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L'Holocauste et les Nations Unies
Programme de communication

Journée internationale de commémoration en mémoire des victimes de l'Holocauste 2008

Message de S.E. M. Srgjan Kerim, Président de la 62e session de l'Assemblé générale des Nations Unies

Monsieur le Secrétaire général,
Monsieur le Secrétaire général adjoint,
Mesdames et Messieurs,

C’est un grand honneur pour moi que de vous souhaiter la bienvenue dans la salle de l’Assemblée générale, cette auguste assemblée mondiale où les États Membres coopèrent et s’affrontent, s’entendent et feignent de s’ignorer, montrent leur cohésion et leurs divergences.

Une chose nous est commune à tous cependant : notre conscience intellectuelle et morale. Elle doit nous permettre, non seulement de nous souvenir des actes dont une personne se rend coupable vis-à-vis d’une autre, mais aussi d’imaginer et de créer un monde fondé sur la tolérance, la solidarité et le bon sens.

L’Holocauste a insufflé à ses auteurs l’illusion de leur suprématie, il a visé à rompre les liens qui unissent tous les êtres humains. Nous ne devons reculer devant aucun effort pour qu’une telle catastrophe ne se reproduise jamais.

La mondialisation ne doit pas seulement être synonyme de développement des communications, de la technologie et de l’économie; elle doit aussi faire évoluer les consciences.

Elle doit faire naître une mentalité étrangère à toute idée de génocide, d’actes inhumains et d’utilisation criminelle de l’abêtissement des masses.
Nous devons tous avoir conscience du fait que nos pensées s’expriment par des mots qui se transforment en actes et que ces actes deviennent des habitudes, qui, en formant notre caractère, forgent notre destin.

La cérémonie d’aujourd’hui est plus qu’une commémoration, plus qu’un souvenir; elle doit inciter à honorer, par nos actes, les victimes et les survivants de l’Holocauste.

Personne n’est mieux placé qu’eux pour témoigner des atrocités inexplicables et inimaginables perpétrées contre l’humanité à une époque et au nom d’une idéologie marquées au sceau de la haine et de la folie, atrocités d’autant plus absurdes qu’elles étaient commises par de prétendus « surhommes ».

Je rends hommage au représentant Tom Lantos et à tous les survivants de l’Holocauste, qui, par leur courage et leur persévérance, ont permis que les enseignements de cette terrible tragédie fortifient notre conscience collective.

En leur honneur, aujourd’hui, saluons, en évoquant solennellement le passé, la force de conviction qui les animait et l’espoir d’un monde meilleur qu’ils ont su nous inspirer.

Car chacun d’entre nous a en lui la volonté de garder sa conscience en éveil pour créer un monde meilleur, plus équitable et plus juste, ce dont il devrait faire l’œuvre de sa vie.

Il nous appartient à tous, États Membres et membres de la société, d’accepter notre interdépendance et de retrouver le sens des valeurs qui nous permettra de transcender nos différences.

C’est en cela que consiste la nouvelle culture des relations internationales, qui est fondée sur les droits de l’homme, la sécurité humaine et le devoir de protéger et d’assurer un développement durable et que nous devons aux générations futures de concrétiser.

Je vous remercie.