Discours d'ouverture du Président de la 65e session de l’Assemblée générale, à l’occasion de l’inauguration d’ONU-Femmes

New York, le 24 février 2011

Monsieur le Secrétaire général,
Madame la Secrétaire générale adjointe,
Excellences,
Chers invités,

C’est pour moi un honneur de vous accueillir à l'Assemblée générale et d’inaugurer ONU-Femmes en votre compagnie, quelques jours seulement avant le centenaire de la Journée internationale de la femme.

Lorsque notre Organisation a été créée en 1945, les États Membres se sont dits fermement résolus à faire progresser la condition de la femme partout dans le monde. La Charte des Nations Unies a été le premier texte international à consacrer le principe de l’égalité entre les hommes et les femmes. Dans le préambule de la Charte, les États Membres réaffirment expressément « l’égalité de droits des hommes et des femmes ». Au fil des ans, l'ONU s'est attachée à favoriser l'autonomisation des femmes grâce à l'adoption et à la mise en œuvre de nombre de résolutions, conventions, stratégies et programmes.

En adoptant, en juillet 2010, la résolution qui porte création d'ONU-Femmes, l'Assemblée générale s’est montrée à la hauteur de cette promesse. C’est un grand moment dans l’histoire de notre Organisation. Et c’est un bel exemple de ce que le système des Nations Unies peut faire lorsqu'il unit ses forces pour démultiplier l’effet de son action. C’est aussi un exemple de ce que l’ONU peut faire pour se réformer et ainsi gagner en efficacité, exemple qui pourrait être suivi dans d’autres domaines.

En juillet dernier, dans cette salle, les gouvernements du monde entier ont exprimé leur soutien unanime à ce projet. Ce faisant, ils ont réaffirmé l’esprit de la Charte des Nations Unies. Ils ont décidé que le moment est venu de tout faire pour que les femmes obtiennent l’égalité de pouvoir et l’égalité de droits à tous points de vue. C’est pour l'avenir de l'humanité que le moment est venu de tout faire pour parvenir à l'égalité entre les hommes et les femmes.

ONU-Femmes est née d’un constat de plus en plus évident : les problèmes mondiaux les plus complexes ne peuvent être réglés sans la sagesse et la pleine participation des femmes. Les situations complexes, telles que les conflits, le réchauffement planétaire, les migrations, les pandémies et les crises financières, ne peuvent trouver d’issue que grâce à un véritable partenariat mondial où hommes et femmes peuvent faire entendre leur voix.

En s’unissant pour créer ONU-Femmes, les États Membres ont reconnu que l’ONU était idéalement placée pour jouer un rôle moteur dans l’amélioration de la condition de la femme. Ils ont manifesté leur volonté de faire avancer les questions liées à l’égalité des sexes et, à cette fin, de tirer parti du savoir-faire qu’apportera ONU-Femmes.

ONU-Femmes bénéficiera, dans ses travaux, d’un appui au plus haut niveau de l’Organisation. J’ai le plaisir d’accueillir maintenant le Secrétaire général de l’ONU, Son Excellence Monsieur Ban Ki-moon, l’homme sans qui ONU-Femmes ne serait pas.