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In Memoriam - En mémoire des membres de la famille des Nations Unies
qui ont perdu la vie dans le tremblement de terre
qui a secoué Haïti le 12 janvier 2010

Message du Secrétaire général à l'occasion du deuxième anniversaire du tremblement de terre en Haïti, pronnoncé par M. Anthony Banbury, Sous-secrétaire général à l'appui aux missions

Port-au-Prince, 12 janvier 2012

 

Il y a deux ans jour pour jour, Haïti était frappé par une catastrophe nationale qui a profondément ébranlé le pays… et notre propre Organisation.

Tout comme les Haïtiens eux-mêmes, nous avons perdu des collègues, des amis et des parents, et avec eux, nous nous sommes acharnés à surmonter cette tragédie et à rebâtir ce qui a été détruit.

Il n’y a pas de meilleure manière d’honorer la mémoire de ceux qui ont consenti de tels sacrifices que de poursuivre l’œuvre qu’ils ont entreprise. Et c’est ce que vous avez fait.

Un très grand nombre de nos fonctionnaires internationaux sont restés sur place durant ces deux années difficiles. Notre personnel local remarquable offre la meilleure image du partenariat que nous avons noué avec le peuple haïtien pour l’aider à traverser cette période éprouvante.

Malgré les conditions extrêmement ardues dans lesquelles vous travaillez, vous avez persévéré. Et vous avez obtenu des résultats déterminants pour la vie de Haïti et de ses habitants.

Grâce à votre concours, un plus grand nombre de personnes ont pu quitter les camps et reconstruire leurs maisons. Les décombres ont été déblayés. Les enfants sont à l’école. Davantage de gens bénéficient de soins de santé et ont accès à une eau salubre.

Naturellement, les tâches qui restent à accomplir sont immenses. Des centaines de milliers d’Haïtiens n’ont toujours pas un logement convenable, un nouveau gouvernement essaie encore de trouver son assise et l’épidémie de choléra continue de menacer la vie des gens.

Au seuil de la nouvelle année, le peuple haïtien continue d’attendre de l’Organisation des Nations Unies qu’elle leur offre aide et espoir. Je sais que vous répondrez à cette attente parce que vous l’avez déjà fait avec tant de courage et de détermination depuis si longtemps.

Aujourd’hui, je tiens à vous remercier et à vous saluer. Je souhaiterais pouvoir être physiquement parmi vous. Ce serait pour moi un honneur, à l’occasion de cet anniversaire triste, mais stimulant, de serrer la main de chacun et chacune d’entre vous en signe de reconnaissance pour les nobles services que vous rendez.

Je vous remercie.