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Département de l’Assemblée générale et de la gestion des conférences

Service anglais de traduction

Le plus petit des six services de traduction du Siège, le Service anglais de traduction, a pour double et égale vocation de concourir au traitement de documents (traduction) et au service des séances (établissement de comptes rendus analytiques et de rapports).

Originaire du Cameroun, du Canada, des États-Unis d’Amérique, de France, du Ghana, du Guyana, d’Inde, d’Irlande, d’Irlande du Nord, du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et du Venezuela, le traducteur anglais justifie d’une parfaite maîtrise de l’anglais, et d’une excellente connaissance du français et d’au moins une autre langue officielle. Nombre de traducteurs du Service possèdent au moins trois langues passives. Le Service peut traduire des cinq autres langues officielles, ainsi que de l’allemand, du birman, du farsi, de l’hébreu, de l’hindi, de l’italien, du japonais, du marathi, du néerlandais et du portugais. Il doit respecter des délais serrés, d’autant que l’anglais sert souvent de pivot.

Le traducteur, qui obéit à des normes de qualité élevées, doit savoir rédiger dans un anglais clair, naturel et grammaticalement irréprochable, respecter les conventions (orthographe, emploi de majuscules et autres usages d’ordre stylistique) énoncées dans le Manuel de rédaction des Nations Unies.

Étant donné la taille du Service, le traducteur anglais peut approfondir sa maîtrise de tel ou tel sujet mais peut d’autant se spécialiser véritablement qu’il se doit d’être polyvalent et de pouvoir traiter avec un égal bonheur de toute la palette de questions qui intéressent l’ONU et dont il est censé suivre l’évolution. Il doit en outre savoir parfaitement manier les outils de recherche internes et externes.

Étant également appelé à rédiger des comptes rendus analytiques de séance pour certains organes, activité à laquelle il consacre la moitié de son temps de travail, le traducteur/rédacteur anglais a ainsi l’occasion d’assister aux travaux d’organes intergouvernementaux et de vivre la diplomatie en action.

Membre d’une équipe de deux à quatre personnes, le rédacteur prend des notes, et vérifie le texte des déclarations à l’audition avant d’établir le compte rendu qui se veut la synthèse fidèle des interventions. Le rédacteur doit saisir et analyser toute intervention, rester calme et faire preuve de rapidité d’exécution, le compte rendu devant être traduit dans les autres langues officielles pour être publié dans les délais impartis.

Le Service fait appel à du personnel temporaire pour doubler son effectif pendant ses périodes de pointe, en particulier lors de la partie principale de la session annuelle de l’Assemblée générale (de mi-septembre à la fin décembre) en sorte de faire face au surcroît de travail. Innovation récente, il a institué la formule de la rédaction hors site, le rédacteur délocalisé étant censé rédiger son compte rendu en interrogeant les textes ou les enregistrements sonores numériques des délibérations.

En début de carrière, le traducteur séjourne en principe aux fins de formation six mois à deux ans au Siège, après quoi il peut être transféré à Genève, Vienne, Nairobi, Addis-Abeba, Bangkok, Beyrouth ou encore Santiago.

En l’honneur du multilinguisme et pour mettre l’accent sur l’aspect créatif du métier, le Service anglais de traduction a lancé en 2005 une épreuve annuelle baptisée concours de traduction de Saint-Jérôme, du nom du saint patron des traducteurs, interprètes, éditeurs et autres linguistes. Initialement destiné aux seuls traducteurs anglais, et désormais étendu aux cinq autres langues officielles et à l’allemand, le concours est ouvert à tous les fonctionnaires de l’ONU en activité ou retraités.

 

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Date de mise à jour: 13 février 2012/Ann GETZINGER