Condition de la femme
Assurer la croissance économique durable en Afrique - qui compte aujourd'hui plus de 410 millions de femmes - dépend aussi de l'autonomisation des femmes dont il faut améliorer les conditions de vie et de productivité, pour que le continent tout entier puisse être sauvé des affres de la pauvreté.
Une mère montre fièremement ses deux nourrissons, dans le village de Bate-Nafadji en Guinée.
Photo ONU par E. Schneider
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Malgré l’adoption d’innombrables conventions internationales et de protocoles qui réaffirment l’égalité des sexes, la discrimination et les préjugés freinent l’émancipation des femmes Africaines. Dans pratiquement tous les secteurs d’activité, les femmes du continent peinent encore à faire reconnaître leur droit de vivre dans la dignité. L’ UNIFEM fournit une aide financière et technique essentielle, permettant aux femmes du continent de faire face aux divers problèmes auxquels elles sont confrontées, qu’il s’agisse des violences et des conflits ou de l’intégration du principe de l’égalité des sexes dans les programmes d’aide internationale.
En 2007, sur les 179 pays qui font parties à la Convention, seuls 89 ont des lois interdisant expressément la violence familiale. Quatre vingt dix gouvernements ont adopté des lois contre le harcèlement sexuel. En Afrique, seule l’Afrique du Sud a promulgué les lois nécessaires pour réprimer la violence envers les femmes.
Des femmes cuisent des poteries dans
un village à Kalabougou, au Mali.
Photo ONU par K. Muldoon
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La
femme dans le développement de l'Afrique
Les contributions fondamentales des Africaines dans leur foyer,
dans les systèmes de production alimentaire et dans les économies
nationales jouissent d'une reconnaissance croissante, à la
fois en Afrique et de la part de la communauté internationale.
Ceci, dans des proportions non négligeables, est dû aux
efforts énergiques déployés par les femmes
elles-mêmes pour s'organiser, formuler clairement leurs sujets
de préoccupations et faire entendre leur voix. Au niveau
populaire comme au niveau national, de nouvelles associations de
femmes se sont constituées dans les années 90, tirant
profit des nouvelles possibilités politiques qui s'offraient à elles
de s'affirmer dans un rôle dirigeant. Elles font également
pression pour que les possibilités offertes dans le secteur économique
et social et la promotion des droits de la femme soient élargies.
Une mère lave son linge dans le Nyaderi,
au Zimbabwe,
tandis que son jeune fils l'attend.
Photo ONU par M. Grant
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Le
rôle central des femmes pour la paix
Les femmes sont souvent mieux à même que les hommes de prévenir ou de résoudre un conflit, parce qu'elles en connaissent le prix. Elles sont aussi des 'éducatrices de paix' depuis des générations, préservant l'ordre social quand des communautés entières s'effondrent sous le poids des conflits. Il est donc regrettable que les femmes soient encore extrêmement sous-représentées dans la prise de décisions, de la prévention des conflits à leur règlement et à la réconciliation qui s'ensuit.
Une jeune fille de Shambiko, en Eritrée.
Photo ONU par J. Aramburu
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La
lutte des Africaines pour l’égalité
Il y a dix ans, les Africaines pouvaient espérer qu’une conférence mondiale très attendue qui s’était fixé comme objectif ambitieux de transformer la vie des femmes du monde entier serait porteuse de changements. L'année 2005 marque le dixième anniversaire de cette étape importante, la Quatrième Conférence mondiale sur les femmes, qui s’est tenue à Beijing (Chine) en 1995. Comme leurs homologues d’autres régions, les femmes africaines font le point des progrès réalisés et se demandent dans quelle mesure les réformes promises ont été mises en œuvre.
Des femmes dans une école de couture à Bonfi,
une région de Conakry en Guinée.
Photo ONU par E. Schneider
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La
lutte des femmes contre le sida
D'après le Rapport sur l’épidémie mondiale de sida 2008 Afrique subsaharienne reste la région la plus durement touchée par le VIH, et représente 67% du total des personnes vivant avec le VIH et 72% des décès dus au sida en 2007. Les causes de la vulnérabilité particulière des femmes au VIH/sida, qui est transmis par les rapports sexuels et le contact avec du sang contaminé, sont complexes et variées. Les agressions sexuelles et d’autres formes de violence contre les femmes constituent un facteur important.
Une jeune fille accomplit des travaux domestiques dans un campement rural en Mauritanie.
Photo ONU par J. P. Laffont
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Les
femmes et l'éducation
D’après une étude de l’OIT, les femmes sont nettement sous-représentées dans les programmes techniques des universités africaines, comme dans d’autres matières traditionnellement dominées par les hommes. La proportion de femmes inscrites dans les établissements supérieurs d’enseignement technique va de 40% en Gambie à seulement 2% en Zambie, d’après l’OIT. Au Ghana, bien que les femmes représentent 30 des étudiants de ces établissements, elles ne constituent que 1% du nombre total d’étudiants suivant des cours techniques.
Des travailleuses migrantes ramassent du coton au Soudan.
ILO/Photo ONU par J. Mohr
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Droits
fonciers : le combat des femmes
Les femmes ont besoin que leurs droits fondamentaux soient inscrits dans la constitution et que l’égalité des droits en matière de propriété soit explicitement reconnue par la loi. Les Africaines sont à l’origine de 70% de la production alimentaire. Elles représentent également près de la moitié de la main-d’oeuvre agricole et prennent en charge de 80 à 90% de la transformation, du stockage et du transport des aliments, ainsi que des travaux de sarclage et de désherbage.
Au Ghana, des femmes apprennent à fabriquer des poteries
en argile afin de pouvoir les utiliser dans leurs foyers.
Photo ONU par K. Muldoon
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L’Afrique conjugue la banque au féminin
Selon la SFI du groupe de la Banque mondiale, les femmes sont propriétaires d’environ 48% de toutes les entreprises africaines. Mais elles éprouvent des difficultés à obtenir un accès au crédit.
L’OIT et la Banque africaine de développement (BAD) ont créé conjointement un programme de garantie de 10 millions de dollars baptisé Outil d’évaluation des entreprises féminines à fort potentiel de croissance (GOWE) géré par la BAD et la SFI. Ce programme a pour but d’aider d’ici à 2011 environ 400 femmes entrepreneurs de toute l’Afrique à obtenir l’accs au crédit. Les candidates à l’emprunt doivent pour se qualifier gérer une entreprise qui existe depuis au moins deux ans et qui possède un bon potentiel de croissance. Les candidates retenues peuvent alors emprunter entre 20 000 et 400 000 dollars, mais doivent apporter elles-mêmes une contribution de 20 % aux coûts de cette expansion.
En Ethiopie, une villageoise file du coton devant sa hutte.
Photo ONU par Y. Levy
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