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In Memoriam - En mémoire des membres de la famille des Nations Unies
qui ont perdu la vie dans le tremblement de terre
qui a secoué Haïti le 12 janvier 2010

Margareth Alexandre, 1962 - 2010

Assistante administrative (Haïti)

Margareth Alexandre

Margareth Alexandre, une ressortissante d'Haïti, était Assistante administrative au bureau de la Banque mondiale en Haïti. Avant de rejoindre la Banque mondiale, elle travailla dans le domaine hôtelier, et ainsi qu'en tant qu'interprète pour l'ONU, vers le milieu des années 90.

Margareth est née à Jacmel, dans le sud d'Haïti, où elle passa son enfance. Elle fréquenta l'école primaire Evelyna Levy, un institut religieux, et l'école Celi Lamour. Elle termina ses études secondaires au Lycée des jeunes filles de Port-au-Prince. Elle étudia ensuite à l'EFTECH, un institut professionnel où elle étudia le secrétariat et la comptabilité de 1992 à 1995.

Sa première mission pour la Banque mondiale fut un appui à l'évaluation des besoins après une catastrophe, en octobre 2008, à la suite de la terrible saison des ouragans de cette année là.

« La maturité et le dévouement de Margareth étaient remarquables, et elle recherchait aussi le consensus, jusqu'à payer un prix personnel pour éviter un conflit avec ses collègues », selon un employé de l'ONU qui travailla avec elle.

Ses amis et collègues soulignent son influence pacifique dans le monde souvent difficile de l'assistance humanitaire. « Être aux côtés de Margareth, c'était une bouffée d'air frais. Grâce à son innocence et à sa générosité, on se sentait mieux lors des moments difficiles », dit un autre collègue.

Margareth faisait toujours sincèrement preuve d'intérêt pour les gens et pour leurs familles, et elle adorait les enfants. En tant que mère célibataire, elle avait dû faire le choix difficile de confier sa fille Ruth à sa famille dans sa ville natale de Jacmel, afin de gagner sa vie à Port-au-Prince, mais elle revenait sans faute un week-end sur deux.

À Port-au-Prince, elle habitait dans le quartier de Delmas. Un collègue qui lui avait offert un collier au mois de décembre raconte qu'elle s'était exclamée avec plaisir : « il faut que je le mette tout de suite parce que si je meurs dans les heures qui suivent j'aurai eu la joie d'en profiter ».

Ses collègues se souviennent à quel point elle était dévouée et enthousiaste à l'idée d'aider Haïti. « Notre chère Margareth apportait la joie dans notre bureau, elle était humaine et nous rapprochait. Nous ne l'oublierons jamais et nous garderons toujours son souvenir à l'esprit », dit un collègue.

Margareth laisse derrière elle sa fille de 16 ans, Ruth, ainsi que sa mère Notremene, son frère Ousner et sa sœur Marie Constance.