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« L’Héritage du sauvetage danois ? Quelles leçons pouvons-nous tirer de l’exemple danois sur la relation entre l’histoire de l’Holocauste et l’enseignement de l’Holocauste ?»,

Cecilie Felicia Stokholm Banke, chercheur principal à l’Institut danois d’études internationales

À travers cet article, je vais vous faire part de certaines de mes réflexions sur la relation entre l’enseignement de l’Holocauste et la mémoire de l’Holocauste en Europe. Pour ce faire, je vais présenter l’expérience acquise au Danemark au cours de la décennie passée et donner un aperçu général de la mémoire de l’Holocauste telle qu’elle a émergé en Europe depuis le milieu des années 1990.

On ne peut pas comprendre la situation au Danemark sans tenir compte du contexte général de l’Europe. Bien évidemment, il y avait le phénomène singulièrement danois du sauvetage de 95 % de sa population juive qui avait, début octobre 1943, trouvé refuge en Suède avec l’aide de la population locale, le mouvement de résistance, les autorités danoises et des membres de la société civile (Bak, 2010). Dans une perspective internationale, cette opération de sauvetage est considérée comme unique, et le « sauvetage danois » se présente comme une lueur dans l’histoire généralement très sombre de l’Holocauste. Cette « exception danoise » a mené au fait, probablement involontaire, que le Danemark n’avait jusque-là été l’objet que de très peu d’attention dans l’histoire de l’Holocauste.

Toutefois, en 2003, le Danemark s’est associé à d’autres nations européennes pour marquer le Jour du souvenir de l’Holocauste, qui commémore les victimes de l’Holocauste et des autres génocides. Cette journée est célébrée le 27 janvier, jour anniversaire de la libération d’Auschwitz. À cette occasion, plusieurs activités pédagogiques sont organisées à travers le pays afin d’initier les enfants danois âgés de 15 ans et plus à l’histoire de l’Holocauste. Les activités sont financées par le Gouvernement danois et organisées par l’Institut danois d’études internationales en coopération avec le Ministère de l’éducation.

On peut se demander pourquoi il a été décidé de marquer le Jour du Souvenir de l’Holocauste et de familiariser les écoliers danois à l’histoire de l’Holocauste et des autres génocides. Pour répondre à cette question, nous devons percevoir cette évolution dans le cadre d’une tendance générale qui s’est installée en Europe dans les années 1990.

La mémoire de l’Holocauste en Europe après 1989

Depuis la chute du mur de Berlin en 1989, la question de l’Holocauste, notamment comment en perpétuer la mémoire et l’influence que cette mémoire exerce sur le présent, a joué un rôle important, peut-être de façon inattendue, dans la conscience et la politique européenne actuelles. Prenez par exemple les nombreuses excuses officielles données par les chefs d’État européens au cours des années 1990 – la France et les Pays-Bas en 1995 et la Pologne en 2001.

Même le Danemark, malgré son exceptionnel sauvetage, a présenté des excuses officielles en août 2005 pour avoir refusé l’entrée au Danemark à des réfugiés juifs, les renvoyant vers l’Allemagne où leur sort était incertain. À ces actes nationaux de contrition, il faut ajouter la résolution adoptée par le Parlement européen en 2005 visant à préserver la mémoire de l’Holocauste et la Déclaration de Stockholm, signée par les chefs d’État et les représentants de 40 pays en janvier 2000.

La Déclaration de Stockholm a également établi certains engagements de base devant être honorés par ses signataires afin de promouvoir l’éducation, le souvenir et la recherche sur l’Holocauste. Ces efforts nationaux et internationaux constituent la preuve d’une reconnaissance générale en Europe, et dans le reste du monde, que l’Holocauste occupe une place essentielle dans les mémoires européennes et nationales.

