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In Memoriam - En mémoire des membres de la famille des Nations Unies
qui ont perdu la vie dans le tremblement de terre
qui a secoué Haïti le 12 janvier 2010

He Zhihong, 1975 - 2010 

Officier de liaison, Police des Nations Unies (Chine)

He Zhihong

He Zihong, originaire de Chine, était officier de liaison de la police des Nations Unies, lorsque le séisme frappa en Haïti le 12 janvier 2010. Elle était l'une des cinq femmes chinoises à être soldate du maintien de la paix auprès de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH) et est la seule policière chinoise des Nations Unies à avoir perdu la vie au cours du séisme.

Zhihong est née et a grandi dans la province du Yunnan. Elle appartenait à la minorité ethnique naxi originaire du sud-ouest du pays. Après avoir obtenu une maîtrise d'anglais de l'Université du Yunnan en 1998, elle s'engagea dans l'armée en tant que garde-frontières auprès de la police des frontières du Yunnan.

Durant sa carrière de 11 ans dans la police des frontières du Yunnan, elle fut promue à plusieurs reprises pour ses remarquables performances et reçut la médaille du Mérite, première classe, du Ministre chinois de la sûreté et de la sécurité publique.

Zhihong avait toujours été très attirée par le maintien de la paix. Lorsqu'elle apprit dans les médias chinois que le Gouvernement recrutait des soldats du maintien de la paix, elle fit immédiatement acte de candidature. Son fils n'était alors âgé que d'un an, mais la perspective d'aider des enfants dans le besoin eut raison de ses préoccupations personnelles.

À l'issue d'un processus de sélection rigoureux, elle joignit la MINUSTAH en décembre 2007. Sa première mission dura huit mois et lui valut, ainsi qu'à ses compagnons chinois, une médaille de la paix décernée par l'ONU pour l'accomplissement de la mission. Elle retourna en Haïti pour une seconde mission en juin 2009.

« Elle était chaleureuse et sensible et se dévouait pour notre mission de maintien de la paix », rapporte un de ses compagnons de la police chinoise.

Un ancien collègue se souvient qu' « elle avait les pieds sur terre, était modeste et honnête ».

Zihong parlait couramment l'anglais et servait d'interprète dans les réunions entre la police chinoise et les délégations des divers États. Selon ses collègues, elle était travailleuse et bien organisée.

Zhihong chapeautait les huit femmes chinoises du contingent du maintien de la paix et traitait les membres de l'équipe comme ses soeurs. Lorsque l'une d'entre elles dut être hospitalisée, elle se proposa de lui envoyer des repas et de lui laver ses vêtements. Deux mois plus tard, Zhihong fut contaminée par la même maladie, mais sa première inquiétude se porta sur son travail et la manière dont sa maladie affecterait ses collègues.

En plus de ses attributions officielles, Zhihong joua le rôle d'ambassadrice culturelle en Haïti. Elle mit en place des cours hebdomadaires de mandarin, destinés aux étudiants haïtiens, se concentrant non seulement sur la langue, mais également sur la culture chinoise. Elle organisa aussi des parties de football entre ses collègues chinois et les soldats de la paix originaires d'autres pays.

Connue sous le nom de « Catherine », Zhihong avait à coeur d'améliorer sa connaissance d'Haïti.

« C'était une personne incroyable ! » s'exclame un collègue, « Elle travaillait si durement son français et son créole. Catherine était une bonne âme. »

Lorsqu'elle eut connaissance du séisme qui avait frappé la province chinoise du Wenchuan le 12 mai 2008, Zhihong fut l'une des premières à faire un don. Elle et sa famille donnèrent plus de 1 000 dollars aux victimes du séisme.

Zihong laisse derrière elle son mari, Zheng Tao, son fils de 4 ans, sa mère Mu Yisheng, son père, He Xiejiong, son frère, He Zhiyu et sa soeur, He Zhiqian.