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In Memoriam - En mémoire des membres de la famille des Nations Unies
qui ont perdu la vie dans le tremblement de terre
qui a secoué Haïti le 12 janvier 2010

Zhong Jianqin, 1975 - 2010 

Police des Nations Unies (Chine)

Zhong Jianqin

Zhong Jianqin, originaire de la Chine, était membre de la Police des Nations Unies au sein de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH).

Né à Nanfeng, dans la province du Jiangxi, Jianqin intégra l'armée chinoise à l'âge de 18 ans. Il gravit les échelons du système militaire chinois et fut choisi pour joindre le maintien de la paix en décembre 2007 suite à un processus de sélection rigoureux en Chine.

L'un des 138 membres du contingent chinois en Haïti à l'heure du séisme, Jianqin était officier de communication pour l'équipe anti-émeute. C'était sa seconde mission de maintien de la paix dans le pays.

Au-delà de ses fonctions quotidiennes de policier, il était également chargé de documenter la vie et le travail de toute l'équipe et de communiquer cette information aux médias.

Au cours de sa première mission de maintien de la paix de huit mois, de décembre 2007 à août 2008, il publia 306 dépêches et 14 documentaires télévisés dans les médias chinois. Il remplit 267 cassettes vidéo et pris plus de 60 000 photos.

En récompense, Jianqin et son groupe anti-émeute furent décorés de la « Médaille de la paix » en juillet 2008 et d'une « Médaille de maintien de la paix », ainsi que d'une Médaille du Mérite, première classe, du Ministère de la sûreté publique en Chine.

« C'était une personne noble », observe un ami. « Il était chaleureux, ouvert d'esprit et aimait aider les autres. »

« C'était un excellent policier des Nations Unies », explique un collègue. « Il était très compétent et faisait bien son travail. » Le même collègue se souvient qu'il était toujours au premier rang lorsqu'il réalisait des missions à hauts risques.

« Jianqin était très travailleur aussi », souligne un autre collègue.

Afin de communiquer en anglais avec ses collègues d'autres pays, il travaillait continuellement à l'amélioration de ses compétences linguistiques. Il inscrivait chaque mot qu'il ne comprenait pas dans un carnet et demandait à ses collègues comment on l'employait. Avec le temps, il enrichit son vocabulaire anglais et ses amitiés avec ses collègues soldats de la paix de nombreux pays.

Jianqin passait son temps libre à lire, écrire, dessiner et jouer de la flute. Après sa première mission de maintien de la paix, il publia un livre sur son expérience en Haïti.

Père depuis peu, Jianqin ne rencontra pas sa petite fille de sept mois en personne, parce qu'il partit pour Haïti quatre jours avant sa naissance. Sa fille n'avait pas encore de nom car il voulait la nommer lui-même à son retour en Chine.

 Jianqin laisse derrière lui sa femme, sa fille, sa mère et cinq sœurs.