Dans ce contexte, le Premier ministre suédois Göran Persson, de concert avec Tony Blair et Bill Clinton, a créé le Groupe de travail international pour l’enseignement, la perpétuation de la mémoire et la recherche sur l’Holocauste en 1998, couronnant ainsi 10 années d’intense activité en Europe par l’institutionnalisation de la mémoire de l’Holocauste. Aujourd’hui, l’institution rebaptisée Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste se compose de 31 États membres dont les représentants siègent aux côtés d’experts nationaux. Cette institutionnalisation était intimement liée à l’émergence d’une culture politique fondée sur le droit international et les droits de l’homme. Les leçons de l’Holocauste devaient être enseignées et rester dans la mémoire des générations futures afin d’aider à prévenir d’autres génocides. Dans ce sens, l’Holocauste a été reconnu comme étant un génocide paradigmatique (Gerner et Karlsson, 2005).

Pour comprendre cette évolution, il fallait par exemple considérer l’impact sur la conscience européenne des guerres de succession en ex-Yougoslavie. Ce qui s’est passé en ex-Yougoslavie, à la suite de l’effondrement du communisme, a été un choc pour l’Europe d’après 1989, c’est-à-dire un continent qui nourrissait l’espoir de connaître un nouveau départ. De nouvelles interrogations ont jailli : qu’est-ce qui n’a pas marché ? Comment l’Europe a-t-elle pu regarder passivement ses voisins serbes abattre 8 000 musulmans ? L’Europe n’avait-elle donc pas tiré de leçons du passé ? L’Europe était-elle sur le point de répéter le genre de folie – l’assassinat de civils innocents à grande échelle – qui s’était produit au cours de la Seconde Guerre mondiale ? Le nationalisme ethnique était-il de retour ? Ou plutôt, le nationalisme ethnique n’avait-il jamais réellement disparu ?

Le choc a non seulement conduit à un débat autour du passé incontesté de l’Europe, mais a également suscité un regain d’intérêt pour l’Holocauste au sein du public et chez les hommes politiques. On pourrait dire, par conséquent, que l’intérêt croissant pour l’Holocauste était mu par un accent accru sur les droits internationaux de la personne. Il s’agit là d’une évolution que Nathan Sznaider et Daniel Levy soulignent également dans leur livre sur l’Holocauste et la mémoire à l’ère de la mondialisation. Certes, nous ne pouvons pas négliger les différences nationales dans chaque pays européen, découlant de différentes expériences nationales au cours de la Seconde Guerre mondiale, mais nous pouvons comprendre que ce qu’il s’est passé en ex-Yougoslavie au cours des années 1990 était néanmoins le début d’une européanisation de l’Holocauste, en tant que mémoire et comme un repère moral. (Banke 2012 et 2011)

Enseignements tirés

C’est dans ce cadre que nous devons comprendre pourquoi un pays qualifié de « nation juste » comme le Danemark estime nécessaire d’établir une journée du souvenir de l’Holocauste, célébrée chaque année comme une journée à thème dans les écoles à travers le pays. Le 27 janvier, les jeunes danois apprennent l’histoire de l’Holocauste et d’autres génocides, et le grand public participe aux cérémonies organisées par les municipalités à travers le pays.

Quels enseignements peuvent être tirés d’un pays où l’enseignement de l’Holocauste n’est apparu que récemment et qui a un statut unique dans l’histoire de l’Holocauste en raison de l’augmentation sans précédent du sauvetage de sa population juive en octobre 1943 ? Nous devons tout d’abord conclure que, nonobstant le fait que la journée d’Auschwitz soit une activité populaire dans la plupart des établissements secondaires danois, nous ne pouvons pas vraiment en affirmer le degré d’efficacité en tant que moyen d’enseignement de l’Holocauste. Une étude menée par un groupe de chercheurs danois et allemands nous enseigne que, pour un étudiant danois, l’Holocauste représente la plus importante leçon à tirer de la Seconde Guerre mondiale (Bjerg, 2011), un fait qui a été confirmé par un récent sondage effectué par le quotidien danois Berlingske Tidende. Les jeunes danois ont tendance à se reporter à l’histoire de la Seconde Guerre mondiale non pas comme l’histoire de l’occupation allemande du Danemark, mais comme l’histoire de l’Holocauste (Berlingske, 30/09/2013) suggérant une transition d’un récit national à une lutte mondiale. (Bjerg, Lenz et Bjerregaard, 2007).

