Océan pacifique. (15.5”) ANOTE TONG (en anglais): « Nous préparons notre population en l'aidant à s'installer ailleurs en toute dignité si, et quand les gens en éprouvent le besoin. Ces gens sont qualifiés, ce ne sont pas des citoyens de deuxième classe. Nous ne voulons pas qu'ils deviennent des réfugiés du changement climatique. » (15.8”) NARRATION: 11. Le Président dit que la population n'a que quelques décennies pour se préparer à aller ailleurs. Mais la génération plus âgée des Kiribati n'a pas l'intention de partir. (9.2”) ANOTE TONG (en anglais): « Si on me posait la question, et si on la posait aux gens âgés des Kiribati, la réponse serait négative. Ils veulent rester ici et même mourir ici.» (8.7”) NARRATION: 12. La culture des Kiribati disparaîtrait avec leurs anciennes traditions s'ils devaient partir. (4.9”) ANOTE TONG (en anglais): « Notre meilleur espoir est de conserver l'intégrité de notre culture. Je ne pense pas que nous arriverons à maintenir notre population dans un lieu unique, mais j'aimerais que nous arrivions à conserver la nation des Kiribati d'une manière ou d'une autre. Il faut que nous y arrivions pour que les jeunes générations des Kiritabi dispersées de par le monde aient un endroit où aller et puissent y dire que cette nation existait autrefois. » (29.6”) NARRATION: 13. Ce reportage a été préparé par Sasa Gorisek pour les Nations Unies. (4.1”)