En mémoire des disparus
Ceux qui ont donné leur vie au service des Nations Unies

Protéger le personnel de l'ONU

Réunion sur la sûreté du personnel de l'ONU devant le Conseil de sécurité, en 2008

Lakhdar Brahimi, Président du Groupe d'experts indépendants sur la sécurité et la sûreté du personnel des Nations Unies et de ses batiments dans le monde, s'adresse au Conseil de sécurité lors d'une réunion en 2008. Photo ONU/Jenny Rockett.

Le système de sécurité des Nations Unies est fondé sur le principe fondamental selon lequel la responsabilité principale pour la sécurité et la protection du personnel des Nations Unies, de leur famille et de leurs biens, ainsi que des biens de l'Organisation, repose sur le gouvernement hôte.

L'ONU poursuit cette longue pratique en associant les dispositions de la Convention sur les privilèges et les immunités aux obligations pour les gouvernements hôtes d'assurer la sécurité de l'Organisation des Nations Unies et de son personnel dans les termes des accords passés avec eux.

Depuis la terrible tragédie de Bagdad en 2003, les États Membres, le Secrétaire général et les agences, fonds et programmes de l'ONU, ont travaillé de concert pour remédier aux insuffisances et lacunes révélées par cette attaque meurtrière.

Des groupes de discussion indépendants ont mené des enquêtes et émis des recommandations en vue d'améliorer la sécurité du personnel et sa sécurité.

En octobre 2003, le rapport du Groupe d'experts indépendants sur la sûreté et la sécurité du personnel de l'ONU en Iraq, aussi connu sous le nom de « rapport Ahtisaari » EN PDF, a identifié les principaux enseignements en matière de sécurité et fait des propositions quant aux mesures qui pourraient aider à prévenir ou à atténuer de futurs incidents, en Iraq ou auprès d'autres missions à haut risque.

En mars 2004, le Rapport de suivi du Comité de responsabilisation sur la sécurité en Iraq EN PDF a examiné les responsabilités des personnes et groupes clés dans le manque de mesures de prévention avant l'attentat de Bagdad.

La création du Département de sûreté et de sécurité EN (DSS), en janvier 2005, a été une étape importante. Le rôle principal de ce département est de permettre aux opérations de l'ONU de continuer, tout en donnant une priorité absolue à la sûreté et la sécurité des membres du personnel des Nations Unies et de leurs familles.

En février 2008, le Secrétaire général a créé le Groupe d'experts indépendants des Nations Unies sur la sûreté et la sécurité du personnel et des locaux. Suscitée par l'attaque sur les bureaux de l'ONU à Alger en 2007, la création de ce groupe spécial lui octroie un vaste mandat, en mettant l'accent sur les « questions stratégiques vitales pour l'amélioration de la sécurité du personnel et des locaux des Nations Unies et l'évolution des menaces et des risques encourus par celle-ci ».

En juin 2008, le Groupe a présenté ses conclusions, dans ce qui allait être connu comme le « rapport Brahimi » EN PDF. Il a demandé à DSS de traiter de façon prioritaire les secteurs clés qui devaient être améliorés: responsabilité, leadership, gestion et contrôle internes.

En 2009, la perspective du Conseil des chefs de secrétariat des organismes des Nations Unies pour la coordination EN PDF a confirmé le rôle vital joué par le système de sécurité des Nations Unies en lui permettant d'exécuter efficacement ses mandats, ses programmes et ses activités. Un des principes de cette conception du Conseil des chefs de secrétariat est que, pour que l'ONU puisse continuer à mener à bien ses activités et programmes, il ne devrait y avoir « aucun programme sans sécurité ».

Le Conseil des chefs de secrétariat a approuvé un changement d'approche, passant du « quand partir » au « comment rester », pour développer de nouvelles actions en ce qui concerne la sécurité du personnel. La pierre angulaire de cette nouvelle approche est le nouveau modèle de gestion des risques sécuritaires, développé dans le cadre du système des Nations Unies. En outre, en vertu d'un nouveau système de sécurité, un niveau de sécurité est désormais établi en conduisant une évaluation structurée de la menace, utilisant le même procédé d'analyse dans toutes les évaluations menées.

En février 2011, une révision de l'organisation générale des responsabilités dans le système de gestion de la sécurité des organismes des Nations Unies sur le terrain a pris effet. Elle définit les responsabilités dans le cas où des mesures de d'atténuation des risques devraient aller au-delà de celles que le gouvernement hôte doit raisonnablement fournir.

Cette organisation des responsabilités est nécessaire pour maintenir la crédibilité de l'Organisation des Nations Unies et éviter qu'elle ne devienne une organisation répugnant à prendre des risques.

La Journée internationale de solidarité avec les membres du personnel détenus ou portés disparus (25 mars) est célébrée depuis 1986. Cette journée annuelle de respect est destinée à mobiliser, à exiger justice et renforcer la détermination à protéger le personnel et les Casques bleus des Nations Unies, ainsi que les personnes de la communauté non gouvernementale et de la presse. Depuis 2013, la Convention sur la sécurité du personnel des Nations Unies et du personnel associé a été ratifiée par moins de la moitié des États Membres. Plus de quatre États Membres sur cinq n'ont pas encore ratifié le Protocole facultatif 2005, qui étend la protection au personnel des Nations Unies qui fournit une aide humanitaire, politique ou d'assistance au développement.