ONU Bienvenue aux Nations Unies. C'est votre monde.

L'Holocauste et les Nations Unies
Programme de communication

Haut de page

Avant-propos de M. Peter Launsky-Tieffenthal, Secrétaire général adjoint à la communication et à l’information des Nations Unies

« L'Holocauste et les Nations Unies »

Il y a quelques années, j’ai eu le privilège d’assister, au Musée du Mémorial de l’Holocauste des États-Unis, à Washington, à une projection privée d’un nouveau film sur Anne Frank. J’ai compris une fois encore à cette occasion combien il importe de faire comprendre à chacun les dangers des préjugés et de la haine. Protéger les droits de l’homme et promouvoir le respect de la personne humaine font partie intégrante de la mission de l’Organisation des Nations Unies.

Le siècle dernier laisse dans son sillage une suite d’événements tragiques au cours desquels les droits de l’homme ont été violés et la réaction de la communauté internationale n’a pas été à la hauteur. L’Holocauste, les champs de la mort au Cambodge, le génocide au Rwanda ou le massacre de Srebrenica ont marqué à jamais les mémoires. Le Secrétaire général, M. Ban, lors de sa visite au Mémorial de Srebrenica en juillet 2012, a réaffirmé l’importance du principe de la responsabilité de protéger qui, a-t-il rappelé, a déjà été appliqué pour protéger les populations civiles en Côte d’Ivoire et en Lybie.

L’éducation, qui joue un rôle important dans la prévention du génocide, constitue un élément central du Programme de communication des Nations Unies sur l’Holocauste. Le présent recueil de documents de réflexion est le deuxième d’une série et vient s’ajouter aux nombreux outils pédagogiques mis à disposition dans le cadre de ce Programme. Depuis sa création en 2006, en vertu de la résolution 60/7 de l’Assemblée générale des Nations Unies, le Programme de communication sur l’Holocauste a conçu de multiples instruments d’action, parmi lesquels figurent des matériels pédagogiques, en ligne et imprimé, des DVD, des expositions, des campagnes sur les médias sociaux, des conférences vidéo pour les étudiants, des séminaires, une série de films et la présente publication. Il continue aussi de combattre le déni de l’Holocauste, comme demandé par l’Assemblée générale dans sa résolution 61/255.

Les documents de réflexion du présent volume portent sur un large éventail de sujets et ont été rédigés par un groupe diversifié de chercheurs, se plaçant chacun dans sa propre perspective. Parmi eux figurent le Professeur Pan Guang (Chine), qui décrit comment Shanghai est devenue un havre pour les réfugiés juifs durant la deuxième guerre mondiale. Juan Mendez (Australie), qui livre une analyse du procès du serbe Ratko Mladic, accusé de crimes de guerre, et de son incidence sur le système de justice pénale internationale. Tali Nates (Afrique du Sud), qui illustre comment l’éducation sur l’Holocauste en Afrique du Sud aide le pays à se réconcilier avec sa propre histoire d’oppression raciale.

Je vous invite à lire cette publication et à la faire connaître. Si les vues qui y sont exprimées ne reflètent pas nécessairement celles de l’Organisation des Nations Unies, les différents auteurs exposent des idées qui contribuent à alimenter le dialogue et favorisent la mise en évidence des moyens pouvant être mis en œuvre pour faire obstacle aux violations des droits de l’homme et aux violences de masse. Ces articles offrent l’occasion d’une plus ample réflexion, d’un débat structuré et, on peut l’espérer, d’un changement positif. Autant d’objectifs vers lesquels tend en fin de compte l’action de l’Organisation des Nations Unies.