Bienvenue aux Nations Unies. C'est votre monde!

Objectif 1 : Santé animale et biosécurité

1.1. Réponse cohésive à la grippe aviaire chez la volaille dans le cadre des normes internationales

12. Une compréhension accrue de la maladie et la réussite de diverses approches de contrôle ont permis de préciser les stratégies au niveau mondial, régional et national. En mars 2007, en réponse à ces développements, la FAO et l'OIE ont publié une version actualisée de leur Stratégie mondiale pour la prévention et le contrôle du virus H5N1 IAHP.

13. Entre décembre 2006 et juin 2007, la FAO a concentré ses efforts sur le renforcement de la structure du Centre d'urgence des maladies animales transfrontalières (ETAD) et du Centre de gestion de crise pour la santé animale (CMC/AH) afin de garantir une réponse mondiale efficace à l'IAHP. Le CMC/AH est parvenu à déployer des missions d'évaluation rapide et de capacité de réponse en cas d'épidémies d'IAHP au Togo, au Ghana, en Arabie saoudite, au Bangladesh, en Afghanistan, au Nigeria et dans la République de Corée. Outre ces missions, le CMC/AH a été mis en alerte à plusieurs reprises et a averti les équipes nationales de la FAO en Azerbaïdjan, au Pakistan et au Myanmar, sans déployer ses propres équipes.

14. La FAO travaille avec les pays concernés et ceux qui sont à risque afin de renforcer les moyens de détection précoce des épidémies d'IAHP par le biais d'une surveillance sur le terrain par la communauté et d'investigations efficaces des foyers de la maladie. Les efforts ont été centrés sur le développement de plans solides de préparation nationale, l'amélioration de la capacité d'obtenir une réponse efficace et rapide aux épidémies d'IAHP, ainsi que la promotion de la sensibilisation et de la formation de la population sur l'IAHP et sur les règles de sécurité pour l'élevage des poules aux groupes en contact proche avec la volaille. Bien que les cas de maladie manifeste soient en déclin dans certains des pays touchés, il existe des signes évidents que la grippe aviaire est endémique dans certains pays tels que l'Indonésie et l'Égypte. Dans ces pays, la FAO et ses partenaires ont fait de grands progrès dans le domaine du confinement des épidémies d'IAHP qui persisteront pendant un certain temps. Des plans stratégiques ont été mis en place dans les deux pays.

15. Sur le plan régional, la FAO a également renforcé son aptitude à surveiller la maladie, à augmenter ses capacités, à prendre des mesures de préemption dans le but d'empêcher les infections et à aider les pays à gérer les épidémies de grippe. Outre la présence de la FAO à Bangkok, le centre de coordination du programme régional en Asie, quatre centres de santé animale régionaux ont été établis en Afrique grâce à une initiative conjointe de l'OIE-FAOet d'AU IBAR, fondée sur les complémentarités des mandats des trois institutions dans le cadre de l'initiative FAO/OIE GF-TAD, du programme PACE et de la plate-forme ALPP. Un centre de santé animale régional FAO-OIE supplémentaire a été créé à Beyrouth pour s'occuper des pays du Moyen-Orient et des préparatifs sont en cours pour créer des centres régionaux pour l'Europe de l'Est et l'Asie centrale.

16. L'OIE, la Banque mondiale, la FAO et l'OMS mettent actuellement au point des accords qui leur permettraient de mettre en œuvre des Évaluations rapides de la grippe aviaire dans 15 pays d'Afrique. Des processus d'Évaluation rapide de la grippe aviaire (Normes de fonctionnement et mandats) sont désormais prêts et opérationnels et seront incorporés à la préparation des Plans nationaux intégrés (INAP).

17. Le HCR travaille de concert avec les partenaires associés à la santé animale afin de tirer partie du suivi et de la capacité de réponse et de rapports existants en les utilisant dans les camps de réfugiés et les communautés de manière à éviter la création de systèmes parallèles.

1.2. Biosécurité dans les normes et capacité d'augmenter les services vétérinaires

18. L'OIE a reçu 51 demandes officielles de gouvernements pour des évaluations OIE-PVS de leurs services vétérinaires nationaux. Quarante-six évaluations ont déjà été effectuées ou sont en cours. La FAO a mené des missions dans les laboratoires de l'Afrique de l'Ouest ainsi que dans d'autres zones du continent afin d'évaluer leur capacité et leur aptitude à diagnostiquer la grippe aviaire. Elle a également apporté une aide logistique pour l'envoi d'échantillons ou d'isolats aux laboratoires de référence de la FAO-l'OIE.

