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Les Nations Unies et l'assistance humanitaire

Protection des enfants

Les femmes et les enfants, qui représentent la majorité des réfugiés et personnes déplacées, ont besoin d’une protection et d’une assistance humanitaire. Dans les cas d’urgence extrême, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) œuvre aux côtés d’autres organismes humanitaires afin de rétablir les services de base, tels que l’approvisionnement en eau et l’assainissement, improvise des écoles et fournit des vaccins, des médicaments et d’autres biens aux populations déracinées.

Un enfant se fait vacciner

Un employé de l'UNICEF vaccine un enfant contre les oreillons dans un camp de réfugiés, en République démocratique du Congo (2007).
Photo ONU/Marie Frechon


Par ailleurs, l’UNICEF plaide sans relâche la cause des enfants auprès des gouvernements et des belligérants. Dans les zones en guerre, il a notamment négocié des cessez-le-feu visant à faciliter l’acheminement de l’aide, par exemple afin de vacciner les enfants dans le besoin.

A cet effet, l’UNICEF a défendu le principe consistant à créer un havre de paix autour des enfants et est à l’origine des « jours de tranquillité » et des « couloirs de la paix » dans les zones de conflit. Il a également lancé des programmes spécialisés afin de secourir les enfants traumatisés et d’aider les enfants non accompagnés à retrouver leurs parents ou d’autres membres de leur famille.

Protéger les enfants dans les conflits armés

Dans une trentaine de pays, plus de 300 000 jeunes de moins de 18 ans, des filles aussi bien que des garçons, ont été recrutés comme soldats et sont impitoyablement exploités, parfois dès l’âge de 7 ou 8 ans. Les guerres et troubles civils ont tué, mutilé ou estropié des millions d enfants. Bien d’autres encore, orphelins ou séparés de leurs parents à la suite de guerres, ont été traumatisés par les graves difficultés qu’ils ont dû surmonter pour survivre.

Le Représentant spécial du Secrétaire général pour les enfants et les conflits armés lutte notamment contre les violations les plus graves :

  • l' assassinat ou les mutilations d’enfants;
  • le recrutement ou emploi d’enfants soldats;
  • les attaques dirigées contre des écoles ou des hôpitaux;
  • le refus d’autoriser l’accès des organismes humanitaires aux enfants;
  • les enlèvements d’enfants;
  • le viol d’enfant ou d'autres actes graves de violence sexuelle à leur égard.

Pour remédier à cette tragédie, le Conseil de sécurité a demandé que l’on redouble d’efforts afin de mettre un terme au recrutement d’enfants soldats. La protection des enfants figure parmi les attributions des opérations de maintien de la paix.

Depuis 1997, le Représentant spécial du Secrétaire général pour les enfants et les conflits armés, s’emploie à mieux faire connaître, dans le monde entier, les répercussions des conflits auprès des enfants et à obtenir l’appui politique des gouvernements et de la société civile afin de renforcer la protection de l’enfance.

A l’occasion de ses déplacements dans des zones de conflits armés, le Représentant spécial a instamment demandé aux belligérants : de respecter les engagements pris en faveur de la sécurité des enfants; de ne pas prendre pour cible des sites de civils, comme des établissements scolaires et des hôpitaux; et de cesser de recruter des mineurs.

En 2000, l’Assemblée générale a adopté le Protocole facultatif à la Convention relative aux droits de l’enfant. Aux termes de ce protocole, les États parties acceptent de faire passer de 15 à 18 ans l’âge minimal du recrutement obligatoire et de la participation aux combats.