Discours du Président de la 65e session de l’Assemblée générale -
Journée mondiale de l’alimentation

New York, le 4 novembre 2010

Excellences,
Distingués délégués,
Mesdames et Messieurs,

Je remercie le Directeur Général de l’Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), M. Jacques Diouf, pour son invitation à être avec vous pour la célébration, ici, à New York, de la Journée mondiale de l’alimentation. Mobiliser l’attention de la communauté internationale sur ce qu’il reste à faire pour lutter contre la faim est un acte important. Il s’agit même de l’un des principaux défis à relever pour garantir la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement. Je suis à la fois déterminé et honoré de pouvoir y contribuer.

925 millions : c’est le nombre de personnes qui souffrent de la faim aujourd’hui dans le monde, selon les estimations les plus récentes de la FAO. C’est moins que le milliard recensé en 2009. Mais cela reste inacceptable : la tendance à la baisse n’est pas consolidée et le risque de crise alimentaire est toujours là.

Nos dirigeants l’ont réaffirmé pendant le récent sommet sur les objectifs du Millénaire pour le développement : la promesse d’éradiquer l’extrême pauvreté et la faim faite en l’an 2000 sera tenue. Ceci est essentiel pour poser les bases d’un avenir durablement meilleur pour tous. Ceci est un devoir moral. Il faut être confiants, nous avons le savoir-faire et les moyens de réussir, nous pouvons le faire.

Des programmes de protection sociale doivent être mis en place pour répondre aux besoins des plus vulnérables. Mais pour réaliser le premier objectif du Millénaire et pour éliminer durablement la faim dans le monde, nous devons nous attaquer aux causes profondes du problème, causes qui sont d’ordre économique, social et structurel.

Il faut augmenter les investissements dans l’agriculture et le développement rural, de sorte à promouvoir la production agricole dans les pays en développement. Il faut permettre aux agriculteurs des pays en développement de gagner décemment leur vie. Les femmes doivent recevoir un soutien approprié, elles qui jouent au niveau mondial un rôle déterminant à tous les stades de la production de nourriture. Il faut aussi tenir compte des questions environnementales et de l’impact du changement climatique sur l’activité agricole. La mise en place dans les pays en développement de stratégies nationales pour la sécurité alimentaire est un élément essentiel pour lutter contre la faim.

L’ensemble des mesures à prendre a déjà été identifié dans la Déclaration adoptée à l’issue du Sommet de Rome en 2009 ; en plus, comme je viens de le mentionner le récent sommet sur les objectifs du Millénaire pour le développement a confirmé notre volonté d’agir.

Nous savons ce qu’il faut faire, nous voulons le faire. Reste maintenant à le faire, sans délai. Pour réussir, il faut que nous soyons « unis contre la faim », comme le souligne le thème que la FAO a choisi pour cette Journée mondiale de l’alimentation.

Il faut que les institutions publiques, les organisations de la société civile et le secteur privé établissent un authentique partenariat et travaillent ensemble, à tous les niveaux, pour vaincre la faim, l’extrême pauvreté et la malnutrition. Faire front commun contre ces fléaux est essentiel.

Excellences,
Mesdames et Messieurs,

Je souhaite que la célébration de cette Journée de l’alimentation 2010 contribue à renforcer les efforts pour être unis et vaincre ainsi durablement la faim.