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In Memoriam - En mémoire des membres de la famille des Nations Unies
qui ont perdu la vie dans le tremblement de terre
qui a secoué Haïti le 12 janvier 2010

Andrea Loi Valenzuela, 1965 - 2010 

Spécialiste des droits de l'homme (Chili)

Andrea Loi Valenzuela

Andrea Loi Valenzuela, originaire du Chili, était une spécialiste des droits de l'homme qui consacra la plus grande partie de sa vie à aider les personnes défavorisées et vulnérables en Haïti. 

Elle se rendit pour la première fois dans le pays en 1993 pour travailler pour la Mission civile internationale en Haïti (MCIH), une mission conjointe entre les Nations Unies et l'Organisation des Etats américains. Après cela, elle consacra pratiquement sa vie à aider les pauvres et les plus vulnérables à Haïti.

Andrea joignit la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH) en 2005 pour y enquêter sur des cas de violation des droits de l'homme dans plusieurs zones défavorisées du pays, dont Port-de-Paix, Hinche et Ft. Liberté.

Pour nombre de ses amis, Andrea était une ambassadrice officieuse d'Haïti.

« Sous cette crinière de boucles blondes distinctive se cachait un cerveau qui était une véritable base de données sur tout ce qui concernait Haïti », a déclaré un ami.

Andrea communiquait sans effort avec les Haïtiens et parlait couramment le créole et le français.

« Elle ne craignait jamais de dire ce qu'elle pensait », a ajouté un diplomate chilien et ami depuis 16 ans. « Elle était intrépide et n'épargnait aucun effort pour obtenir des informations. »

« De nombreux Haïtiens ordinaires furent touchés par sa présence […] et pleureront certainement son départ prématuré », a dit un autre ami.

Selon ses proches, « elle était radieuse et dès qu'elle entrait quelque part, la pièce entière prenait vie ».

C'était un défenseur courageux des droits de l'homme ainsi qu'une amie généreuse. « Elle apportait la lumière et l'espoir à tout ce qu'elle entreprenait », explique une autre personne qui la connaissait. « Sa perte est colossale non seulement pour Haïti mais pour le système de l'ONU en Haïti. »

Avocate de formation, Andrea avait étudié à l'Université Gabriela Mistral du Chili dont elle fut diplômée en 1987. Cette même année, elle intégra le parti humaniste et participa activement au référendum de 1988.

Selon un autre ami, Andrea joua un rôle essentiel dans le soutien apporté à un ami au cours de sa lutte contre le cancer. Pendant quatre ans, elle lui rendit visite lorsqu'elle le pouvait et lui remonta le moral. Elle organisa aussi des fêtes ou autres événements pour lui redonner le moral. À sa mort, Andrea devint un membre à part entière de sa famille.

« Andrea était une étoile scintillante, elle était éblouissante, pleine d'enthousiasme et débordante d'énergie », a expliqué une de ses amies. Selon elle, elle aimait la nature, la cuisine, les voyages, l'art, Jacmel en Haïti et passer du temps avec ses amis, ainsi que les livres de Cortazar.

Fille d'un célèbre écrivain et architecte chilien, elle mena une vie inconcevable pour de nombreuses femmes chiliennes. « Elle a surmonté la destinée culturelle. Elle était en avance sur son temps pour notre pays », a déclaré l'un de ses amis. Elle brisa de nombreuses barrières en ne se conformant pas au rôle traditionnel d'une femme d'Amérique du sud et mena l'exemple en matière d'émancipation de la femme, selon cet ami.

Andrea laisse derrière elle sa grand-mère, son père, sa mère, deux frères adultes, une jeune sœur ainsi qu'un jeune frère.