Deuxièmement, au cours des deux dernières décennies, la recherche nous a fourni une meilleure connaissance des aspects locaux de l’histoire de l’Holocauste. L’Holocauste est devenu plus nuancé et multiforme ; ce qui, à mon avis, exige de nous une réévaluation de la façon d’enseigner le sujet aujourd’hui. Permettez-moi de m’étendre sur ce point. Comme je l’ai mentionné, la Journée d’Auschwitz a été célébrée pour la première fois au Danemark en janvier 2003. Chaque année depuis, le 27 janvier est l’occasion de commémorer les victimes lors de cérémonies organisées dans l’ensemble du pays, et les étudiants apprennent l’histoire de l’Holocauste et des autres génocides lors d’ateliers et séminaires spécifiquement conçus à cet effet. En tant que telle, la Journée d’Auschwitz contribue « à améliorer la sensibilisation des élèves danois sur l’Holocauste », le principe étant qu’il ne faut « jamais oublier ce que l’avenir peut apprendre du passé ».

Ainsi, la journée d’Auschwitz est consacrée à la commémoration des victimes et au soutien aux survivants, à la promotion de l’éducation et l’éveil de la conscience sur l’Holocauste et les autres génocides dans les écoles, les lycées et les universités et au sein du grand public. Ou bien, selon le discours officiel : « Le Danemark estime que maintenir la mémoire de l’Holocauste vivante à travers l’éducation, la recherche et les activités de commémoration constitue un important moyen d’enseigner les générations futures sur les droits fondamentaux de l’homme, et la nécessité de les protéger ailleurs ». (10 Years ITF-folder, 2008)

Toutefois, même si nous avons appris que la volonté politique peut être mise en marche et peut conduire à la création d’institutions comme l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste et le Forum suédois pour l’histoire vivante, pour ne citer que ces exemples, nous ne sommes pas certains de l’incidence réelle de ces institutions. Nous ignorons si l’enseignement de l’histoire de l’Holocauste et des autres génocides contribue réellement à bâtir une société plus tolérante et exempte de toute discrimination. Nous ignorons si cet enseignement maintient effectivement la mémoire de l’Holocauste vivante. En outre, nous ne pouvons dire si l’enseignement de l’Holocauste peut avoir un effet négatif imprévu menant à l’usure et à la négation de l’Holocauste. Ainsi, après une décennie d’intense activité, il peut être utile d’évaluer nos efforts et, sur la base des acquis de l’expérience et des nouvelles recherches, revoir la façon d’enseigner et d’apprendre l’histoire de l’Holocauste de manière à la rendre plus adaptée à la prochaine génération.

En outre, au cours des dix dernières années, de nouvelles recherches nous ont permis d’en apprendre davantage sur les responsables locaux en particulier dans les pays d’Europe de l’Est. Naturellement, les historiens de l’Holocauste savaient qui étaient les responsables locaux et savaient que des fusillades de masse avaient eu lieu sur le front de l’Est au début de la guerre. Néanmoins, l’intensification des activités qui a suivi le Forum international de Stockholm en janvier 2000 a entraîné un regain d’intérêt et, par conséquent, une connaissance étendue, au sein du grand public sur les différents aspects et phases du meurtre de Juifs européens.

En conséquence, l’Holocauste, au cours de la décennie passée, ne se limitait plus à Auschwitz et aux chambres à gaz. Le public est mieux informé sur les tueries qui ont été perpétrées dans des régions telles que l’Ukraine et le Bélarus à l’abri des regards, qui à mon sens sont également illustrées par le débat ayant suivi la parution de l’ouvrage de Timothy Snyder, intitulé Bloodlands. Et aujourd’hui, nous en savons davantage sur les responsables locaux. Nous sommes mieux informés sur la vie des Juifs avant l’Holocauste et sur leur vie pendant l’Holocauste.

