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In Memoriam - En mémoire des membres de la famille des Nations Unies
qui ont perdu la vie dans le tremblement de terre
qui a secoué Haïti le 12 janvier 2010

Cheick Boundou Camara, 1951 - 2010

Police des Nations Unies (Guinée)

Cheick Boundou Camara

Cheick Boundou Camara, originaire de Guinée, travaillait depuis 2008 pour la Police des Nations Unies auprès de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH).

Né à Faranah, en Guinée, Cheick fut scolarisé pendant 13 ans à Kankan puis commença ses études à l'École nationale de police de Kankan, en 1973.

Une fois diplômé, à l'âge de 24 ans, il devint Commissaire spécial pour la sécurité routière à Kérouané, dans l'est de la Guinée. En 1981, il fut promu Commissaire central pour la sécurité routière à Macenta puis occupa ensuite le poste de Commissaire du premier district de Kissidougou pendant deux ans. En 1984, il devint Directeur adjoint de la Police des frontières.

Après avoir occupé ces divers postes, Cheick travailla plusieurs années dans la ville minière de Sangarédi dans l'ouest du pays, en tant que Commissaire spécial de police. Pendant ce temps, il prit des cours de spécialisation dans le domaine des droits de l'homme et du trafic de stupéfiants, et termina sa formation de police pour les formateurs. Il fit également une formation destinée aux commissaires en Algérie, à l'École Supérieure de Police d'Alger.

Il travailla ensuite dix ans en tant que Commissaire central pour la police de Seguiri près de la frontière malienne avant d'être déployé en Haïti en 2008.

Puisant dans ses 35 ans d'expérience au sein de la police guinéenne, Cheick utilisa son expertise à l'ONU en Haïti. Il fut stationné à Port-au-Prince où il supervisa et forma des policiers locaux en vue d'assurer de hauts standards professionnels. Il soutint également la composante audit et la section d'inspection de la MINUSTAH.

Il était sans cesse félicité pour son travail. Ses collègues appréciaient son intégrité, son attention aux détails, ses capacités à prendre des décisions et sa disponibilité à faire plus que ce qui était dans son mandat.

« Il faisait un travail excellent. Il était organisé, perspicace, discipliné et travaillait très bien en équipe », explique un collègue. « Il se chargeait des tâches qui lui étaient confiées avec la responsabilité d'un bon père de famille tout en offrant les conseils et la réceptivité nécessaires d'un officier discipliné et aguerri ».

Maitrisant le français, le Malinké et le Susu, il était en mesure de travailler avec les contingents locaux et internationaux avec le plus grand professionnalisme.

Le Président de Guinée par intérim, S.E. M. Sekouba Konate, a présenté les condoléances du Gouvernement et de l'État aux familles de Cheick et de ses collègues guinéens également décédés lors du séisme.

L'Ambassadeur de Guinée auprès de l'Organisation des Nations Unies, S.E. M. Alpha Ibrahima Sow, a déclaré à propos des ressortissants de son pays : « Ils ont péri au service d'une noble cause ». « J'ai été choqué mais également soulagé qu'ils aient été retrouvés. J'ai pensé au chagrin des familles, des êtres chers, amis et collègues privés de l'un des leurs. »

Cheick laisse derrière lui ses deux femmes et 12 enfants.