19. La FAOet l'OIE, en étroite collaboration avec les organisations régionales, ont étendu et renforcé la collecte et les rapports de données, ainsi que les réseaux d'épidémiologie régionale et de laboratoires. La qualité améliorée des données et ces réseaux ont été conçus dans le but d'améliorer la qualité du suivi de la maladie et de son diagnostic dans certains pays en mettant au point des outils et méthodes de diagnostic et de suivi des épidémies et en fournissant une formation et un support technique au personnel national qui participe aux activités de suivi et d'analyse. Ils supportent également la coordination et l'harmonisation des approches régionales pour une alerte précoce, une détection efficace et une réponse anticipée à l'IAHP. La plateforme conjointe FAO/OIE/OMS pour le système d'alerte précoce global (GLEWS) développé aux quartiers généraux de la FAO a été renforcée par leur expertise en épidémiologie, en écologie des maladies et en projection de l'intégration des données, dans l'analyse de données et dans le suivi en cas d'alerte rapide. Une réunion du groupe GLEWS a eu lieu en janvier 2007 afin d'établir les mandats pour les groupes de travail couvrant l'alerte rapide, la plateforme électronique GLEWS et la réponse GLEWS. Les deux premiers groupes de travail ont été organisés en avril 2007 à Rome (FAO) et à Paris (OIE).

20. La FAO a aidé un certain nombre de pays à formuler des stratégies et des directives techniques pour des élevages de volaille sûrs au sein de divers systèmes agricoles et installations de commercialisation et de traitement. Elle a également mené des formations à divers niveaux pour le personnel homologue des gouvernements nationaux. Ces formations comprennent une formation de suivi participative et de réponse au niveau communautaire, une formation des formateurs (TOT) sur le suivi et la réponse à la maladie au niveau provincial et régional, une formation biologique sur l'utilisation du matériel en laboratoire, sur l'analyse et les procédures, ainsi que sur l'utilisation des procédures opératoires normalisées.

La FAO apporte également un support technique aux gouvernements pour le développement de plans stratégiques nationaux dans le but de contrôler l'IAHP, accompagné de l'avis d'experts en matière de maladies aviaires, d'épidémiologie, de biosécurité, de diagnostic en laboratoire, d'économie sociale, de virologie et de communications, ainsi qu'un appui financier et matériel pour l'exploitation et la gestion de projets (y compris l'achat de matériel de laboratoire hautement sophistiqué afin de moderniser les laboratoires nationaux et les machines d'amplification en chaîne par polymérase (PCR) pour tester et détecter le virus H5N1 dans les échantillons de diagnostic, les kits pour tests rapides, les réactifs et autres approvisionnements de suivi sur place, ainsi que des PPE, véhicules et motos pour un suivi et une réponse rapides). La banque des vaccins OIE-AI est désormais en place et en plein essor et 21 300 000 doses de vaccins contre le H5N2 pour la volaille adulte ont été livrées à partir de juillet 2007.

21. Le HCR travaille actuellement avec la FAO et les réseaux vétérinaires nationaux dans le but de s'assurer que les protocoles et les voies d'accès aux services de laboratoire et vétérinaires dans les camps de réfugiés et les communautés sont installés.

1.3. Expertise internationale pertinente quant à l'évolution du nouveau virus de l'IAHP H5N1 en émergence

22. De gros efforts de la part de la FAO et ses partenaires ont été investis pour augmenter la compréhension de l'épidémiologie de la maladie et de ses méthodes de contrôle par la promotion et l'aide à la recherche appliquée sur les problèmes de nature mondiale, afin d'améliorer la qualité des outils techniques, des méthodes et des stratégies à la disposition des décideurs pour lutter contre l'IAHP et pour réhabiliter le secteur de la volaille. À cette fin et avec l'aide de l'Instituto Zooprofilattico Sperimentale delle Venezie et de la Commission européenne, la FAOet l'OIE ont organisé une conférence internationale sur la vaccination de la volaille à Vérone, en Italie (mars 2007), où les questions techniques, les options de vaccination et les stratégies pour le contrôle de l'IAHP chez les animaux ont été discutées abondamment avec toutes les parties prenantes, y compris les gouvernements nationaux, les organisations internationales, les institutions financières, le secteur privé, les instituts de recherche et les scientifiques. Les résultats d'un modèle de coût des vaccinations utilisé dans des pays prévoyant la mise en place de programmes de vaccination de grande envergure, tels que le Vietnam, ont également été présentés.