Cette évolution concerne également le Danemark où, pendant plusieurs dizaines d’années, le sauvetage des Juifs danois a éclipsé les autres aspects moins héroïques de l’histoire danoise de l’Holocauste. Aujourd’hui, grâce, en partie, à la Déclaration de Stockholm et à la mondialisation de la mémoire de l’Holocauste, nous en savons plus sur les Juifs qui ont fui l’Allemagne nazie et qui se sont vus refuser l’entrée au Danemark (Banke, 2005 ; Kirchhoff, 2005 ; Rünitz 2005 ; Kirchhoff et Rünitz, 2007). De même, nous savons que certains Juifs au Danemark, qui n’avaient pas été secourus en octobre 1943, ont été déportés à Theresienstadt (Levin, 2001 ; Lundtofte, 2004 ; Sode-Madsen, 1995 et 2003).

En outre, grâce à une nouvelle génération d’historiens, nous savons que les industries danoises et le secteur agricole danois ont notamment collaboré avec les Allemands durant la guerre (Lund, 2005 ; Andersen, 2003). Une étude récente nous a également permis d’en apprendre plus sur les Waffen SS danois et les jeunes hommes qui ont pris la route de l’Allemagne pour se porter volontaires comme soldats sur le front de l’Est (Bundgaard, Poulsen et Smith, 1998).

Comme dans d’autres pays, l’enseignement de l’Holocauste doit tenir compte de ces récentes évolutions dans l’historiographie du Danemark relative à l’Holocauste. L’histoire de l’Holocauste est, en partie, l’histoire locale avec des aspects locaux et des acteurs locaux. En nous fondant sur l’exemple danois, nous pouvons dire que l’enseignement de l’Holocauste est également l’enseignement de la façon dont la nation a répondu à la question de la persécution des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale. Il est question de sauvetage et de réfugiés, de collaboration et de résistance. Toutes les complexités que revêt l’histoire de l’Holocauste.

En outre, l’expérience individuelle qu’a un pays des atrocités passées, des violations des droits de l’homme et des crimes de génocide est également un élément important dans sa définition de l’enseignement de l’Holocauste. En fait, on peut prétendre, comme le font Gundare et Batelaan, que « l’enseignement de l’Holocaute n’est pas, et ne doit pas être le même partout dans le monde » (Batelaan et Gundare, 2003).

Toutefois, l’intégration de l’histoire de l’Holocauste dans l’histoire locale peut souvent être plus facile à dire qu’à faire, ce qui m’amène à mon troisième et dernier point, à savoir la relation entre l’enseignement de l’Holocauste en tant que leçon universelle et en tant que partie du programme d’enseignement des droits de l’homme d’une part, et l’enseignement de l’Holocauste en tant que partie de l’histoire locale, d’autre part.

Si l’Holocauste devient une leçon d’histoire universelle, comme indiqué par Levy et Sznaider, entre autres, dans leurs travaux sur la mémoire mondiale, il y a un risque que nous perdions les aspects locaux, et que ceux-ci emportent également avec eux l’impact de ces importants enseignements de l’histoire. Ainsi, les aspects locaux de l’Holocauste et de l’expérience locale des atrocités, des violations des droits de l’homme et des crimes de génocide doivent être inclus dans la définition qu’un pays a de l’enseignement de l’Holocauste. Il doit y avoir une relation entre le message universel du « plus jamais ça », d’une part, et les expériences locales de la violence génocidaire, des atrocités de masse, du racisme et de la discrimination d’autre part.

Nous pouvons observer ce phénomène dans le contexte européen en examinant le cas des anciens pays communistes, qui, après avoir intégré l’Union européenne, insistaient sur le fait que leur passé communiste – l’autre passé totalitaire – devrait être reconnu et entrer dans la mémoire de la même manière que l’histoire du socialisme national et de l’Holocauste. Comme le soutient Mälksoo, le devoir de mémoire des pays baltes et de la Pologne a soulevé la comparaison controversée et intensément querellée entre les régimes nazi et stalinien et leurs crimes respectifs, contestant ainsi l’unicité des crimes nazis et remettant en question la singularité de l’Holocauste comme étant le crime contre l’humanité du XXe siècle (Mälksoo, 2009, p. 656).

