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In Memoriam - En mémoire des membres de la famille des Nations Unies
qui ont perdu la vie dans le tremblement de terre
qui a secoué Haïti le 12 janvier 2010

Parnel Beauvoir, 1964 - 2010

Spécialiste de l'information (Haïti)

Parnel Beauvoir

Parnel Beauvoir, originaire d'Haïti, était spécialiste de l'information au sein de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH) depuis février 2007.

Parnel est né à Jérémie, une ville côtière et capitale régionale de Grand'Anse, sur la péninsule montagneuse du Tiburon. Il fut scolarisé à Port-au-Prince au Grand séminaire catholique de Cazeau et étudia ensuite à l'Ecole normale supérieure.

Il obtint un certificat de journalisme de l'Institut français d'Haïti — des qualifications idéales pour obtenir un emploi avec Radio Men Kontre, station de radio catholique du diocèse des Cayes, où il travailla pendant plus de deux ans avant d'entamer une carrière dans l'éducation.

Parnel travailla au Lycée Rivière Hérard de Torbeck de 1995 à 2007 où, en tant que directeur d'école, il fut non seulement responsable du bon fonctionnement de l'école mais aussi du bien-être de ses 500 élèves et de ses 35 employés. A cette époque, il participa à la fondation de la « Coopérative des enseignants des Cayes » (CEC) dont il fut le président de 1995 à 2002.

Fidèle à son intérêt de toujours pour les droits de l'homme, Parnel étudia le droit au Centre d'enseignement supérieur technologique (CEST), aujourd'hui connu sous le nom de l'Université publique du Sud aux Cayes (UPSAC), et en sortit avec une licence en 2003.

En 2005, il reçut une bourse pour étudier les droits de l'homme à l'Institut international des droits de l'homme (IIDH) de Strasbourg en France.

En parallèle, de 2002 à 2007, en tant que Directeur général de l'Institut national d'appui et de promotion à l'entraide à la solidarité et à la coopération pour le triomphe des libertés et des droits de l'homme, aux Cayes, Parnel dispensait avec un collègue des conseils juridiques sur les droits de l'homme.

Parnel était très préoccupé par le sort des enfants des rues, ainsi qu'en atteste un message qu'il avait affiché sur internet : « Les enfants sont l'avenir du monde. Occupons-nous d'eux positivement aujourd'hui pour un meilleur lendemain. »

Selon un collègue, Jacques Simon, ancien chef de la Radio MINUSTAH FM, avait été si impressionné par la capacité d'élocution et de rationalisation de Parnel, qu'il lui avait rapidement proposé un poste au sein de la MINUSTAH dans le Groupe de l'information et de la sensibilisation du public.

Parnel avait une maison aux Cayes qu'il adorait. Un autre collègue se souvient qu'« il y passait tous ses jours fériés. Il aimait tellement sa ville natale ». « C'était un homme bien et un ami cher. C'était la personne la plus drôle que j'ai rencontrée. Nous et un autre collègue avions l'habitude de prendre la même voiture pour rentrer chez nous. Il avait toujours des blagues à nous raconter ».

Un autre collègue ajoute que « les villes des Cayes et de Torbeck pleurent la perte de leurs plus chers citoyens. Sa mort a crée un terrible vide dans ces communautés ».

Parnel parlait anglais, créole, espagnol et français.

Parnel laisse derrière lui Monique avec qui il avait un fils, Parny Martino, âgé de 14 ans, et deux filles, Monica Stephie et Claire Lizzie, respectivement âgées de 11 et 2 ans.