ONU Bienvenue aux Nations Unies. C'est votre monde.
 

In Memoriam - En mémoire des membres de la famille des Nations Unies
qui ont perdu la vie dans le tremblement de terre
qui a secoué Haïti le 12 janvier 2010

Kleber da Silva Santos 1987 - 2010 

Troisième Sergent (Brésil)

Kleber da Silva Santos

Le Troisième Sergent Kléber da Silva Santos, de nationalité brésilienne, faisait partie du contingent de l'armée brésilienne détaché auprès de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH). Au moment du séisme, il surveillait le Palais présidentiel en compagnie d'un collègue.

Un de ses amis dit qu'il espère que le courage de Kléber sera un exemple pour ceux qui travaillent en Haïti.

« C'est très difficile de perdre un ami de la sorte », dit un ancien collègue. Ses amis le décrivent comme un combattant qui consacra son travail et sa vie à la paix. Ils ajoutent qu'il rêvait de travailler pour l'armée dans le cadre de la mission haïtienne.

Kléber intégra à 18 ans le 2ème bataillon d'infanterie légère Martin Afonso de São Vicente.

Le 22 janvier, une cérémonie s'est déroulée à la Base aérienne de Brasilia pour honorer Kléber da Silva Santos et ses collègues tombés, en présence du Président Luiz Inácio Lula da Silva et de la première dame Marisa Letícia. Le Président Lula y a évoqué leur action pour la MINUSTAH comme « la plus noble mission humanitaire jamais menée par les forces armées brésiliennes ».

Kléber et ses collègues brésiliens ont reçu, à titre posthume, une promotion et la Médaille des soldats de la paix pour leurs remarquables actes de courage et de bravoure dans des circonstances dangereuses.

Avant les obsèques à la Cathédrale de Santos, une procession funèbre a défilé devant le quartier général de son bataillon. Plus de 200 personnes étaient présentes pour l'honorer. Une douzaine d'entre elles portaient un T-shirt à l'effigie de Kléber sur lequel on pouvait lire : « Haïti, plus qu'une mission, un acte de solidarité ».

Il était prévu qu'il rentre au Litoral Paulista le 24 janvier 2010, où « il envisageait de revenir, de se marier et de fonder une famille », raconte un ami.

Kléber laisse derrière lui ses parents Joseph Bispo et Salvadora Aparecida.