23. La FAO, en collaboration avec ses partenaires, mène un vaste programme de formation pour près de 150 employés nationaux dans plus de 80 pays en Amérique du Nord et du Sud, en Afrique, en Europe de l'Est, en Asie et au Moyen-Orient sur le suivi de la faune y compris la limitation de la capture d'oiseaux sauvages et la bonne collecte d'échantillons aux fins de mener des tests sur l'IAHP H5N1. Un deuxième tour de suivi de la faune (suivant le premier qui a eu lieu en 2006) a été mené de septembre 2006 à avril 2007 en Afrique, au Moyen-Orient et dans le Caucase. Environ 18 000 échantillons ont été prélevés et à ce jour, sur les 10 000 échantillons analysés, aucun n'a été diagnostiqué positif pour l'IAHP H5N1. Ce programme de suivi était coordonné par la FAOet mis en œuvre par le Centre de Coopération Internationale de Recherche Agronomique pour le Développement (CIRAD) en collaboration avec Wetlands International. La FAOjoue un rôle important dans le développement, la rédaction et la publication d'un manuel de formation intitulé Wild Bird AI Surveillance – A Manual for Sample Collection from Healthy, Sick and Dead Birds (« Suivi de la grippe aviaire chez les oiseaux sauvages – Manuel relatif à la collecte d'échantillons chez les oiseaux sains, malades et morts »). Ce manuel est disponible en ligne et est utilisé lors de toutes les formations de la FAO sur la faune.

24. Le support fourni par le réseau FAO/OIE OFFLU a fortement amélioré la capacité de diagnostic des laboratoires vétérinaires nationaux dans de nombreux pays. Il a également contribué de manière considérable au suivi de l'IAHP et a garanti que les plans pour le contrôle de la maladie dans les pays infectés — et le suivi et la préparation dans les pays non infectés — sont fondés sur des données scientifiques fiables. Le réseau OIE/FAO OFFLU :

Lacunes et défis persistants

25. Un nombre croissant de pays d'Asie, d'Afrique, d'Europe de l'Ouest et du Moyen-Orient demandent de l'aide pour évaluer les risques, les systèmes de suivi et les laboratoires nationaux et pour fournir un support technique lors de la planification d'urgence et lors des exercices de simulation, lorsque les missions d'évaluation révèlent des lacunes critiques dans la capacité de diagnostic biologique des pays touchés et à risque. Il est nécessaire de mener de plus amples études épidémiologiques afin de clarifier les facteurs de risque et soutenir les prises de décision concernant les stratégies de contrôle de la grippe aviaire dans certains pays spécifiques où la maladie est enzootique. En particulier, la situation évolutive de la maladie et la propagation du virus dans la majorité des zones d'Indonésie et d'Égypte exigent des ressources considérables pour garantir le contrôle progressif de la maladie et aboutir à une élimination ultime de l'IAHP. Les cas de maladie au Bangladesh ainsi qu'au Nigeria et dans d'autres pays d'Afrique sont également une source d'inquiétude.

26. La FAO, l'OIE et d'autres organisations partenaires auraient besoin de ressources supplémentaires pour pouvoir faire face à ces défis : le CMC/AH a besoin de plus de ressources pour couvrir le coût de ses opérations et un support accru permettrait à l'OIE/FAO OFFLU d'améliorer les capacités de diagnostic des laboratoires vétérinaires internationaux dans divers pays et de surveiller de manière durable l'évolution de l'IAHP. De plus, ce support est nécessaire pour le programme de jumelage du laboratoire OIE qui est en train de créer des communautés scientifiques nationales dans les pays manquant d'expertise et/ou de capacité afin de leur permettre de préparer et de négocier les normes de manière à ce que les laboratoires dans certains de ces pays puissent devenir des Laboratoires internationaux de référence de l'OIE à part entière. Enfin, il serait important que les évaluations de l'OIE-PVS soient financées dans leur totalité (il en reste 40 qui ne sont pas financées) car elles vont servir de base pour l'analyse des lacunes et l'établissement des priorités en matière d'investissements. Le premier tour des évaluations de l'OIE-PVS menées dans plus de 40 pays a déjà identifié des manques/préoccupations entraînant une incapacité à se conformer aux normes internationales: