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« La Prévention mondiale de l’Holocauste : les leçons de l’Holocauste », par M. Edward Mortimer et Mme Kaja Shonick Glahn

Du 28 juin au 3 juillet 2010 un groupe d’experts en études sur l’Holocauste et le génocide, Holocauste et Education, droits de la personne humaine et prévention du génocide, se sont rencontrés au Colloque International de Salzburg lors d’une conférence intitulée « Prévention Mondiale du génocide : les leçons de l’Holocauste ».

La conférence s’est tenue sous l ‘égide du Musée à la mémoire de l’Holocauste des États Unis et présidée par le Docteur Klaus Mueller, représentant du Musée de l’Europe.

Le but explicite de cette conférence était d’explorer les connexions aussi bien que les divisions entre l’éducation sur l’Holocauste, la prévention du génocide et les Droits de l’Homme.

Les participants ont discuté de la question de savoir si et comment l’éducation sur l ‘Holocauste pouvait sensibiliser l’opinion sur les génocides contemporains, renforcer une culture de la prévention du génocide et contribuer à l’éducation sur les Droits de l’Homme.

Ils ont débattu pour savoir si le fait que nous améliorons notre compréhension des génocides passés et les atteintes aux droits de la personne humaine en les reliant entre eux ne mettait pas en péril la reconnaissance de leurs profondes différences.

Un des thèmes sur lequel les participants ont longuement débattu a été la relation complexe entre enseigner la réalité de l’Holocauste ou tirer les leçons de l’Holocauste.

Les participants ont débattu de la contribution que l’éducation sur l’Holocauste à la prise de conscience du racisme contemporain, de l’antisémitisme, l’homophobie ou la situation des gitans et des Roms aujourd’hui.
Ils ont cherché à comprendre si (et si oui comment) l’éducation sur l’Holocauste pouvait contribuer à comprendre et prévenir de futurs génocides.

Parme les acteurs politiques et au travers de la littérature, il y a une certaine tendance à croire que l’éducation sur l’Holocauste peut être un outil efficace pour apprendre aux étudiants l’importance de protéger la démocratie et le respect de la personne humaine, prévenir le racisme et l’antisémitisme, en promouvant le respect mutuel entre les gens de différentes races, religions et cultures.

Certains intellectuels ont soutenu le fait que des études sur l’Holocauste, le génocide et les Droits de l’Homme sont inséparables (1) et que l’éducation sur l’Holocauste apporte une contribution significative à la citoyenneté en développant la prise de conscience des élèves aux problèmes des droits de la personne et des génocides, des stéréotypes et des boucs émissaires (2).

Un rapport en 2004 émanant du Stanford Research Institute a suggéré que l’éducation sur l’Holocauste n’est pas seulement une obligation intellectuelle mais le meilleur espoir de vacciner l’espèce humaine contre de futures occasions de génocide (3).

Des intellectuels ont développé des arguments semblables, statuant par exemple que l’éducation sur l’Holocauste peut semer les germes de la préoccupation… qui produit des idées qui font leur chemin concernant la place de chacun dans ce monde, et de ce que cela signifie que d’être citoyen dans une démocratie.(4)

Selon cette théorie, que l’éducation sur l’Holocauste peut jouer un rôle important dans la prévention du racisme, de l’antisémitisme et des conflits ethniques en promouvant les Droits de l’Homme, de nombreux états dans le monde ont institué des programmes éducatifs obligatoires sur l’Holocauste dans les écoles secondaires.

Cependant, de récentes études et sondages ont montré que la plupart des programmes d’éducation sur l’Holocauste, aussi bien dans les écoles que dans les musées, ne reliaient pas explicitement l’histoire de l’Holocauste avec l’histoire d’autres génocides ou des problèmes d’atteintes aux droits de la personne humaine (5).

En même temps il existe une légère preuve empirique qui suggère que l’éducation sur l’Holocauste, en soi, peut enseigner aux étudiants les dangers actuels continus du racisme, de la xénophobie, de l’antisémitisme et du génocide.

La conférence de Salzburg qui s’est tenue en 2010, visait à permettre aux intervenants spécialisés dans les domaines de l’éducation sur l’Holocauste, la prévention des génocides, et la protection des droits de la personne humaine, de débattre de ces problèmes sous-tendant les questions relatives au but de l’éducation sur l’Holocauste.
Faut-il apporter la connaissance de l’Holocauste aux étudiants ? Faut-il les amener à  une plus profonde réflexion concernant les responsabilités civiques, les droits de la personne humaine et les dangers du racisme et de l’antisémitisme ? Ou bien cela doit-il être les deux ?

L’Holocauste, les autres génocides et l’éducation sur les Droits de l’Homme

Un des points les plus importants discutés pendant la semaine à Salzburg fut la compatibilité de l’Holocauste avec l’éducation sur les Droits de l’Homme.

Aux fins de cet article nous nous référons à la définition donnée par l’UNESCO concernant l’éducation sur les Droits de l’Homme : « Education, formation et information visant à bâtir une culture universelle des droits de la personne humaine. L’éducation sur les Droits de l’Homme encourage les attitudes et comportements nécessaires à faire respecter les Droits de l’Homme pour tous les membres de la société (7).

D’un côté, certains participants prétendaient que c’était crucial de relier ces deux éléments et défendaient l’idée d’une approche pédagogique qui situerait l’éducation sur l’Holocauste dans un contexte élargi des droits de la personne humaine. Ils déclaraient que des professeurs devraient être encouragés à faire le lien entre l’Holocauste et les Droits de l’Homme aujourd’hui (par exemple en insistant sur les liens historiques entre l’Holocauste, la Convention sur le Génocide  et la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. D’autres participants n’étaient pas d’accord, suggérant  que l’Holocauste et l’éducation sur les Droits de l’Homme ne devaient pas être colligés et qu’ils constituaient des sujets différents avec des buts différents, des méthodologies et des préoccupations différentes.
Ce désaccord fut souligné par un groupe d’étude sur l’éducation dans les musées.

Un orateur suggéra que les musées sur l’Holocauste et les monuments commémoratifs peuvent et doivent relier l’Holocauste aux droits de la personne humaine, et spécifiquement se service de l’Holocauste comme exemple de la violation ultime des droits de la personne humaine. D’après ce paneliste, la connaissance de l’Holocauste et des violations passées des droits de la personne humaine pourrait donner lieu à une fructueuse discussion des violations actuelles des droits de la personne humaine. Un autre orateur fit remarquer, cependant, qu’il y a une différence importante entre comprendre l’Histoire et en tirer les leçons.

Alors que les participants étaient en désaccord concernant le fait de savoir s’il était approprié de mettre l’Holocauste sur le même plan que l’éducation sur les Droits de l’Homme, en général la plupart des participants à la conférence reconnurent la valeur et l’importance d’enseigner aux étudiants non seulement l’Holocauste mais aussi les autres génocides. Beaucoup d’entre eux soutinrent que comparer l’Holocauste, qui est souvent considéré comme le cas paradigmatique de génocide, aux autres génocides et crimes contre l’humanité, pourrait nous permettre de mieux comprendre les autres évènements génocidaires, et du même coup l’Holocauste lui-même.

En même temps, dans la salle,  ils reconnurent le défi d’une telle approche comparative, et soulignèrent l’importance de différencier l’Holocauste, le génocide, et autres violences de masse, violation  des droits de la personne humaine ou des conflits éthiques.

L’Holocauste et des leçons pour le futur ?

La conférence a mis en lumière les différentes opinions concernant les fins de l’éducation sur l’Holocauste. D’un côté certains participants se faisaient explicitement les défenseurs de l’importance de tirer les leçons de l’Holocauste et autres génocides et de permettre ainsi aux étudiants de faire le rapprochement entre des évènements contemporains  et le passé.

Un participant, par exemple, suggéra que le but de l’éducation sur l’Holocauste était d’apprendre à son sujet, et de comprendre la cruauté humaine et sa violence afin de mieux les prévenir. Ce participant suggéra que dans certains endroits il put être plus approprié de se concentrer sur d’autres génocides et conflits pour en tirer les leçons. D’autres participants émirent des réserves concernant une telle approche, et préférèrent se faire les avocats d’une approche plus directe pour enseigner à propos de l’Holocauste et non pas de faire lien avec d’autres évènements, qu’ils soient présents ou passés.

Ils exprimèrent un certain malaise à propos de la notion qui visait à tirer les leçons de l’Holocauste et suggérèrent que l’étude de l’Holocauste en lui-même constitue un événement historique suffisamment important.

Dans le cadre du programme de la conférence, des éducateurs du monde entier exposèrent les différentes façons par lesquelles leurs institutions ou eux-mêmes définissaient le but et les limites  de l’éducation sur l’Holocauste.
Un orateur, par exemple, décrivit un programme éducationnel bien établi aux Etats Unis destiné aux adolescents comme outil de prévention contre la violence et potentiellement contre le génocide. Il mit l’accent sur le fait que si nous voulons inculquer certaines  valeurs ou leçons aux adolescents, alors nous devons prendre en compte leur développement et leur comportement. Il défendit une approche multidisciplinaire à travers laquelle les étudiants reçoivent non seulement une éducation à propos de l’Holocauste et d’autres exemples de génocide, mais ils sont encouragés à réfléchir à leur propre vie et aux points communs (aussi bien que les différences) qui existent entre des évènements contemporains et des exemples de génocides passés.

Un second orateur a défendu une approche semblable et a décrit la mise en place d’une formation sponsorisée par l’état en Equateur concernant les Droits de l’Homme, l’Holocauste et autres récents génocides.

Ce programme a été développé pour des étudiants âgés de 16 et 17 ans. La justification d’un tel enseignement dans les lycées est qu’il était critique d’introduire une éthique de compassion chez ces étudiants et de leur inculquer les valeurs liées à la citoyenneté.

Ces valeurs sont la clé pour promouvoir la non-violence, et des attitudes plus positives à l’égard des étrangers et ceux qui sont différents. D’après ce présentateur préserver le souvenir de l’Holocauste vivant dans le contexte de l’apprentissage des droits de la personne humaine et des génocides modernes est crucial pour montrer aux étudiants que l’on doit se sentir responsable les uns des autres pour son propre bien et pour celui de l’humanité.
En contradiction avec ces deux orateurs pour qui promouvoir des programmes qui encouragent les étudiants à faire le lien entre l’Holocauste et les autres génocides et atteintes aux droits de la personne humaine et leur propre vie, un troisième orateur a suggéré une approche qui se concentre plus sur l’histoire de l’Holocauste et la promotion de son souvenir en tant que sujet unique et distinct. Il a ainsi décrit le travail du Mémorial Européen de l’Holocauste qui se concentre explicitement  sur la commémoration de l’Holocauste et qui ne considère pas la prévention des génocides ou des atteintes aux droits de la personne humaine comme sa mission principale. Il préfère une approche réfléchie sur l’histoire et a avancé le fait que le but de l ‘éducation sur l’Holocauste est d’apprendre à propos de l’Holocauste plutôt que d’en vouloir tirer les leçons.

Le quatrième et dernier paneliste a passé en revue l’approche multidisciplinaire consistant à apprendre à propos de l’Holocauste et la prévention du génocide prise par le programme natif des Nations Unies sur l’Holocauste.
Sous mandat de l’assemblée générale, le Programme organise une journée annuelle du souvenir observée dans tous les bureaux des Nations Unies dans le monde entier et des partenaires de la société civile pour mieux comprendre l’Holocauste et les raisons des violences de masse qui peuvent conduire au génocide. Le programme développe aussi des Colloques et des supports qui soulignent les liens essentiels entre l’histoire et la promotion des droits de la personne humaine et les valeurs démocratiques d’aujourd’hui.

Faire face aux réalités locales

Bien que la question de savoir s’il est préférable d’enseigner l’Holocauste en le reliant strictement à l’histoire, ou bien d’élargir aux droits de la personne humaine, ou encore de porter son attention sur des comparaisons avec d’autres génocides et des évènements contemporains, soit demeuré un point de désaccord, tous les participants à la conférence ont reconnu jusqu’ à un certain point que les histoires locales et des contextes locaux imposent certaines restrictions concernant comment l’éducation sur l’Holocauste peut être réalisée.

Un panel séparé s’est concentré sur les défis et les succès de l’éducation contemporaine de l’Holocauste mettant en lumière les différentes façons dont les programmes sont mis en place reflétant des réalités locales particulières. Par exemple un orateur autrichien a expliqué qu’en Autriche l’apprentissage de l’Holocauste est obligatoire à l’école secondaire. Quoiqu’ il en soit, au « erinem.at », un institut qui forme des professeurs and développe des documents pédagogiques à propos de l’Holocauste, sous l ‘égide du Ministère de l’Education autrichien, il a été décidé que l’éducation sur l’Holocauste ne devait pas être faite en conjonction avec les autres génocides à l’heure actuelle, ou même élargie aux autres enseignements sur les Droits de l’Homme. La raison principale de cette décision est que l’histoire de l’Holocauste reste un sujet sensible en Autriche où des souvenirs et des récits restent très vivaces. Le plus grand défi reste entre le discours officiel des actes autrichiens (par exemple la participation aux atrocités Nazies) et les discours des familles autrichiennes qui mettent l’accent sur l’Autriche et ses citoyens en tant que victimes, ou au moins en tant que personnes ayant été forcées de participer à l’Holocauste.

En Ukraine par contre, comme l’a expliqué l’orateur suivant, l’Holocauste ne fait pas partie du programme obligatoire pour les écoles. En fait d’après cet orateur, moins de 10% des professeurs dans les écoles secondaires ukrainiennes ont reçu une formation pour enseigner l’Holocauste. Il a fait remarquer que des obstacles tant bureaucratiques que  politiques s’opposent à l’enseignement de l’Holocauste en Ukraine. Parmi les plus grands défis : une tradition de silence (les Ukrainiens ne croient que l’Holocauste ait été un événement ukrainien ou que l’Ukraine y ait été impliquée ; une compétition entre les victimes de l’Holocauste et celles de la famine dont le nombre de victimes a certainement été plus élevé que pour celles de l’Holocauste ; et la nationalisation de l’histoire de l’Ukraine qui a marginalisé ou ignoré les Juifs et autres minorités. Ainsi que l’ont  clairement démontré ces présentations et d’autres, différentes institutions et pays et éducateurs, il existe différentes approches dans l’enseignement de l’Holocauste. Il y a d’importants facteurs historiques, pédagogiques et politiques qui influencent la façon dont l’éducation sur l’Holocauste est mise en place, et si ce doit être relié aux autres génocides, aux droits de la personne humaine ou à l’histoire locale.

Conclusion

Pour revenir à la question posée lors de cette conférence, à savoir si le but de l’enseignement de l’Holocauste nous voudrions suggérer qu’il y a la place pour toutes les thèses avancées, et nous nous élevons contre le fait qu’il puisse exister une seule et juste façon d’enseigner l’Holocauste. L’Holocauste a été clairement un élément clé de l’histoire du 20° siècle. Pour cette raison il est important que les élèves étudient et s’informent. Ceci est particulièrement vrai en ce qui concerne les universités où la notion de devoir apprendre quelque chose de l’Holocauste est d’un certain côté antithétique avec la notion de recherche et d ‘étude. Nous n’estimons pas qu’un sujet soit valable ou pas simplement parce que c’est quelque chose dont nous pouvons ou pas tirer des leçons pour les sociétés contemporaines.
En même temps, toutefois, nous reconnaissons que l’éducation n’est jamais neutre et que celle-ci fonctionne comme un des véhicules les plus effectifs par lequel les nations inculquent  certaines valeurs et éthiques  (à la fois constructives et destructives) à leurs citoyens.

Dans un monde de plus en plus global, nous croyons qu’il est crucial d’enseigner aux élèves les dangers du racisme, de l’antisémitisme et de la xénophobie, et de leur inculquer le respect de la personne humaine.
Nous croyons qu’un des buts majeurs de l’éducation est de créer une culture où les élèves veulent et peuvent relever les défis pour lutter contre l’intolérance, l’injustice et la violence génocidaire. Comme l’a noté un de nos participants à la conférence, dans un panel intitulé « les Racines du génocide » nous avons besoin de concentrer notre attention et notre énergie sur la création d’une culture anti génocide si nous voulons prévenir d’autres génocides dans le futur. Bien que l’apprentissage de l’Holocauste soit un élément important dans la création d’une telle culture, en soi ce n’est pas suffisant. On doit montrer aux élèves en quoi le génocide est une tragédie humaine commune qui est arrivée de trop nombreuses fois dans le passé. (8)

L’Holocauste ne peut pas être enseigné et compris comme une aberration de l’histoire de l’humanité. Au contraire il faut monter aux élèves que bien que l’Holocauste puisse être considéré comme un cas extrême de génocide, il a en commun des similarités avec des génocides plus récents comme ceux du Rwanda, du Cambodge ou de la Bosnie. Si nous voulons prévenir de nouveaux génocides dans le futur, nous devons éduquer les élèves la prédominance des génocides et des conflits génocidaires dans l’histoire moderne, et leur enseigner pourquoi et comment de tels conflits voient le jour. Actuellement il y a peu de  modèles éducationnels qui combinent à la fois l’enseignement sur l’Holocauste et l’enseignement d’autres génocides, le respect de la personne humaine et la prévention du génocide.
Une des conclusions de la conférence a été de montrer qu’il est nécessaire qu’il y ait plus de collaboration et de coopération entre les éducateurs et autres acteurs afin qu’un cadre pédagogique de référence unique voit le jour dans les champs concernés. A  cette fin le Colloque global de Salzburg en collaboration avec le Mémorial Muséum de l’Holocauste des Etats Unis, a mis en place une initiative sur l’éducation de l’Holocauste et la prévention du génocide pour créer un réseau multidisciplinaire d’experts qui apprendront les uns des autres avec pour but de promouvoir des efforts d’éducation de qualité et des initiatives  culturelles qui renforcent la prise de conscience de l’Holocauste et d’autres génocides, avec la perspective de combattre la haine, le racisme et l’antisémitisme et de promouvoir les Droits de l’Homme et la prévention du génocide.

Pour plus d’information à propos de ce programme et un rapport complet sur la conférence 2010, merci de vous connecter à notre site Internet Lien externe EN.

Notes :

Questions pour la discussion :

Les documents de réflexion fournissent un forum de discussion pour les spécialistes de l’Holocauste et de la lutte contre les génocides, afin de soulever des questions qui nourrissent le débat et la recherche. Il a été demandé à ces auteurs, provenant de cultures et de contextes très variés, de rédiger des articles basés sur leurs points de vue et expériences personnels.Les opinions exprimées par ces spécialistes ne reflètent pas nécessairement celles des Nations Unies.

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