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Département de l’Assemblée générale et de la gestion des conférences

Service français de traduction

Souvent dite langue de la galanterie, le français est également regardé de longue date dans la vie internationale comme l’idiome premier de la diplomatie et des relations entre États, ce qui lui a jadis valu une place de choix au sein de la plupart des organisations internationales. Traduire en français et de cette langue se confond avec l’avènement des organisations internationales modernes, comme l’ONU où il partage avec l’anglais le double statut de langue officielle et de langue de travail.

Au Siège comme dans les trois autres grands centres de conférence de l’ONU (Genève, Vienne, Nairobi), ainsi que dans certaines de ses commissions régionales, le traducteur originaire de toute la Francophonie s’emploie dans la patience à rendre dans la langue de Molière des documents traitant dans leur grande diversité des questions qui intéressent l’Organisation (paix et sécurité internationales, maintien et consolidation de la paix, questions budgétaires et financières, droit international, droits de l’homme, drogue et crime, environnement et développement, etc.).

De surcroît, le français étant l’une des langues de travail du Secrétariat, le Service français de traduction du Siège a pour vocation de traduire un plus large éventail de textes que les cinq autres Services de traduction. Ainsi, outre la généralité des documents destinés aux organes délibérants, il traduit l’ensemble des textes administratifs, y compris la documentation suscitée par le système interne d’administration de la justice de l’ONU institué le 1er juillet 2009 en application de la résolution 62/228 de l’Assemblée générale.

Originaires de pays divers (Algérie, Belgique, Bénin, Burkina Faso, Canada, Côte d’Ivoire, Espagne, France, Liban, Madagascar, Sénégal, Suisse, Viet Nam), les traducteurs de langue française ont en partage, par-delà tous régionalismes, le français sanctionné par l’Académie française. Outre les langues officielles, les membres du Service parlent allemand, catalan, italien, mandingue, peul, portugais, vietnamien, wolof et yoruba.

Malgré ce qu’un vain peuple pense, le traducteur n’œuvre pas dans l’ombre, comme le dit si bien l’adage « les paroles s’envolent, les écrits restent » (verba volant, scripta manent). Ainsi, c’est en grande partie au traducteur de langue française de l’ONU que l’on doit que la célèbre formule « à préserver les générations futures du fléau de la guerre qui deux fois en l’espace d’une vie humaine a infligé à l’humanité d’indicibles souffrances », et tant d’autres, consacrées par la Charte des Nations Unies et reprises dans des résolutions historiques du Conseil de sécurité, soient restées dans l’histoire.

 

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Date de mise à jour: 13 février 2012/Ann GETZINGER