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In Memoriam - En mémoire des membres de la famille des Nations Unies
qui ont perdu la vie dans le tremblement de terre
qui a secoué Haïti le 12 janvier 2010

Hédi Annabi, 1943 - 2010

Représentant spécial du Secrétaire général en Haïti (Tunisie)

Hédi Annabi

Hédi Annabi, de nationalité tunisienne, était chef de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH). Il travailla au service de l'ONU pendant près de 30 ans à divers postes humanitaires et de maintien de la paix.

Hédi intégra l'Organisation en 1981 en tant qu'administrateur général du Bureau du Représentant spécial du Secrétaire général pour les affaires humanitaires en Asie du Sud-Est, et devint par la suite directeur de ce bureau.

Pendant la décennie qui suivit, il fut étroitement associé aux efforts du Secrétaire général et de son Représentant spécial pour la mise en place d'un accord politique global sur la question du Cambodge. À la suite de la conclusion des Accords de Paris en octobre 1991, il joua un rôle clef dans les préparatifs en vue de la mise en place de l'Autorité provisoire des Nations Unies au Cambodge (APRONUC).

Un an après ses activités au Cambodge, il intégra en 1996 le département des opérations de maintien de la paix (DPKO), en tant que directeur de la Division Afrique et ensuite en tant qu'administrateur en charge du Bureau des opérations de ce même département. En 1997, le Secrétaire-général Kofi Annan le désigna au poste de Sous-Secrétaire général aux opérations de maintien de la paix et, en 2007, le Secrétaire général de l'ONU, M. Ban Ki-moon, le nomma chef de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH).

Dire que Hédi était très respecté est en-deçà de la vérité. C'était un fonctionnaire international talentueux. Il fut honoré par sa Tunisie natale qui le fit Chevalier de l'Ordre de la République.

Lui rendant hommage, le Secrétaire général de l'ONU, M. Ban Ki-moon, déclara qu'il était « un symbole du maintien de la paix » et qu'il n'y avait « pas de meilleur représentant de la fonction publique internationale ». « Un homme modéré au coeur de lion, [...] il était fier de la Mission des Nations Unies en Haïti — fier de ses réussites pour ramener la stabilité et l'espoir dans le coeur de la population haïtienne, fier de son personnel ».

L'ancien Chef de cabinet Iqbal Riza a écrit que Hédi « préparait des rapports sur des missions spécifiques et les difficultés qu'elles présentaient à l'intention des membres du Conseil de sécurité, dont il était devenu le favori tant ses présentations étaient croustillantes — bien qu'elles fussent hérissées de piques qui leur étaient destinées sur leurs inconsistances et notamment aux Gouvernements en Occident qui soutenaient avec enthousiasme les nouvelles opérations mais rechignaient à déployer leurs troupes ».

Hédi aimait son travail, auquel il sacrifiait des heures longues et tardives. « Calme », « mesuré » ou « réservé » sont les qualificatifs qui reviennent le plus souvent quand on parle de lui, et beaucoup se souviennent de son sens de l'humour et de sa prodigieuse mémoire.

« Hédi travaillait dur, pour faire une différence dans le monde », déclare son collègue de longue date le général Daniel Opande, ancien chef des missions au Liberia et en Sierra Leone.

« C'était le parfait diplomate, poli et doté de bonnes manières », dit un proche collègue. « Hédi était méticuleux à l'extrême quand il s'agissait de rapports sur le maintien de la paix », dit un autre de ses collègues. Un autre encore se souvient d'une occasion où Hédi avait rendu un hommage émouvant, « mais calme et digne », à un collègue décédé.

Hédi était titulaire d'une license en anglais de l'Université de Tunis et de diplômes en sciences politiques de l'Institut d'études politiques de Paris et de l'Institut des hautes études internationales de Genève. Hédi laisse derrière lui sa femme, Danièle, sa mère Ferida, ses frères, Hassen et Abdelaziz, et leurs familles, ainsi que son beau-fils, Nicolas, et sa famille.