Travail
Les années de crise ont laissé en héritage un chômage très élevé, combiné à de faibles salaires et à des conflits sociaux. Près de la moitié des habitants d'Afrique subsaharienne vivent en dessous du seuil de pauvreté. Avec la poursuite des réformes économiques et le règlement des conflits locaux, un environnement favorable à la reprise de l'investissement intérieur et extérieur se met progressivement en place. >> Site de l'OIT
Le travail de ce jeune garçon
est de s'occuper des chameaux, en Mauritanie.
Photo ONU par J.P. Laffont
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Les routes de la prospérité en Afrique : Le continent cible son déficit d’infrastructures
L’Afrique ne possède pas le minimum d’infrastructures nécessaire pour répondre aux besoins de ses populations et réduire la pauvreté. Des centaines de millions d’Africains n’ont même pas les équipements les plus élémentaires, que ce soient des routes de campagne, des services de santé de base, des écoles ou des services bancaires et commerciaux. L’absence d’équipements de transport, de distribution d’énergie et de communication modernes et fiables constitue un défi majeur pour le développement économique de l’Afrique et entrave grandement la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) et d’autres objectifs économiques et sociaux essentiels.
Cette femme porte des briques séchées sur un site de construction
à Madagascar.
Photo ONU
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Répercussions de la crise financière mondiale
Quand plusieurs institutions financières américaines se sont effondrées en septembre 2008, provoquant une série de défaillances sur les grands marchés de la planète, les agents de change de la bourse ont jeté des regards anxieux sur les valeurs cotées sur leurs propres écrans. Mais les marchés de capitaux africains n’entretenant que des liens ténus avec les marchés financiers mondiaux, le continent n’a pas autant souffert de l’effondrement de ses actions que les économies du Nord.
Les sept années consécutives de croissance relativement élevée ont permis à un certain nombre de pays de se constituer des réserves monétaires et d’améliorer leur balance des paiements, ce qui permet d’amortir les difficultés à court terme. De plus, les réformes économiques destinées à améliorer la productivité et le rendement des exploitations agricoles, des usines et des marchés africains ont renforcé les économies.
Une route en construction en Ethiopie.
Photo ONU par E. Debebe
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L’émigration
africaine
Parfois, pendant de longs mois, de jeunes Africains, hommes et femmes, risquent tout, y compris leur vie, pour entreprendre un périlleux périple qui leur fait traverser des dizaines de frontières et les dangereux courants de la Méditerranée à la recherche d’une vie meilleure dans le Nord. Certains y laissent leur vie, d’autres sont renvoyés chez eux et d’autres encore, qui atteignent leur destination, comprennent que leur existence n’y sera pas forcément plus facile. Mais étant donné le manque d’emplois et les sombres perspectives auxquels ils sont confrontés dans leur pays, des millions de jeunes Africains préfèrent encore l’exode, souvent clandestin.

Un passager contrôlé par une agent de l'immigration
à l'aéroport international de Lusaka, en Zambie.
Photo ONU par M. Grant
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Les
effets du sida sur le travail
La grande majorité des millions d’individus infectés par le virus VIH/sida appartient à la catégorie de population en âge de travailler (15 à 49 ans), c’est-à-dire au groupe pivot des familles, des communautés, des entreprises et des économies. Ces hommes et femmes au rôle économique et social important ne sont pas en mesure de contribuer pleinement au développement. Les conséquences vont bien au-delà du simple calcul des pertes de main-d’oeuvre; il existe des répercussions profondes au niveau de la structure des familles, de la survie des communautés et des entreprises, ainsi que des problèmes en ce qui concerne le soutien de la capacité de production à long terme.
De jeunes garçons travaillent dans des mines de charbon en Afrique du Sud
Photo ONU #186295 by P. Magubane
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Le
travail des enfants
L'Afrique est le continent sur lequel le travail des enfants est le plus fréquent au monde. D'après l'OIT, 41% des enfants africains âgés de 5 à 14 ans participent à une activité économique, contre 21% en Asie et 17% en Amérique latine. Chez les filles, ce chiffre est aussi le plus élevé : 37% en Afrique contre 20% en Asie et 11% en Amérique latine.
Une fillette vend de la nourriture à Bangui, en République centrafricaine.
Photo ONU par E. Schneider
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Jeunesse
africaine cherche emplois
En 2003, les jeunes (de 15 à 24 ans) représentaient 63% des chômeurs en Afrique subsaharienne, alors qu’ils ne constituaient que 33% de la population active. Le taux de chômage déclaré est en moyenne de 10% en Afrique, mais les chiffres sont en réalité beaucoup plus élevés, certains pays ayant des taux de chômage de plus de 40%. Au Botswana, 43% des jeunes étaient officiellement au chômage en 1998, contre 13% des adultes. En Zambie, d’après les estimations de 2006, le taux de chômage est de 30% chez les adultes, contre 60% chez les jeunes. D’après l’OIT, si l’on réduisait de moitié le taux de chômage des jeunes dans le monde, l’économie mondiale pourrait s’accroître de 2 200 à 3 500 milliards de dollars.
A Shambiko, en Eritrée, une femme montre à des visiteurs le procédé de fabication de briques.
Photo ONU par J. Aramburu
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