L’un des défis qui se posent actuellement à l’enseignement de l’Holocauste en Europe consiste donc à trouver un équilibre entre l’héritage universel de l’Holocauste avec l’histoire locale des violations des droits de l’homme, des génocides et des violences politiques de masse. Ce défi pose une question fondamentale que nous devons examiner : comment éviter que les impératifs du « plus jamais » ne s’universalisent au point où le message vienne à perdre son impact véritable ? Après tout, nous voulons enseigner les réalités de l’Holocauste d’une manière qui soit également plus adaptée pour la prochaine génération.

Références :
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  • Sofie Lene Bak, Nothing to speak of - wartime experiences of the Danish Jews 1943-1945, Copenhagen: Danish Jewish Museum, 2011
  • Cecilie Felicia Stokholm Banke, “Remembering Europe’s Heart of Darkness: Legacies of the Holocaust in Post-War European Societies”, in Malgozata Pakier et Bo Stråth, A European Memory? Contested Histories and Politics of Remembrance, New York et Oxford: Berghahn Books, 2012 et 2010
  • Cecilie Felicia Stokholm Banke,”Small and moral nations. Europe and the emerging politics of memory” dans Helle Bjerg, Claudia Lenz et Erik Thorstensen (éds.), Historicizing the Uses of the Past. Scandinavian Perspectives on History Culture, Historical Consciousness and Didactics of History Related to World War II, Bielefeld: Transcript Verlag, 2011
  • Helle Bjerg, “The Culture of Memory in the “Grandchildren Generation” in Denmark”, dans Helle Bjerg, Claudia Lenz et Erik Thorstensen 2011
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  • Biographie

    Titulaire d’un master et d’un PhD, Cecilie Felicia Stokholm Banke est chercheur principal à l’Institut danois d’études internationales où elle travaille sur la politique étrangère danoise et européenne, en s’intéressant en particulier à la façon dont les sociétés se réconcilient avec leur passé marqué par des atrocités. De 2009 à 2013, elle était en charge du programme d’études sur l’Holocauste et les génocides à l’Institut danois d’études internationales, et représente depuis 2005 le Danemark au sein de l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste. Elle a fait partie de la délégation parlementaire danoise à l’Assemblée générale de l’ONU en 2008, de la délégation danoise au Forum international de Stockholm de 2004-2005 et aux réunions de l’OSCE de 2004 et 2005 sur l’antisémitisme et d’autres formes d’intolérance. En 2007, le Dr Banke a été chercheur invité au Remarque Intitute de l’Université de New York et en 2009, professeur invité et boursière résidente Fulbright au Strassler Center for Holocaust and Genocide Studies de l’Université Clark. Elle a publié des ouvrages sur la politique danoise pour les réfugiés durant la période du nazisme, la mémoire de l’Holocauste dans l’Europe d’après-guerre, et la politique la mémoire de l’holocauste nazi, dans l’Europe d’après-guerre, et le devoir de mémoire en Europe.

      Questions pour la discussion
  • 1. Expliquez ce que l’auteur entend par « exception danoise » et dites comment cela a influencé l’histoire de l’Holocauste au Danemark.
  • 2. Comment l’Holocauste – la façon dont on s’en souvient et l’influence de sa mémoire sur le présent – a-t-il influencé la conscience et la politique européennes ?
  • 3. Quels enseignements peut-on tirer de l’expérience danoise avec l’enseignement de l’Holocauste ?
  • 4. Quelle est la relation entre l’enseignement de l’Holocauste à un niveau universel et son enseignement dans le cadre d’une histoire locale ?
  • 5. Pensez-vous que l’enseignement de l’Holocauste peut aider à changer les comportements ? Pourquoi ou pourquoi pas ?